‹ Souvenirs d'ItalieChapitre 54 sur 134 · FRIEDRICH AUGL'ST ALBERT CED. 23 APRIL · texte numérisé non relu

FRIEDRICH AUGL'ST ALBERT CED. 23 APRIL

« Frédéric-Auguste-Albert né le 23 avril 1828. » Ce don fut offert au sanctuaire de Marie par monseigneur Patrantonio Christianopulo, chanoine de la Basilique de Lorctte et de Sa Majesté Antoine Clément près de la sainte Maison. Ce même prince y envoya des habits précieux et quatre cents écus Romains. II avait rétabli dans ce sanctuaire l'an 1821 une chapellanie fondée par ses pieux aïeux avec l'obligation de célébrer trois messes chaque semaine.

On y distingue aussi les dons suivants : quatre perles orientales d'une grande valeur, offertes par Clémentine Mancini de Rome , des perles précieuses montées en deux bracelets, par la marquise

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Porzia Patrizzi de Rome, données le 7 février 1837. Le magnifique diamant qui brille au milieu de l'habit est un don de la comtesse Pauline Massarucci de Terni.

Sur le premier pan du velours noir des riches habits de la Vierge, on admire une fleur composée de pierres précieuses ; au milieu il y a des brillants qui tombent en forme de gouttes ; cette fleur fut donnée le 28 mai 1821 par la princesse Lubomirski de Varsovie. Les cent soixante cinq pierres fines sont un riche don de la marquise Cunegonde Patrizzi de Rome; il fut envoyé à Lorette avec une médaille en or et plusieurs grenats orientaux, le 4 juin 1829 par le cardinal prince Jacques Giustiniani. Deux des quatre roses en diamant sont de Thérèse Vanelti Strada de Lorette ; la troisième de la comtesse Pallavicini Scotti et la quatrième de Thérèse Ulciati Crivelli de Milan. Les autres pierres précieuses sont un don de la comtesse Clara Magaroli de Parme.

Sur le second pan du velours noir on distingue une croix épiscopale ornée de sept grands saphirs et de cent trente six diamants ; une bague d'évéque formée d'un saphir et de trente six diamants, offertes par le cardinal Guido Calcagnini, jadis évéque d'Osimo ; une autre bague ornée d'un saphir plus grand et enrichie de douze diamants, don de monseigneur Etienne Hollini évéque de Lorette et de Récanati. Les deux boucles d'oreilles en diamant au milieu desquels brille une perle très précieuse sont de la comtesse Plater Moriconi de Wilna : elles furent ollertes le 28 mai 1821 . Une bague enrichie d'un rubis et de pierres précieuses fut donnée par la comtesse Anne Somaglia de Milan. Un cœur éblouissant de diamants ayant dans son milieu une turquoise est dû à la munificence de la duchesse Th(>rèse l^enedctti et de la marquise Andosilla de Rome-, il fut offert le 3 avril 1827.

Sur le troisième pan on remarque une croix où se voient .^^ix beaux améthystes , don de la ville de Mosca ; i>lusieurs brillants et rubis donnés par Ange Picchioni de Rome. Deux roses en diamants envoyées par Nicolas Palmucci di OfTida et .lo.^eph <li Harchi.

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Sur le quatrième pan brille un cœur en or suspendu à une chaîne du nit'me métal. Il est orné de smaragdes et d'améthystes, hommage de la dévotion d'un gentilhomme allemand. On y voit en outre un très beau camée représentant Mardochée entouré de plusieurs juifs et dEsther ; c'est un cadeau de la comtesse Firenzi de Milan, offert en son nom par monseigneur A'incenf Strambi évéque de Macérata et de Tolentino.

Le cinquième pan est orné d'un beau chrysolite octogone de Sibérie, don de Ferdinand Giorgini. et de plusieurs brillants d'un grand prix.

Les quatre anges en argent massif qui entourent la niche, viennent d'Agathe Santoncini de Terni.

Parmi les lampes nombreuses en argent qui brûlent devant' la Madone, on en distingue trois petites, données en 1831 . en partie par la fabrique de la sainte Maison et en partie par une personne pieu.se dAncùne. Une quatrième fut offerte par son éminence monseigneur Henri Orfei ; deux autres plus grandes par Anne Pelli et Antoine Serafini, de Lorette; quatre autres de la même dimension, pesant dix livres sept onces, dont deux proviennent dune personne inconnue, les deux autres d'Antoine Baccolini di Belvédère et de Louis Gigli de Rome. Cette dernière porte linscription suivante :

DEIPAR/E VIRGIM LAI RETAN.E ALOISIl S GICLI, OB IMPETRATAM EQL'ITI LAURENIIO MENCICCI, SOCERO AMAMISSIMO. SA.MTATEM.

«1 A la Vierge Mère de Dieu, honorée à Lorette, Louis Gigli pour reconnaître la santé rendue à son beau-père chéri, le chevalier Laurent Mencucci. )•

Il est impossible de donner le détail minutieux de toutes ces richesses : nous ne pouvons cependant nous empêcher do faire reinaïquei- parmi lessix dons en argent, qui décorent ]o santoramino. ceux qui méritent le plus d'attention. On en \oit un au-dessus de la porte du foyer qui fut conservé lors de linx asion française : il rc-

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présente la famille Sinzenfeld de Suède ; l'autre, un navire battu par les flots et la sainte Vierge de Lorette apparaissant au milieu des nuages pour secourir les matelots. Sur le troisième est ciselé le baptême du Sauveur par saint Jean Baptiste, offrande du grandmaitre de Malte, le prince Homspeck.

En face de la porte du sacro camino, sont suspendus des armes et des trophées au-dessus desquels on remarque un don magnifique en vermeil représentant la sainte Vierge, ayant sous les pieds une demi-lune ; il fut donné à loccasion d'une célèbre victoire remportée sur les Turcs au dix-septième siècle par le général Raimond Montecuculi.

Les deux tableaux, représentant la déposition du Sauveur dans le tombeau et la sainte famille fuyant en Egypte, sont des présents de Joseph Silvestrini.

Les deux clochettes, que Ion voit enclavées dans la voûte, sont celles (jue les anges apportèrent de Nazareth a^•ec cette modeste mais glorieuse Maison, honorée par le mystère du Verbe incarné.

A droite de la célèbre statue de la sainte Vierge, on conserve dans une cassette pratiquée dans le mur deux petites écucllcs, travaillées en forme de tasses, qui selon vme pieuse tradition ont servi à l'usage de la sainte famille. Autrefois elles étaient ornées dor, mais elles furent dépouillées par la main sacrilège des Français, le 16 février \ 797 . Elles sont en terre cuite d'une couleur blanchâtre, bordées de rouge. On n'en montre qu'une à la vénération des fidèles. C'est aussi dans cette armoire que se garde soigneusement la copie d'une lettn; authonliquo (*) de monseigneur Jean Suarez, évéque de Coïmbre. comte d'Algagnil, datée de Trente, le 8 avril 15G2. par laquelle il renvoie une pierre de cette sainte Maison (|u'il avait obtenue* par bref de l*aul III, (hrkiraiil f]U(! peiidiuit tout le temps (piil en

(*) Voir iiolc (). L'orif^iiialdc ic'lli; k'itro se coiisci vc à Hdtiit' dans les archives du Vatican.

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