‹ Souvenirs d'ItalieChapitre 38 sur 38 · A GRENOBLE · texte numérisé non relu

A GRENOBLE

-^Aprfe une longue absence, quel charme de re-

y<^t Ion pays ! Quelle douce émotion Ton éprouve en

■entrant sur la terre natale ! C'est assurément l'une des

plus pures jouissances qu'on puisse éprouver dans la

vie. L'ingénieux auteur du Voyage dans la Troade ,

le respectable M. Le Chevallier , me disait un jour ,

avec une eipressive simplicité : « J'ai souvent couru le

« monde; mais chaque fois que j'ai remis le pied sur le

« soi français^ le plus méchant repas, pris à la frontière,

« m'a tou jours paru préférable aux banquets somp-

« tueux qui m'avaient été offerts chez l'étranger. »

La terre est le domaine de l'homme. C'est un sentiment très naturel que celui qui nous porte à vouloir connaître, au moins en partie , ce globe que nous

/il6 LE CAHISR. DE CROQUIS*'

hibttoos. Eu Ydyageaiit , noua pomons satisfaire iiotf curitiKitâ irobie dans Son principe ; an outre , ii<ms fai» sons ainsi acte dé notre force et de notre indépendanee. Ausai voyons^nous qae le goAt des voyages est asse^ général , surtout dans la jeunesse. Mais la joie du dé* part a'ëgalâ p^s celle du retour, et même au sein des plaisirs nouveaui que nous présente une terré étran-* gère, nous sommes troublés , poursuivis par le k*egre€ de ces affections, de ces habitudes premières , qui nous lient au sol natal.

Nescio qoà natale solum dulcedine cunctos Dadt, et immemores non sinît esse sui.

Ono. Si>ht Tir.

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