‹ Souvenirs d'ItalieChapitre 90 sur 134 · CUJUS AMMV IN BENEDICTIONE SIT · texte numérisé non relu

CUJUS AMMV IN BENEDICTIONE SIT

Venise, qui se montre encore si gracieuse, si brillante, si riche dans ses palais et ses églises, a conservé un souvenir puissant et formidable dans son antique arsenal. Ce grandiose et magnifique établissement fut commencé en 1 304 par André Pisano et continué jusqu'à nos jours par plusieurs autres architectes. Il est entouré de fortes murailles et détours, et sa circonférence dépasse deux milles.

Pendant les premiers siècles de sa fondation, le nombre des ouvriers employés à l'arsenal s'élevait à seize mille, tandis qu'il n'est guère aujourd'hui que de douze cents.

A l'entrée on voit les deux lions colossaux en marbre, enlevés d'Athènes par Morosini. ouvrage grec, loué par les savants, mais dont ils ne peuvent indiquei- la juste époque. Quelques-uns ont pn'-tendu que c'était un monument de la bataille de Marathon et dans ce cas ils remonteraient jusqu'à quatre cent quatre-vingt-dix ans avant l'ère chrétienne. Les deux inscriptions en forme de scMpeiil autour de la crinière du lion posé sur ses pattes de derrière, paraissent runiques et selon Mustoxidi, elles auraient été mises par les Varanghi, mélange des peuples du Nord qui, vers le dixième siècle, formaient la garde des empereuis bysantins. Le second, r'est-àflire, relui qui est couché était [)Iac('' sur le chemin qui du Pin'c fonduisiiil à l;i ville (l'est ;iussi un iwiii iiu\ liipe ;i|>ii.u lenanl ii une

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