LA PACIFICATION
«nj par ipii lonl envabii
sur la Babinc. — Mon du jeuus Caudal. — u collège. — Ordonnance du Boi.
Le désastre de Walerloo et l'abdicalion de Napoléon étaient connus depuis te 25 juin. Nous devions espérer qu'en conséquence de ces grands événements, la lutle devait cesser dans Je Morbihan , que la cause pour laquelle nous combattions les uns et les antres serait décidée ailleurs, et que verser encore le sang français était un crime inutile. Il n'en fut pas ainsi du cûté des bonapartistes; l'ennemi voulut encore tenter la fbrlime des armes ; il ne reculera pas devant
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I nae terrible responsabilité, el veut, à loul prix, sacrifier à ses inslincls, à ses haines ràvolulionnaires contre les limirbons.
Quoi qu'il en soil, le 5 juillet, près de trois semaines après la bataille de Waterloo, toutes les forces bonapartistes se rétinirent à Grand-Champ pour attaquer les royalistes. En voyant cette odieuse agression, cette soif dlune inutile vengeance, nous nous demandions quel nom il fallait donner à ces soldats ennemis. Ilsn'<^taient plus les défi;nsetirs de Napoléon,
I dont la cause, perdue sans retour, était abandonnée de lui-même , de Napoléon , tombé si bas . qu'il avait reçu le coup de grûce deLa Fayette... ce dernier coup réservé encore à un autre souverain qui tombera aussi dn trône... ce suprême coup de pied, auquel , selon les lois de l'éternelle justice, n' échappera pas non plus celui qui a eu le malheur d'être appelé le héros desdenK mondes.
Ils n'étaient pas non plus les soldais du roi de France, puisqu'ils continuaient d'attaquer le drapeau blanc , flollani déjà dans tout le royaume. Pour quel souvt;rdin , pour quel principe, voulaient-ils donc encore faire couler le sang français? A l'élernelle honte de ces faux libéraux, c'était, a-t-on dit depuis, pour un Cobourg, pour un Brunsvrick, pour un d'Orange! Us auraient pris le Grand Turc pour roi pourvu qu'il ne fiil pas un fils de saint Louis ou de Henri IV ! Le général Bigarréavait cependant, depuis plusieurs
I jours , reçu cette réponse péremptoire du général de
Sol
Les ordres du roi, votre maiire el le r me prescrivent la conduite que j'ai à tenir. Je v
lu
Bj
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» avertis seulement que vous répondrez devant lui de n tout le sang^ qui sera versé à dater de ce jour. »
Les royalistes, toujours nationaux avant tout, vont leur donner une bonne et dernière leçon. Pendant que Ton tient en échec deux des colonnes ennemies , les royalistes se portent sur Plescop pour culbuter la troisième. Ils sont pleins d^ardeur et désirent vivement réparer la défaite d'Auray. Les écoliers partag;ent cet enthousiasme g^énéral. Ils sont au premier rang;; aussi, c'est au pas de course, et la baïonnette baissée , qu'ils se précipitent sur Tennemi. Celui-ci a bientôt compris qu'il n'a d'autre ressource que la fuite ; il jette ses armes et disparait de tous côtés , en se cachant dans les blés et dans les bois. Disperser cette colonne fut l'afTaire d'un moment. On dirait qu'elle avait la conscience de sa mauvaise cause. Quelques fuyards purent arriver jusqu'à Vannes et y donner l'alarme. Ils furent poursuivis de près , et les écoliers ne furent pas les moins acharnés. Plusieurs d'entre eux arrivèrent jusque sous les murs du collège, et firent le coup de feu avec les soldats qui l'occupaient et le défendaient. Quel triomphe pour eux, s'ils avaient pu reprendre leur collège d'assaut! Cette idée nous souriait beaucoup.
Désormais , du moins , les bonapartistes n'oseront plus sortir des villes fortifiées, les royalistes sont maîtres de tout le département. Quelques rencontres sans importance eurent lieu cependant, et firent éprouver encore aux écoliers des pertes bien sensibles. Le frère jumeau du capitaine Nicolas, après avoir été blessé à Musillac, avait été près de sa mère, pour la
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WQsoler et se reposer lui-même de sa blessurej mais, ipeine rétabli, il revint à l'armée pour périr comme m frère.
A la suite de ce dernier échec des bonapartistes, des entrevues et des négociations entre ceux-ci et les royalistes avaient eu lieu à plusieurs reprises, sans imener de résultat. Le préfet du Morbihan chargea de nouvelles propositions un parlementaire, ayant toutes les qualités pour réussir dans son importante mission pacifique.
C'était M. Le Gai, premier vicaire général et supérieur du grand séminaire, vieillard environné de ta «Qfiance générale et de la vénération de tout le dergé. Ce choix eût élu parfait, si les propositions ^onl il était porteur eussent été admissibles. Le bruit toorut qu'elles étaient de telle nature, que le conseil Jes généraux les repoussa avec d'autant plus d'indi- Ignation, qu'il apprit en même temps que )e géné- |m] Rousseau, dans la vue de les appuyer, marchait ItOQtre les royalistes à la tête de 10,000 hommes. L'aj^ine est aussitôt donnée, la générale est battue; tous courent ans armes. M, Le Gai est oublié, il j «mble que tout le monde le repousse comme le comiplice des bonapartistes. Un si mauvais résultat fut pour le supérieur du séminaire la cause d'un amer ilésappoîntemenl. Au sortir de la conférence, frappé Je ces bruits de guerre, de ces préparati& de combat, le vieillard se trouva mal. Les écoliers, qui avaient •ppris son arrivée, s'empressèrent de l'environner de prévenances el de respects ; au moment de son départ, plusieurs voulurent lui &ire cortège jusqu'aux avant-
postes, et comme, suivant les règlements militaires, il devait avoir les yeux couverts pour les traverser , les collégiens crurent de leur devoir de se montrer un peu larges sur l'exécution rigoureuse des règlements. Ce fut un événement pour eux d'avoir, dans un moment critique, protégé, pour ainsi dire, cet ecclésiastique si haut placé dans leur vénération, comme dans l'opinion publique. Leur conduite, au surplus, fut, dans cette circonstance^ généralement approuvée. La ville de Musillac était destinée à être pour les collégiens un théâtre d'émotions et d'événements.
Vers la mi-juillet, on achevait de débarquer les munitions promises par le Roi à son armée du Morbihan. Ce dernier débarquement s'opéra tout près de Musillac, sur les côtes de Billiers où fut autrefois la célèbre abbaye de Notre-Dame-de-Prières , dont l'église s'élevait encore alors avec majesté sur ces rivages solitaires.
Parmi les armes débarquées , il y avait un certain nombre de légères et élégantes carabines. Les collégiens demandèrent à remplacer par ces nouvelles armes leurs fusils dé gros calibre; leur demande était juste et elle fut faite en termes convenables. Cependant on refusa d'y acquiescer , en donnant pour raison que ces carabines étaient destinées à armer une nouvelle compagnie qui s'organisait. Ce corps était de si récente création et devait se former de recrues si nouvellement arrivées , que ce refus parut aux collégiens un déni de justice et leur causa une bien vive contrariété. Quelques-uns des plus ardents
entendre des murmures el des plaintes, et mah^festèrent leur inéconlentement, ileureusement tout ida sorlit à peine du cercle de la compagnie, el se passa, pour ainsi dire, cnlrc nous. M. de Margadel {«louva, en celte circonstance, combien (^liiil (grande nn influence sur l'esprit et le cœur de ces Jeunes {eus, qu'il aimait à appeler ses enlîints. Quelques représentations de sa pari calmèrent pn .(ttte irritation el en firent disparaître les dernières
i. Une réaction ne tarda pas à s'opérer dans Tesprit des écoliers. N'clail-il pas plus honorable, plus dig'ne, plus glorieux pour eux de conserver jus- (o'à la fin ces fusils si lourds , avec lesquels ils
nt combattu depuis le commencement de la mm pagne ?
Heureusement la {>nerre était enHn terminée! Le 2 juillet, par suite d'une conveniion enire les généaux Bigarré et de Sol, l'armée royale fit son entrée Vannes. Les écoliers étaient en tète, et eurent les lionneurs de la journée. Au milieu de la curiosité [énérale el de l'intérêt universel dont ils étaient l'ob-
la physionomie des collégiens n'exprime nî la
ni l'assurance de la victoire el du triomphe. Il m fut ain.si de toute l'armée. Le Roi élaîl revenu, Hais la France n'étaii-elle pas hnmiliée et envahie' Ils n'éprouvent qu'un sentiment de véritable plaisir de bonheur peut-être , el on doit bien le pardonner i tes jeunes collégiens; ils vont donc rentrer ians leur collège, dans ce collège dont ils ont été presque chassés il y a trois mois, dans ce collège dont on a fait une caserne...
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,' Mais ces vainqueurs avaient une singulière tour-
* pure! Leurs vêtements étaient presque en lambeaux: T leurs visages noircis , leurs figures hâlées et fati^ées;
* tel qui était parti imberbe avait maintenant dei ■ moustaches dont il était fier; un autre avait grandi
démesurément; celui-là avait perdu complétemen: sou embonpoint. Les blessés avaient aussi voulu faire partie du cortège, les uns le bras en écliarp«, le; autres la tâte enveloppée.
En avant de la compagnie marchaient noire principal et nos profiesseurs , venus à aotre rencontre à plus de deux lieues de la ville. Les petits écoliers qui n'avaient pu se battre s'étaient glissés au milieu det autres et portaient en triomphe quelques-unes de leur; armes. Tout cela produisit un grand effet sur la population accotirue de toutes parts. On applaudissait sui letir passage, on pleurait en les voyant, en les recoU' naissant, en les nommant. Les mères, les soeun étaient impatientes de se précipiter dans les bras df leurs Qjs et de leurs frères. Toutes les femmes ec général éjaient attendries, et bien des hommes regardaient avec envie ces jeunes écoliers au dévoue ment si généreux , au cotu-age , à la fidélité s éprouvés ; les soldais même qu'ils avaient naguère combattus, leur témoignaient une vive et bien hono rable sympathie.
Le lendemain de cette rentrée solennelle au chef IJeu du département , les élèves , fidèles à leurs senti tncnts de piété, voulurent en donner une preuve ma nifeste. Quel bonheur pour eux s'ils avaient pu entrei ■niliuiirement et au bruit du tambqi)r dans leur belli
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^lise du colli^jje ! Mais, Iiélaa! l'édifice sacré iivaît eu lemême sort (]uc le lemple des Muses! elle avait été Irangformée en magasin d'artillerie. Ce fut donc dans fégliae paroissiale de Sainl-Palerne qu'ils se rendirent mes, pour entendre la messe d'actions de grâces pour ]eiir heureux retour. Pieuse manifestation qui K fut que le prélude d'une autre cérémonie religieuse
en autrement solennelle et importante.
Là où la politique ne peut plus rien , pour réprimer les passions qu'elle a soulevées, la religion est loute- puissante pour ramener les esprits, étouffer les iJscordes et préparer les coeurs à la réconciliation. C'est donc pour atteindre un but si désirable, et opéra pprocliemenl entre les deux armées, que l'on irépare, pour le 30 juillet, une pieuse et importante olennilé; au milieu de la belle proitienade de la C.iiine , à l'ombre de ces beaux arbres qui se prolongent s quais, s'élève un aulel, sur lequel l'évéque, «vironné de toutes les pompes catholiques, va célé- Ifer la messe et chanter le cantique de la réconcilia- Mn. C'est au son des cloches et de la musique mili- ^re, au bruit des tambours etdu canon, que se sont kunis en niasse tous les différents corps do l'armée. la poste d'honneur, sur les degrés même du sancnaire , sont les collégiens en armes et avec leur Irapeau : ils partagent cet heureux privilège avec les plus beaux grenadiers, avec les plus vieux soldats. Ceux-ci regardent avec élonnement, avec envie peutélre , car ils sont encore bien jeunes , ces enfants qui « sont battus avec un courage au-dessus de leur âge, H qu'ils savent être sans ambition, sans vanité. Mais
Bi
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f) CCS jeuoes écoliers sont bien fiers et bien heureux d^
se trouver les plus près de l'autel , au premier rang- , avec des vétérans couverts d'honorables blessures ^ avec de vieux g^renadiers qui avaient vu tous les champs de bataille! Pouvaient-ils, ces collégiens, aujourd'hui si glorifiés, terminer d'une manière plus digne et plus heureuse leur entreprise guerrière commencée aux risques de leur vie, de leur liberté et de leur avenir!
Ce fut au sortir de cette cérémonie que les troupes I bonapartistes arborèrent la cocarde blanche. Ce fut
I aussi cette cérémonie qui fut le terme de la vie mili-
'; taire des collégiens de Vannes, et de leur aventureuse
; expédition : Cédant arma tog as,
H Mais les joies et les triomphes de ce monde sont de
courte durée, et le lendemain d'un jour brillant et heureux est souvent un jour de tristesse et de larmes. Il en fut ainsi pour les collégiens de Vannes. Ils venaient d'abdiquer dans les joies d'avoir vu l'accomplissement de tous leurs désirs, cette carrière des armes, qui ne devait être qu'un simple événement de leur existence, pour recommencer sérieusement la vie ■^j réelle : les uns vont embrasser une profession , les
;î autres vont reprendre le cours de leurs études inter-
rompues. Mais ils doivent encore se réunir une dernière fois pour pleurer sur l'instabilité des choses \ humaines.
Un élève de seize ans au plus, le neveu du digne et respectable curé d'Auray, qui pleure encore aujourd'hui cet enfant enlevé à ses plus chères espérances , le jeune Candal avait fait toutQ la campagne ; il s'était
if
fait remarquer par son courage, sa douceur : son âme était belle, son cœur parfait; ses traits avaient une rare beauté, toute sa personne une grande dîstiDctîon ; à Musillac, on l'avait vu empressé de secourir les blessés abandonnés. C'est pour lui que sont ces beaux vers que Brizeux a consacrés au colley de Vannes :
La mort vient de frapper ce généreux enfant : il a succombé sous le poids des fatigues éprouvées pendant cotte guerre. Quels regrets pour ce cher condisciple qui leur est encore enlevé par la mort! On n'a pas mis une épée sur son cercueil ; ces jeunes gens éplorés qui l'accompagnent ne sont plus des soldais! une simple couronne de fleurs blanches rappelle les douces vertus du jenoe Caudal.
Il semble que rien ne peut échapper à cette nécessité qui eniraine toutes les cboses humaines vers leur dt^cadence et leur ruine.
Depuis deux cent cinquante ans, le collège de Vannes était un des plus florissants collèges de France; il vient de donner au gouvernement royal rétabli des [ireuves du bon esprit et du dévouement qui inspirent et animent ses élèves. Le gouvernement a applaudi à CBS efforts , a recompensé , préconisé ce dévouement ; et voilà que le moment qui devait être l'apogée de sa gloire est la première lieuie d'une prompte ruine et d'une felale décadence.
Dés l'année même de 1815, quelques jours après
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les événements que œs souvenirs ont retracés, les Pères de la Société de Jésus fondèrent à Sainle-Anno un collège qui, dès son début, complaît trois à quatre cents élèves. Dans le même temps encore, il s'éleva à Lorient un autre collège, quia si bien prospéré, qu'il s'appelle aujourd'hui le collége.d'Aumale.
La création de ces deux établissements porta un coup nioitel à la prospérité séculaire de celui de Vannes, et mit fin â la brillante existence d'une institution célèbre que l'on a pu, ajuste titre, appeler (e grand collège de Vannes.
Sous l'impression de la belle conduite des élèves de 1815, il avait été arrêté qu'il serait élevé un monument religieux en mémoire de ceux des élèves qui avaient succombé dans les combats ; que leurs noms y seraient inscrits; que le drapeau des collégiens serait suspendu aux voûtes de l'église; que leurs armes seraient conservées dans le collège pour servir aux élèves dans les grandes occasions, dans les grandes solennités; que le 27 juin, à perpétuité, serait un jour de fêle et de congé, et que lecture solennelle serait fiiite de l'ordonnance royale, en présence des autorités; que des bourses seraient réservées aux fils des collégiens de 1815,. . Tout cela a été bientôt oublié et effacé, aussi bien que les trois croix d'honneur du collège, burinées» cependant, sur l'entrée principale. Mais ce qui demeurera toujours pour la gloire du collège de Vannes, ce que le temps ne pourra ni altérer ni effacer, c'est qu'en 1815, les élèves de cette mémorable époque ont combattu avec générosité, avec désintéressement, avec courage, pour la monarchie, la charte
el les libertés religieuses el tialionales, pra Deoetrege! Pour ceux de ces élèves qui survivent encore, je croîs qu'il resle un devoir à remplir : c'fsl une pieuse reconnaissance qui le leur impose. Le capitaine Nicolas , mort en combaltant à noire lête, repose au cimetière tlo Bourg-Paul , dans une tombe qui n'est même plus surmontée d'une simple croix de bois. Désirant, il y a quelques années, visiter le lieu de la sépulture d'un ami, d'un condisciple dont la mort honore le collège, j'ai pu retrouver à peine les dernières traces de cette tombe, aujourd'hui' presque perdue et ignorée. L'érection d'un simple monument attesterait du moins que nous n'avons oublié ni notre digne capitaine, ni nos cliers camarades frappés comme lui dans les combats!
Je termine ces souvenirs en donnant ici le texte de l'ordonnance royale, qui sera, pour le collège de Vannes, son titre d'honneur et de gloire.
ORDONNANCE DU EOI.
Louis, par la grâce de Dieu, etc..
Pendant les temps malheureux qui ont suivi la funeste époque du 20 mars 1815, les élèves du collège de Vannes,' formés en compagnie, armés et équipés à leurs frais, ont fait partie de l'armée royale, dans le Morbihan, et ont combattu avec courage. SÎï d'entre eux sont morts gloriensement, un grand nombre a reçu d'honorables blessures, tous ont donné des preuves de fidélité et de leur attachement au gouver-
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DGinent légitime. Voulant manifester la satisfaction qnenons avons éprouvée de ce courageux dévouement et en assurer le souvenir;
Sur le rapport de notre ministre, secrétaire d'Ëtat au déparlement de l'intérieur, Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
Article premier. Des pensions annuelles sont accordées, sur le trésor royal, aux parents des six élèves qui ont péri dans les différents combats auxquels la compagnie a pris pari, savoir :
Une pension de 600 francs à la mère des frères jumeaux Nicolas (Jean-Marie et Yves), le premier capitaine , tué le 10 juin ; le second , caporal , tué le G juillet 1815. Cette pension sera réversible à son troisième fils.
Une pension de 400 francs aux frères et beauxfrères du sous-lieulenant Questel, tué le 21 juin.
Une pension de 400 francs au père de Le Thiec (Jacques), ser{jent, tué le 10 juin.
Une pension de 400 francs à la mère de Grégoire (Laurent), fusilier, tué le 21 juin.
Une pension de 400 francs à la mère de Rio (Colomban), caporal, tué le 21 juin.
Art. 2. Les sieurs Bainvel (Pierre;Marie), capitaine; Le Quollec (Jean-Louis), lieutenant; Rio (Franrois- Alexis), sous-licutenanl de la compagnie des élèves du collège de Vannes, sont nolnmés chevaliers de la Légion d'honneur.
Art. 3. Le collège communal de Vannes portera à l'avenir le nom de colléjiC royal communal.
Art. 4. Le conseil général du déparlement du Mor-
Jiîhan est autorisé à fonder dans le collège royal communal du Vannes six bourses auxquelles nous nomis, d'après la présenlaiion du préfet et sur le rapport de noire ministre secrétaire d'Élat de l'intérieur. Ces bourses seront accordées de préférence à des élèves qui ont tait partie de la compagnie, et, dans la suite, à des enfants issus des familles qui ont fourni des combattants pendant les Cent-Jours.
Donné à notre château des Tuileries, le 27" jour du mois de juin de l'an de grâce I8I6, et de nolro régne
Signé : Louis
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En vente & la mfine Librairie
e de la TetuUe ntOttairt, fitr 1. Or^'iouu-Joi.*. &* dl
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maiil I gritiiri' el K uirlM. !(' ('ifldun. ITii. . , 3 h-. AVa HotTB Cspiiale Bcune, |inf MniJeiijiij&vIle lUnaide FusunmPj
Ouvragi^ pri^ci'ili- d'uu Vn-riln Suinl-r^rL- et uurÏL'IildcOlkHniq
ïures. On InH-liejni ïolamr tii-|8. ri'H. ..,.,.,. ift\ Bbdt BugéDie.nii lu Vin rt le» l^llrps il'imi; Su ut Je fljjtifrtj
Iraduil île l'aiiglaiB par M. Aln*l (iAii.»
précM^ d'uHK Lellrn ili» Mgr lVïiV[iie th- i;
putit iii-tt" aiiglai», iinprimi^ eu tarai^lrr.' ■ Ka VJETge lorraine , Jcaime d'Arc , son li
luede riiiiroisiiie, Je la saiiiltli' et du n ■
la haroniie de CiiitiikNtus, ïvrc Apprnbiiijii
Veriluii. Va joli ïul, iii-18 jfsua, wii^ il'" &c Camp de Oonlio et l'Arnje d« BriiAgui^, i<i]
A m n An) B( d puM^'U
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Xa Tle de Madame £li)abetb, tœur ■!(. L^ li.
BEAWiKSHE.Ouvrngi^eurli'liide deux ynHin dp /ac^inille d'aiilupiiiiliea cl de pTiinB, et pt^tlMA d'ut: Lettre de Mgr DipusuiBp, éTi>qiic d'Orlfaus, Dem lu -1». Pris.
Stanford Universîty Libraries Stanford, Califomia
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