COUP D’OEIL RÉTROSPECTIF
Quand le présent est triste, quand l'avenir se décolore, on ne peut guère trouver de consolation que dans ce qui a fui, dans ce e qui n’est plus.
En mer surtout, le passage est rapide et prompt de la joie à la tristesse, de l'ivresse au désespoir. Ce qui chez vous, citadins, est noblesse, courage, grandeur d'âme, est ici chose simple, commune et de tous les jours. L'homme n’a pas changé, mais bien l'élément : voilà tout.
Qu'avez-vous à craindre dans vos demeures, sur vos couches moelleuses ou dans vos promenades sabiées? Un bruit importun de voitures roulant l’orguecil et la paresse, la visite d'un ennuyeux, une querelle de jeune fille jalouse et irritée, grondant peut-être afin de se raccommoder avec vous ; la secousse d'uh piéton maladroit qui vous coudoie en saluant du regard ou du sourire une vieille douairière se pavanant dans ses soieries, ou bien une entorse contre un pavé mal nivelé, ou les éclaboussures d’un coursier au galop…
Mais en mer, 6 mes amis ! les contrarietes se dessinent plus tranchées et s'accumulent plus actives et plus menaçantes. C’est une bourrasque qui vous fait sautiller comme l’eau qui bout, et bondir comme un ballon ; c’est un calme plat qui vous énerve, qui vous abrutit, pour ainsi dire, dans une inactivité assoupissante; c’est aussi une roche sous-marine qui entr'ouvre votre navire frétillant et vous réveille au milieu d’un rêve consolateur; c’est la tempête avec ses hurlements ; c'est la trombe avec ses ravages ; c’est le chaos avec ses ténèbres. A la bonne heure ! il y a là matière à réflexion, il y a là sujet raisonnable ‘de délassement, de craintes et de plaisirs.
Essayez de cette vie de marin dont j je vous parle, assayez-en pendant seulement quelques mois, au sein de certaines mers que je vous montrerai du doigt, et nous verrons qui de nous deux sera plus exeusable de chercher, comme on dit vulgairement, à tuer les heures, lesquelles, en dépit du "soleil, ne marchent pas toutes avec la même rapidité.
Le ciel aussi a ses caprices; ce n’est pas toujours Son azur qui le fait bleu ou ses nuages qui l'assombrissent, mais bien nos humeurs et nos passions.
Ê Voyons où me jetteront les pensées qui m ‘assiégent en ce moment : raison ou folie, il faut que j'écrive; le sillage est tranquille, mes pinceaux sont oisifs en
présence de cet immense et silencieux horizon qui
| ine cercle ; armons-nous de la plume et rétrogra-
dons. La route à faire me paraitra peut-être moins lourde en face de ce que j'ai parcouru. C'est en quelque sorte un élan favorable à la lulte qui va s'engager.
Un regard donc vers ce passé.
I y a certes grand profit, après une reliche, à se recueillir dans les i impressions que l’on a subies, à les analyser, à les comparer à celles qui les ont précédées, à en tirer les conséquences les plus rationnelles, et à se faire de tout cela une règle invariable pour l'avenir.
Là seulement est la vraie morale du voyage, là seulement en est la juste appréciation.
Un rapide coup d'œil sur les divers repos de celte longue et pénible campagne nous fera, je le pense, mieux apprécier ce qu'il y a de sensé dans cette facon de juger les faits accomplis. L’aridité n’est que dans l'inutile.
Gibraltar, sur l'extrémité la plus méridionale de l'Europe, m'aida à comprendre que toute lumière vivifiante vient du centre, et que, plus les rayons divergent, moins ils éclairent, moins ils réchauffent. Gibraltar, en face du Mont-aux-Singes, s’imprègne de
l'Afrique et reflète imparfaitement une terre de civili-
sation et de progrès. L'agiotage y trône sur toutes les places publiques; la misère, là honte, le libertinage et la paresse s'y promênent et S'y endorment tour à tour, pleins de mépris pour le jour qui vient de passer, insouciants pour celui qui se lève, et le grand pavillon britannique ne flotte que sur l’abrutissement.
Deux pas vers le nord, ce sont des cités commercantes ; deux pas au sud, ce sont des hultes, des voleurs, des pirates, des assassins. Je quittai Gibraltar avec un sentiment de tristesse, car j'anéantis là une de mes douces chimères, à savoir, que la force ne devrait exister qu'appuyée sur l’industrie et le bien-être du plus grand nombre.
Ténériffe m'offrit bientôt un spectacle plus effrayant encore. C'était toujours une Espagne, mais une Espagne sans avenir, puisqu'elle luttait sans éner gie contre les maux pr ésents quil'é écrasaient. Ténériffe mourra vaincue par un brick de guerre ou écrasée sous une colère de son volcan.
On s'échappe de Sainte-Croix comme on fuit le cadavre d'un reptile à moitié putréfié, et Sainte-Croix pourtant est une capitale.
Puis vient le Brésil avec ses richesses minéralogiques, toujours prêtes à écraser celles qui font seules la gloire des empires. Lei, c’est la vieille Europe en hos tilité permanente avec la jeune Amérique. La première, forte comme le torse qui n’approche pas encore de la vétusté; l’autre, levant la tête ainsi que l'enfant insoumis révolté contre son maitre.
Le Brésil est un contraste perpétuel et de tous les pas; car la cité, belle, florissante et populeuse, touche au sol sauvage où vivent des peuples qui ne veulent point d’une société marâtre. Au surplus, le Brésil n’a pu être jugé par nous que dans sa capitale, où croupit tant de misère et où se pavane un luxe si étourdissant. À Rio, je crois vous l'avoir fait comprendre, la fortune est la première et la plus sûre des recommandations, et l’on ne juge du mérite de tel ou tel que d’après la somptuosité si mal entendue de ses vôtemenis ou de ses équipages, et la grosseur ou l’éclat de ses rubis et de ses diamants.
Mais si la capitale de ce vaste empire offre à l'œil de l'observateur cettedoublemisère que je vous signale et que j'ai déjà touchée du doigt, vous comprenez ce que doivent être les autres capilaineries, les villes intérieures, où retentit incessamment un cri d'indépendance et de liberté que le despotisme ne veut entendre que lorsqu'il ébranle les voûtes de son palais et fait trembler son trône.
Le Brésil m'a épouvanté surtout par ses prêtres et ses moines, puissance d'autant plus redoutable qu'on lui permet, à elle, toutes sortes de prédications, et qu’elle parle à la foule ignorante et agenouillée, qui ne demande qu'à rester dans cette humble posture volontairement acceptée.
Il y a trop d'esclavage sur la terre découverte par Cabral pour qu'il puisse aisément s’y répandre un parfum de liberté, de gloire et d'indépendance.
Je dis donc adieu au Brésil sans trop savoir si je lui devais des pleurs ou de l'admiration.
Le cap de Ponne-Espérance leva bientôt sa tête devant nous. Oh! ici la puissance anglaise n'avait pas eu seulement à lutter contre des hordes d'anthropophages ; les Hollandais s'étaient d'abord montrés sur ce sol abrupt qu'ils avaient en quelque sorte façonné à leur industrie. La ville du Cap était avancée, et le commerce seul, à défaut des trésors que le Brésil et Golconde cachent dans les profondeurs de la terre et dans le lit des torrents, pouvait maintenir le léopard sur la Croupe du Lion et les batteries qui dominent la cité.
Qu'ont voulu les Anglais en s’implantant au cap de Bonne-Espérance? Asseoir les bases d'un comptoir productif, et pas autre chose. Les navires voyageurs leur payent tribut lorsqu'ils vont aux Indes Orientales ou qu'ils en reviennnent, Le génie spéculateur ne voit ouère au delà.
Je vous ai dit l'influence de la colonie européenne sur les peuplades sauvages qui l’entourent et la circonscrivent ; je vous ai montré la civilisation ambifeuse et corruptrice, en guerre ouverte avec les mœurs farouches qu'on ne tente pas même d'apprivoiser. Un autre, peut-être, vous dira bientôt les résul{ats fatals de cette apathie britannique pour toute conquête régénératrice, que les écrivains de chaque époque ont constamment reprochée au peuple le plus puissant du monde.
Table-Bay n’est plus qu'un entrepôt. Les Hollandais avaient jeté sur l'avenir de ce pays un regard moins
évoïste, et tenté du moins de s’agrandir par la morale, bien autrement puissante que les persécutions et la tyrannie.
Quand on voit côte à côte Bourbon et l'Ile de France, on se sent le rouge de la honte et de la colère monter au visage; le cœur bat plus violemment au souvenir du marché d'ami imposé à la France par le traité de 1814, et l’on se hâte de détourner la vue du triste pavillon qui flotte sur l'édifice qu’on nomme, je crois, là-bas, à Saint-Denis, {a Maison du Gouvernement.
En partant du cap de Bonne-Espérance, je me dis que le peuple anglais était un grand peuple.
Dès que je dis adieu à l'Ile de France, dont je vous ai parlé avec tant d'amour, je me dis encore : Le peuple anglais est un peuple usurpateur, qui ne veut occuper nulle part une place secondaire dans l'histoire des nations.
En saluant Endrack, Edels, Irck-Hatigs et la presqu'ile Péron, je erus visiter une tombe; la vie est impossible sur ces plateaux de grès, de sable et de coquillages brisés. La Grande-Bretagne n'aura aucune conquète à tenter sur ces parages, à moins pourtant que vous ne vouliez, vous ou vous, essayer de vous y établir.
Puis vinrent Timor et les terres fécondes qui l’entourent; Timor la sauvage et les îles ravissantes qui se courbent devant elle comme d'humbles sujettes. Ce qui fait la force de Timor, devenue colonie européenne, c’est la rivalité orgueilleuse des rajahs, qui se sont soumis d’abord pour implorer un appui, et qui n'ont pas eu plus tard la bonne volonté de s’affranchir du joug, tant la paresse est écrasante sous son climat de feu. Je dus m'éloigner de Timor comme on s'éloigne d’un volcan qui gronde, prêt à lancer ses laves et à ébranler la terre.
À quelques pas de Timor, je visitai une ile de deuil et de massacres. On aspire à Ombay une odeur desang qui épouvante. On voudrait avoir des ailes pour échapper au eric et à la flèche empoisonnée du farouche Ombayen.
Que vous dirai-je d’Amboine, jetée au milieu d’un nombre considérable d'îles indépendantes par le fait, quoique payant tribut à la Hollande et au Portugal, salisfaits aujourd'hui de la part de richesses que ces deux royaumes ontsu trouver dns les forêts immenses qui pèsent sur un sol toujours jeune et fort ?
Amboine ne sera pas toujours debout, et vous glissez devant son pavillon dominateur de la plage, ainsi qu’on le fait en quittant le lit d'un malade épuisé par la souffrance,
Quant à Rawack, Waigiou, Boni et la terre des Papous, l'Europe ne s’y montre qu'en passant; et elle a grand tort, je vous l'atteste, de regarder en pitié tant de fertiles coteaux, tant de superbes montagnes: c'esttoujours l’homme primitif, c’est le nègre dans sa hutte enfumée, la brute dans sa tanière; et si quelque lumière brille parfois an sein de ces peuplades, c’est l'instinct qui l’a fait éclater, car l'amour seul de Ja conservation opère des miracles. |
Je ne pousse pas plus loin maintenant ces réflexions arrachées à ma conscience par la rapidité même des courses effectuées. Cela a passé si vite, si brusquement, qu'on est plus tard disposé à croire que des années entières vous en séparent.
Les jours sont lents à qui ne change pas de place, à qui s’assoupit dans sa nonchalanee et son dégoût; les mois passent vite à qui les remplit avec avidité, à qui marche avec le temps, de peur Ne 2
échappe.
nt
Il me semble que ce n’est que d'hienque j'ai quitté la France ; mais, par une triste compensation, je crois sentir qu’il y a bien des années que je n'ai serré la main de mes amis de là-bas. Ah! c’est que le cœur ne se fait pas aux illusions; c’est que la tendresse, en sens inverse de l'optique, grandit dans l'éloignement.
Suis-je pardonné de celte brève revue rétrospective à laquelle une navigation monotone vient de me convier? Ai-je besoin de demander grâce pour ces quelques pages qui m'ont reposé de mes fatigues eL fait patiemment attendre la brise plus fraiche que j’entends déjà siffler dans les voiles et les cordages ?
EN MER
Pêche de la baleine.
Pour la cinquième ou sixième fois depuis notre départ, nous voyons glisser près de nous, infatigables et ardents, patients ou robustes, des pècheurs de baleines.
Voici la vie la plus active de l’homme, voici sa vie la plus périlleuse.
Ici tout est fatigue et travail; ici chaque heure de la journée peut être le dénoûment d’un drame terrible, car le navire a pour escorte permanente les colères du ciel et celles des flots ; car son existence, à lui, il la passe dans les mers les plus orageuses du globe; car les ennemis qu'il cherche, qu'il combat, qu'il dompte, sont les plus forts, les plus puissants, les plus redoutables des êtres vivants, alors qu’on les traque dans leur immense empire. Pour de semblables jeux il faut des poitrines et des bras de fer, il faut des hommes d’élite regardant la mort d’un œil serein, et prêts à tout oser pour le prompt succès de leur course, à laquelle ils attachent plus de prix qu'on n'en mettrait à la conquête d'une ville ou d'une province.
Voyez-les aujourd’hui, tristes, découragés, sans énergie, assoupis sur leur pont muet.….; Cest que l'ennemi est loin et se cache, c'est que leur journée sera sans combat et les nuages sans violence.
Le voici maintenant, cet ennemi redoutable ! ils se redressent au signal de l'homme hissé au haut du grand mât, lestes, impétueux, lançant à l'air leurs plus énergiques jurons, et se précipitant comme des loups affamés, ou plutôt comme des soldats aguerris dans une frèle embarcation qu’un seul mouvement de leur ennemi peut briser en mille éclats. Je vous le dis, parce que cela est : parfois on trouve de par le monde des existences tellement tourmentées, si violemment et si fréquemment tiraillées par le courroux des éléments et des hommes, qu'elles feraient douter de la raison humaine.
Je n'ai jamais passé à côté de Rouvière, ce colon généreux du cap de Bonne-Espérance, sans porter dévotement la main à mon chapeau. Eh bien, le pécheur de baleines a la même puissance sur moi : de loin comme de près, je le salue avee un respect qui üent de l'admiration. Je m'incline devant cette figure brûlée par le soleil ou creusée par les frimas, mais toujours grave et réfléchie.
Et pour tant de périls à braver, que gagne le matelot pêcheur ou le matelot harponneur ? Il peut sans doute, au retour de son voyage, apporter à sa famille rassurée des trésors suffisants pour embellir une Meillesse tranquille? Hélas! non : ce qui l'accompagne au retour, ce sont quelques piastres dans sa bourse de cuir, c’est une semaine de gala et d'orgie avec les amis du village, c'est un corps brisé, c'est la misère avec ses horreurs. Et puis il repart, il reprend la mer tourne à la récolte de ces piastres dépensées av insouciance. .… Et le vieux père voit s'ouvrir
la tombe sans recevoir le dernier adieu du fils englouti loin de lui sous les glaces polaires.
Si jamais digression fut permise à un navigateur, c’est celle, à coup sûr, quim'entraine en ce moment; on me la pardonnera, j'espère; je ne sors pas de l'élément que j'ai pris à lâche de faire connaitre; je ne quitte pas le champ de bataille sur lequel je me promène depuis bientôt près de deux ans. La course est si longue encore !
Quelques détails.
La force de la baleine est, pour ainsi dire, en proportion de sa taille monstrueuse, et ses passions peuvent, selon toutes les probabilités, être comprises et analysées. La rapidité de la baleine est telle, que les mers paraissent trop étroites aux caprices el aux exigences de ses évolutions, et que l'imagination la plus désordonnée recule en présence de l'exactitude des calculs obtenus à l’aide de documents et de faits irrècusables.
Cependant il en est de ces monstrueux cétacés comme de toutes les gigantesques créations de Dieu; ce n’est qu'après de sévères éludes, ce n'est qu'après bien des années et souvent bien des siècles de travaux et d'expériences, que l’on est parvenu à les connaitre, à les classer. L'histoire et la philosophie n’acceptent le merveilleux que lorsqu'il n’est pas l'absurde, et l'homme a maintenant une trop juste idée de la sagesse divine pour ne pas se révolter contre les phénomènes dont la peur, la sottise et l'ignorance ont si longtemps fait l'objet de leur culte irréfléchi. C'est bien assez des trésors de la création que tous les climats de la terre offrent à la méditation humaine, sans que nous ayons besoin de créer nous-mêmes des fantômes et des chimères qui, au lieu de l'élargir, donneraient un brevet d'impuissance à la volonté divine,
Nous savons aujourd’hui ce que nous devons penser de ces contes antiques des premiers explorateurs des mers glaciales, qui avaient nommé kraken un monstre auquel ils donnaient mille bras, d'une dimension gigantesque, appelant à lui des légions innombrables de poissons nécessaires à son existence, comblant de son volume les mers les plus profondes, et égalant en hauteur ces montagnes secondaires qui servent d'échelons aux cimes neigeuses les plus élevées du monde. Ë
Ces fameux cétacés ont disparu ; la baleine a repris la place qu’elle doit occuper dans les caprices de Dieu, et sa place est encore la première, car ni l'hippopotame, ni l'éléphant, ni les rhinocéros, les plus gros animaux qui pèsent sur la terre, ne peuvent lui être comparés. £
Néanmoins ne repoussons pas aujourd'hui toute idée contredite par des études récentes; il demeure incontestable que bien des espèces se sont abâtardies. Des animaux inconnus à tous les climats ont laissé
dans les entrailles de la terre, où on les a étudiées, des traces de leur existence à des époques éloignées, et nous ne voyons pas pourquoi la baleine n'aurait pas subi également cette loi de déprogression à laquelle ont été soumises tant de merveilles.
Les naturalistes le moins disposés à l’exagération ne repoussent point la pensée de l'existence de baleines d’une dimension de plus de cent mètres, et ils se basent sur des découvertes dont nous n’avons pas mission de constater l’authenticité. Quoi qu'il en soit, les baleines que nos intrépides pêcheurs vont chercher dans leur empire n’égalent pas ces gigantesques proportions, et la longueur avérée des plus colossales ne dépasse guère quarante-cinq ou cinquante mètres.
Je vous l’ai dit, et vous le savez, je suis courtois. En vous offrant le bras pour vous conduire à travers
toutes les régions jusqu’à la petite ile Campbell, la terre la plus rapprochée de l’antipode de Paris, je me suis presque engagé à vous faire connaitre quelquesunes des légions d'habitants de ces mers si vastes, si terribles dans leurs colères et surtout dans leurs calmes. C’est bien le moins aussi que je vous dise la vie et la mort du puissant monarque qui règne sur tant de sujets. Faisons taire notré orgueil plébéien, et parlons d’un roi. Le drame est là avec son sang et ses terreurs.
Une histoire épisodique des chasses de la baleine, avec ses dates précises et les divers instruments propres à cette guerre si dangereuse, serait un des livres les plus utiles aux explorateurs de toutes les mers polaires, et pour exciter le zèle de quelque écrivain patient et consciencieux, je me hâte d'ajouter que ce
fa K