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plus tard ce jeune homme, qui se conduisit fort bien, entra comme tambour dans la légion du Morbihan.
Au milieu de cette prospérité des royalistes, l'ennemi ne s'endormait pas. Presque tous les jours, on échangeait des coups de fusil. Cette tactique de sa part continua jusqu'à ce que le général en chef Bigarré, commandant la 13* division militaire, eût opéré la réunion de toutes ses forces. Pendant que ce^te attaque se préparait, il arrivait de tristes nouvelles de la Vendée.
L'arrêté de FalJeron, du 31 mai, terminait la guerre sur la rive gauche de la Loire, et suivant toutes probabilités , le général Travot viendrait en aide au général Bigarré pour écraser le Morbihan. Ce qui mit le cpmble à nos inquiétudes, ce fut la nouvelle de la mort de Louis de la Rochejacquelein, tué le 3 juin au combat des Mathes. Pour nous, collégiens, ce nom résumait tout le royalisme, toute la Vendée. 11 n'y en avait pas un seul parmi nous , quelque jeune qu'il fût, qui ne répétât souvent avec admiration, avec enthousiasme , ces belles paroles du premier la Rochejac-' quelein , cette héroïque harangue d'un généralissime de vingt et un ans, commandant à cent mille Vendéens : u Si j'avance, suivez<moi; si je recule, tuez- » moi; si je meurs, vengez-moi. » Y a-t-il quelque chose de plus beau dans l'antiquité? De nos jours encore, des paroles ont été entendues, qui doivent, «comme celles de Henri de la Rochejacquelein, rester à jamais mémorables : c'est Gambronne, disant à Waterloo : u La garde meurt, mais ne se rend pas. » Heureuse Bretagne ! d'avoir donné le jour à de si nobles
D'UN ÉCOMErt EN 1815 129
fils et de leur avoirinspiré de si g-^'tii^rcux.scntîments ! Devant de si graves évL'nements , le courage des Morbihannais ne faiblira pas. Comme la vertu, l'énergie de ces populations si dévouées semble se retremper dans le malheur! Sans cesse, de nouveaux corps viennent rejoindre l'armi^e royale, et les volontaires ijui sollicitent des armes comme une faveur sont si nombreux, que toutes les ressourcesdu débarquement de Folleu sont déjù épuisées.
Dans les prévisions de prochaines et inévitables collisions, il fut décidé qu'un nouveau débarquement d'armes et de munitions aurait lieu dans la baie de Camac.
Dans les mêmes prévisions, sans doute, le général Bigarré avait opéré, à Ploërmel, la réunion d'une nombreuse armée, qui se composait des bataillons d'arlîUeric de marine venant de firest et de Lorient , des garnisons de Renues, de Vannes, de Poniivy, de Saiiit-Alulo, de toutes les troupes disponibles dans la 13° division militaire, et de plusieurs détachements tirés de Nantes.
Dans ces entrefaites, l'armée royale arriva à Auray et occupa cette ville, bien décidée, comme à Musillac, a remporter une nouvelle victoire, pour proléger un nouveau débarquement de munitions.
De son côté, le général Bigarré veut attaquer la ville d'Auray avec toutes ses forces divisées en quatre corps. Le principal, qu'il commande lui-même, fort de quatre mille hommes, se portera sur Auray, par Grand-Champ; le second, par Pluvigner; le troisième, parLaudevaut, ef le quatrième par Vannes.
Auray est une ville importante par sa position , et intéressante par ses souvenirs historiques. A la porte de cette ville, on voit l'ancien couvent de la Chartreuse, et son égalise de Saint-Michel, monument de triomphe et de victoire. C'est là que se décida, le 29 septembre 1364, la grande question, soutenue d'un côté par la France , et de l'autre par l'Angleterre, de la souveraineté entre les maisons de Penthièvre et de Montfort. Là périt Charles de Blois; là Duguesclin fut fait prisonnier par Chandos; mais, en revanche, cette petite colline s'appelle encore le cimetière des Angolais. Cette contrée remplie de calme , riche d'agréables paysages et de vues riantes , serait-elle donc condamnée à n'être célèbre que par des souvenirs de guerres civiles? Presque à nos pieds, au milieu de ces vertes prairies, qu'on appelle le Champ des Martyrs, s'élève encore un autre monument sacré, mais celui-là est un monument de regrets et de deuil.
A Quiberon, les émigrés avaient mis bas les armes, sous la foi et les garanties d'une capitulation; au mépris de la foi jurée, en violation de toute justice et de tout droit des gens , les républicains vainqueurs les fusillèrent en masse. C'est dans ces silencieuses vallées que se sont accomplis de si tragiques événements. Cette église solitaire, qui a la forme d'un vaste tombeau, doit en perpétuer le souvenir.
Le combat qui va se livrer demain aura pour théâtre ces mêmes champs, témoins de si grandes luttes et de si tristes hécatombes. Le sang français, versé par la main des Français, coulera donc encore dans ces
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lieux néiàsles, sur ce sol qui serait maudit si la croix n'y doiuiuait de tous côtés en signe de pardon, de miséricorde «I d'expiation !
Dans l'après-midi du 20 juin, les collégiens fiirent désignés pour défendre le pont de Saint-Gouslan , qui devait être le point de la principale attaque, puisque l'enneini venait d'occuper Sainte-Ânne. Mais dans la nuit, te général Bigarré, par une contre- marche, se porta sur le pont de Brech, dont il s'empara. Celte manœuvre liardie lui permit de porter toutes ses forces sur l'extrême gauche des royalistes , et décida du sort de la journée.
A la piemière nouvelle de ce changement de front , les écoliers se replièrent sur Auray et bivouaquèrent toute la nuit sur la grande place. L'hôtel de ville, qui servait de quartier général, était sur cette place; les Écoliers en occupèrent les portes. Pour se distraire des ennuis d'un bivouac, au moment d'une bataille qui commençait (il était quatre heures du malin), plusieurs se réunirent dan's une salle qui avait servi de théâtre, pour déclamer des vers de Racine et de Corneille, au bruit de la fusillade qui se rapprochait de plus en plus. Quelajeunesse a d'heureux privilèges!
Depuis bientôt deux heures la bataille était commencée ; l'ordre arriva enfin à la légion Margadol de se porter en avant.
Malgré des efforts désespérés, Cadoudal , Gambert , Sécillon, de Francheville, Galles et Le Tbiey, qui malheureusement n'avaient pu se présenter en bataille qu'isolément et successivement, avaient été obligés de céder à un ennemi plus nombreux , marchant en co-
lonnes serrées. Le feu dés royalistes avait cependant été terrible dans ces attaques successives. La lég^ion Margadel, à la tète de laquelle marchent toujours les écoliers , s'avance pour couvrir la position de la Chartreuse, défendue par une demi-batterie; les écoliers sont placés en avant sur une petite colline dominant le Champ des Martyrs.
Déjà les tirailleurs ennemis débordent cette position de tous les côtés, et la colonne serrée continue d'avancer; les collégiens sont en face : alors commence une fusillade acharnée entre ceux-ci et les fédérés de Rennes, tous élèves des Écoles de droit et de médecine de cette ville. Cette lutte, si elle se fût prolong^ée , eût été affreuse ; heureusement la retraite fut ordonnée, et les coUé^j^iens obligés de suivre le mouvement. Dans cette triste mêlée, furent tués le sous-lieutenant Questel , le caporal Golomban Rio et Grégoire (Laurent). Les fédérés furent encore plus maltraités , le général Bigarré reçut une blessure presque mortelle.
Les écoliers , pour retarder, autant que possible , la marche de l'ennemi, s'embusquèrent dans les jardins de la Chartreuse ; chose singulière ! ce fut à l'abri de ces petits pavillops, habités autrefois, dans le silence et la solitude, par de pieux cénobites, qu'ils purent un instant prolonger leur résistance. Les pieuses ombres des anciens habitants de ces lieux, où régnaient jadis le calme et la paix , durent s'indigner de voir troubler leur repos par ces bruits de guerre et de carnage !
A l'entrée d'Auray, le comte de Francheville , avec moins de deux cents hommes , peut retarder une demiheure la marche victorieuse de l'ennemi , qui pénètre
enfin dans la ville. MM. de Moëslieu, de Lanjjle, Ducoëdic , Dagorn , à la tôle de quelques braves qu'ils oDt réunis, par un suprême effort veuleni encore, dans les rues, résister à l'ennemi ; ils périssent tous... De Moëslieu seul survit rairaculeusement à sept bles-
C'en est fait, la victoire s'est prononcée contre les royalistes, dont toutes les légions sont rompues; farces de se replier dans différentes directions, ils laïssenl l'ennemi prendre possession de la ville d'Auray.
Vers midi, les écoliers passèrent le pont de Saint- Goustau, avec ordre d'en disputer le passage à l'ennemi. Ce pont était destiné à êlre un théâtre de combat pourles écoliers : la veille, ils devaient y combattre pour empêcher l'ennemi de pénétrer dans la ville; aujourd'hui, c'est pour l'empêcher d'en sortir.
Les collégiens s'emparent donc des maisons du faubourg qui commandent le pont, et s'y défendent avec acharnement jusqu'à cinq heures du soir, non sans voir s'augmenter le nombre de leurs camarades blessés, entre autres, Jicquello, qui fut blessé à la (ête, et le brave Mahé, de Vannes, qui reçut à la
isse une très-dangereuse blessure.
Dans cette circoasiance critique, un jeune caporal de la compagnie des écoliers, Guillout (Joachim), aujourd'hui curé de Kergrist, donna une preuve bien remarquable de courage et de présence d'esprit.
Ce brave écolier rallia un assez grand nombre do marins à la télé desquels il fit, pendant plusieurs heures, une si opiniâtre résistance, qu'il empêcha
Tennemi de faire sa jonction avec la colonne sortie c .! Vannes.
Il £sillut enfin se décider à quitter ce poste dang: reux, car une fusillade, se rapprochant de plus en pli sur nos derrières, annonçait la prochaine arrivée d la colonne sortie de Vannes ; un fort détachement d'^ coliers fut envoyé en tirailleurs contre ces troupes pour couvrir notre retraite sur Sain te- Anne et Plu merg^at. Il y eut encore des écoliers blessés dans cett dernière rencontre , mais ils avaient fait leur devoir et s'ils avaient été les derniers à se présenter ai combat, ils furent aussi les derniers de tous à le sou tenir avec un grand courage.
Nous arrivâmes à Plumergat harassés dé fatigue
et remplis d'inquiétude sur le sort d'un grand nombre
de nos camarades que nous savions blessés ; et poui
que rien ne manquât à nos pertes , deux de nos cama<
rades furent faits prisonniers : l'un était le caporal
\ :' Dagorn , brave et énergique jeune homme ; l'autre ,
' Le Lohé, à peine remis de la blessure qu'il avait reçue
r à Redon. Us furent pris en voulant traverser un petit
bras de mer. Avant de se rendre, ils jetèrent à l'eau
toutes leurs armes, disant ironiquement aux soldats
^ qui les arrêtaient , qu'on ne pourrait pas les accuser
d'avoir été pris les armes à la main. Après l'affaire Sainte-Anne, les royalistes avaient renvoyé tous les « prisonniers, sans exception. Les bonapartistes ne fu-
rent pas si généreux, nos condisciples restèrent en prison jusqu*à la pacification.
) Plus de vingt-cinq ans après ces événements, Téco-
lier qui avait été le capitaine de ses camarades , et,
eomine beaucoup d'entre eux , devenu prêtre , se ren- OOatTBÏt 6 Versailles avec M. de V..., homme distingué par ses qualités personnelles et ses talents d'artiste comme peintre et statuaire. M.deV... est auteur d'une belle statue de saint Fiacre, et d'un grand et magnifique bas-relief, représentant le Baptême de Clovis, placé dans l'église de Notre-Dame de Versailles.
« Vousaimezdoncbien votre pays? "dit à l'eccli^siaslique M. de V... «Moi aussi j'aime la Bretagne, quoique j'aie pensé y laisser mes os, non pasdans mon lil, mais au combat d'Auray, où je fus blessé daugereuseinent en 1815. <•
A. ce mot de combat d'Auray, le prêtre, inquiet, demande , par mesure de précaution , sous quel drapeau servait son interlocuteur k celte époque, h Ciblait sous le drapeau impérial , répondit'il ; j'avais dix-sept ans, j'étais au collège de Bennes^ fils d'un officier supérieur de la garde, mon père m'avait appris à adorer l'Empereur... J'entrai donc dans les rangs des fédérés, pour aller combattre le collège de Vannes, qui s'étiiil insurgé pour les Bourbons.
i> A l'attaque d'Auray, les fédérés de Rennes obtinrent du général Bigarré de marcher en tête, pour se mesurer avec les collégiens de Vannes qui se trouvaient aussi en avant du cAté des royalistes. J'aperçois à quelques pas des siens le capitaine des écoliers ; je le vois encore (il ne savait pas si bien dire), vêtu d'un habit noir, nu fusil à la main, un ruban blanc au bras gauche. Poussé par mon enlhousiasme, je devance les miens, et, presque à bout portant, je tire sur l'offlder des collégieus. Il me riposte en même temps, et
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je tombe frappé d'une balle qui me traverse le corps. Quant à lui, j'ig^noré s'il , a été tué, ou seulement blessé, n
Le prêtre écoutait avec une g^rande émotion le récit d'un fait qui n'était jamais sorti de sa mémoire : mais son émotion était de joie et de bonheur, il avait toujours cru avoir tué son antag^oniste , et, depuis qu'il était prêtre, il n'avait jamais manqué, le 21 juin, de dire la messe pour le repos de l'âme de cette victime inconnue. — La balle qui devait le frapper n'avait emporté qu'une basque de son habit en efSeurant seulement la jambe gauche.
Plein de joie de savoir enfin que tous ses De pro' fundis ont été sans objet , et connaissant les généreux sentiments de M. de Y..., il n'hésite pas à lui avouer la part qu'il a prise dans cette fatale rencoptre. Les deux ennemis^ facilement réconciliés, sans rancune, mais non sans être émus jusqu'aux larmes , ainsi que les témoins, de cette singfulière explication, s'embrassent de tout leur cœur. Puissent tous les Français que les entraînements politiques ont divisés et rendus ennemi^ se réunir ainsi et s'aimer comme les enfants d'une même patrie !
Les conséquences de la bataille d'Auray ne furent pas aussi désastreuses pour les royalistes qu'on aurait pu le craindre d'abord. Les ennemis avaient éprouvé une perte triple au moins, en morts et en blessés : et comme leurs munitions se trouvèrent épuisées , le général Rousseau, qui remplaça le général Bigarré, ne put se mettre à leur poursuite que deux jours après. Les royalistes en profitèrent pour se reconnaître.
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BGbS) Ajt dans ces circonslaaces que l'on apprit la victoire de Ligny. Cette victoire, annoncée par les joiirnaax comme décisive, devait amener de terribles conséquences et causer la ruine des espérances royalistes. Le Morbihan ne s'émeut de ces bruits que pour puiser dans son dévouement une nouvelle force cl an nouveau courage. Napoléon a triomphé! Le pays entier va se lever pourcombaltre le colosse victorieux, el dans quelques jours l'armée royale comptera près de vingt mille hommes. Singulière destinée du Morbihan de se trouver debout contre Napoléon au commencement et à la iindc sa carrière! Le premier Consul, en saisissant le pouvoir, ne trouva d'opposition à sa naissante puissance que dans le Morbihan , qui lui opposa une armée de vingt-cinq mille hommes... Bonaparte traite avec Georges, qui se soumet pour ne I3S consommer la ruine du pays. L'Empire a passé vec toutes ses grandeurs et ses gloires, Napoléon veut ressaisir ce pouvoir qu'il a abdiqué, le Morbihan lui résiste de nouveau.
Quant aux écoliers, ils combattront jusqu'à la Bn, quoi qu'il arrive, et lorsque le triomphe de Napoléon ura rendu la lutte impossible, ils s'exileront volonlirement : les uns iront en Russie, chercher la foriinc, comme professeurs; les autres, qui ne veulent pas renoncer à la vocation ecclésiastique, iront à ne, d'où ils repartiront, comme missionnaires, pour aller porter l'Évangile chez les peuples les plus barbares. Ce parti une fois arrêté, les collégiens repreuiient leurs armes avec un nouvel enlhoi conrajïe retrempé dans l'adversité. Heurei
ne seront pas réduits à des extrémités pareilles, car les fils de saint Louis remonteront sur leur trône, pour cicatriser les plaies de la France et lui rendre la paix et ses libertés.
On commençait à peine à respirer, que le général Rousseau commença la poursuite. Ce fut le 24 juin au matin que l'ennemi, bien supérieur en Forces, se montra à une demi-lieue de Saint-Jean-de-Brèvelay, où les royalistes avaient passé la nuit. A la vue de l'ennemi, il fallut se remettre en route , et les écoliers se trouvèrent souvent d'arrière -garde pendant les marches forcées de cette retraite ; à chaque instant du jour et
' de la nuit, il fallait faire le coup de feu. Le 25 juin, on ne dut d'éviter un combat général qu'au courage du commandant de La Yoltais, qui fit rompre le pont de la Ville-Jacob sous le feu même de l'ennemi.
Pendant ces marches continuelles qui durèrent jusqu'à la fin du mois, on trouvait à peine le moment de prendre un peu de sommeil. Pendant ces huit jours, il fut impossible de quitter ses vêtements , et on avait beaucoup de difficultés à se procurer des vivres, surtout quand on était à l'arrière-garde. Le courage des écoliers ne faillit pas dans ces heures de détresse. Nous reçûmes alors des preuves de là sympathie et de l'intérêt que nous inspirions au clergé. Dans tous les bourgs, dans tous les villages, les bons pasteurs avaient toujours soin de réserver des vivres pour les collégiens ; il serait impossible de perdre le souvenir de tant de bonté et de tant de sollicitude de la part des vénérables prêtres du Morbihan. Les écoliers n'oublièrent pas non plus que des blessés et les plus
D'UN ECOLIER EN 181S fatigués d'enlre eux trouvèrent un préciei château de Laubilly , et que grâce à la gà\ pitalité de MM, de Saint-Georges à leur château Pluvîgner, loule la compagnie put se remettre de ses fatigues et se consoler des privations qu'elle venait d'endurer.
ïleureusemenl, le 27 juin, Gamberl rejoignit l'armée avec nn bataillon de six cents hommes , soMats, qui se chargèrent de proléger la retraite, Ui habile contre-marche, favorisée par la forêt d'Elven , mit enfin l'armée à l'abri de cetle poursuite incessante.
Quelques jours après, l'armée royale se trouva pli forte que jamais. Loin maintenant de redoutei attaque, elle se porta vers la côte; et pour occupei de nouveau la ville d'Auray, on traversa le champ d( halaîlledu 21 , encore lout remué, tout bouleversé tout couvert de débris.