INTÉRIEUR DE LA SAINTE MAISON
a été possesseur, il fut jour et nuit agité, sans pou\ oir goûter un moment de repos et que depuis la restitution il a recouvre la santé (*). Cette pierre est attachée au mur avec une petite barre de l'er, comme un témoignage perpétuel de la vérité.
Dans l'autre cassette sont déposées diverses reliques précieuses et une troisième écuelle semblable aux précédentes, qui, par un heureux privilège, a échappé à la spoliation française de 1797. Elle est couverte de lames d'or sur lesquelles sont gravés les deux mystères de l'Annonciation et de la Nativité du Seigneur.
Le buste en argent de saint Joseph, pesant soixante sept livres romains, est un don précieux des nobles familles Ranuzzi et Hercolani de Bologne, offert le 17 septembre 1834 ; il fut exécuté par Cajétan Rabbini de cette même ville. Un autre buste en argent, travaillé avec goût par le chevalier romain Philippe Borgognoni et pesant quatre cent vingt cinq onces, représente sainte Anne, mère de la sainte Vierge. C'est un témoignage de la dévotion du comte Vezino Canale de Terni. On y voit en outre deux tableaux : la Nativité de la sainte Vierge, par Annibal Carrache, d'un grand fini : la Vierge au milieu des anges, par GuidoReni, composition pleine de grâce et de fraîcheur dans le coloris.
Une grille en argent sépare le sanctuaire de l'autel, qui, selon une pieuse tradition, est le même que celui où le Prince des apôtres célébra le saint sacrifice de la messe (**). Côme II, grand-duc de Toscane, l'a fait embellir d'agathes, de pierres d'azur et de jaspes de Sicile. Sur le gradin de l'autel on lit ces mots en grosses lettres d'or :