‹ Souvenirs d'ItalieChapitre 31 sur 134 · FRANCESCO · texte numérisé non relu

FRANCESCO

(*) Un pèlerin vint l'avertir qu'elle ne serait dclivrée que dans une élable cl que son enfant devait naiire sur la paille. Or, ce pèlerin èlail un ange. Wadiling ann. min. toi/io I.

(**) Cette cliapclle a ètè l'ètable du bœuf et de lànc,

Où est né François, le miroir du monde.

On y montre aussi une pierre en marbre sur laquelle un ange laissa l'empreinte de ses genoux, lorsqu'il tint le saint enfant sur les fonts baptismaux (*). Sous le maitre-autel. qui forme un beau sarcophage, r,epose le corps de saint Rufin, à qui l'église est dédiée. Les stalles offrent des peintures qui ne sont pas à dédaigner.

Hors de la porta Nuova , à la distance de trois cents pas, on aperçoit sur une petite éminence, au pied du mont Asi, aujourd'hui Siibasio, l'église dédiée à saint Damien. Des oliviers et d'autres arbres fruitiers qui l'entourent, en forment un lieu délicieux. Autrefois ce n était qu'une chétive chapelle, où saint François obtint la grâce de sa vocation. Un jour étant en prière dans cette chapelle devant une image représentant Notre Seigneur en croix, il prononça trois fois, avec une grande dévotion ces belles paroles : " Grand Dieu, plein de gloire, et vous mon Seigneur Jésus-Christ, je vous prie de méclairer, et de dissiper les ténèbres de mon esprit, de me donner une foi pure, une ferme espérance et une parfaite charité. Faites, ô mon Dieu, que je vous connaisse si bien qu'en toutes choses je n'agisse jamais que selon vos lumières, et conformément à votre sainte volonté ! i> Les yeux baignés de larmes il regardait avec amour le crucifix, lorsqu'une voix lui fit entendre ces mots : >: François, va, et réparc ma maison, qui tombe en ruines. " Le saint ne comprit pas d'abord ces paroles mystérieuses, et les prit dans un sens matériel. Il partit aussitôt pour aller vendre à Foligno plusieurs pièces d'étoffe, se défit mémo de son cheval, et en apporta; le produit au prêtre de saint Damien. Celui-ci l'ayant refusé, François déjà au-dessus des petites passions qui sont le partage des hommes, jeta l'argent par une fenêtre, qui existe encore aujourd'hui, au-dessus d'un confess'ionnal. Une inscription en latin et en italien contient le récit de cet acte de désintéressement.

En face du trésor des reliques, repose le corps d'un saint religieux de l'ordre de saint François, nommé frère Antoine de Stroconin, qui

(*) Wadding, aiui. min. toino I"'".

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