‹ Souvenirs d'ItalieChapitre 128 sur 134 · TEMPLES · texte numérisé non relu

TEMPLES

Templum signifiait, dans les anciens temps, la voûte du ciel ou un endroit sacré en pleine campagne où les dieux étaient révérés et où les augures présageaient l'avenir. Plus tard on entendit par temple un édifice sacré, qui surpassait tout autre édifice par la dignité et par la sainteté de ses cérémonies.

(*) Extrait des anciens auteurs latins, surtout de Denis d'Halicarnasse, de Suétone, de Tite-Live, de Tacite, de César, ainsi que des antiquités de Juste Lipsc.

olG SOLVENinS D ITALIE.

Les temples étaient ordinairement érigés par les rois, par les consuls ou par les empereurs, en accomplissement d un vœu pour obtenir quelque victoire -. on les construisait dans des lieux, désignés par les augures qui les consacraient {inaugurât io), sans quoi ce n'était qu'un temple dédié, œdes sacra. Pour consacrer un endroit aux actes du culte, il suffisait que l'augure indiquât par des paroles les limites entre lesquelles lacté devait s'accomplir, locus c/fatus. Ces limites pouvaient aussi être désignées par des cordes, des planches ou de toute autre manière (*).

Lorsque le lieu était choisi pour la construction d'un temple, les Vestalesaccompagnées de jeunes garçons et de jeunes filles, ayant encore leurs pères et leurs mères, le lavaient avec de l'eau pure, les pontifes le purifiaient par un sacrifice solennel, et les magistrats posaient la première pierre qui devait entrer dans les fondements et y plaçaient quelques pièces d'un métal qui n'avait pas encore passé au creuset. Les affaires publiques pouvaient aussi bien s'y traiter que les actes du culte {**).

Les plus anciens temples renfermaient : l'area (le vestibule)^dans lequel étaient placés de grands vases remplis d'eau lustrale, (**'*) dont on s'aspergeait pour se purifier avant d'entrer dans le temple ; le iVao5 (grande nef), accessible à tout le monde, et l'a^lytum, (le sanctuaire),dans lequel il n'était pas permis au peuple d'entrer ni même de regarder. Quelques temples avaient encore au delà du sanctuaire, une sorte d'arrière-temple, où le secret et les ténèbres voilaient les mystères des dieux qui s'y rendaient visibles. C'était la cc//« :

(*) .ffanuettratiliquités romaines \r,\r M. XrcmiL [trofcsscur à Tuiiivcr.sitc (le I.ouvaiii.

(**) Ibidem.

(***) (rélail (le Teaii cninmiine, dans laquelle nu éleif;iiail un lismi ardenl tiré du foyer de.s sacriliccs. (.eux qui enlraicnl dans nu leuqtlc s'en lavaienl eiix-UH'Uie.s ou s"cii l'aisaifiil la\er par les préhe.s, croyaul avoir par là le co-ur piirilié pour paraître devaiii les dieux, {itnliiiiiilvs (le Home par le baron Du Monl de Florpy.)

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on y ti'uuvait les duns elles oiïrandes, ((/o/ia/v'rt). QucUiuefois les temples étaient entourés de portiques ou galeries couvertes, soutenus d'un ou deux rangs de colonnes et on y montait par des degrés

L'intérieur d'un temple était (depuis le règne de Tarquin 1 ancien) ordinaiicment décoré de la statue du dieu auquel il était consacré soit en or, soit en ivoire, en ébène ou en quelque autre matière précieuse et en outre de peintures^ de dorures, et quelquefois même de statues d'hommes illustres. Dans les premiers temps il était défendu de cracher dans le temple; on y montait quelquefois à genoux -. c'était aussi un lieu d'asile. Suétone dit que dans les mauvais temps les femmes se prosternaient à terre dans les temples, quelles en nettoyaient le pavé avec leurs cheveux, mais (jue si contre toute attente, les choses n'allaient pas mieux, le peuple parfois perdait patience et jetait des pierres contre les temples.

lîASILIQUES.

Les Basiliques étaient chez les anciens Romains des édifices spacieux, en forme de carré-long. L'intérieur était divisé en plusieurs nefs par des rangées de colonnes. Ordinairement, les colonnes de la nef du milieu étaient surmontées par d'autres colonnes de moindre dimension^ qui formaient un premier étage en tribunes, et la Basilique se terminait par une niche de forme demi-circulaire.

C'est dans les Ba.siliqucs que s'assemblaient les couis de justice et qu'on traitait les affaires publiques. Les Romains y traitaient aussi leurs affaires et on y vendait différents menus objets.

Les Basiliques commencèrent à être en usage vers le sixième siècle de la fondation do Rome Depuis elles furent changées en églises chrétiennes.

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