‹ Souvenirs d'un écolier en 1815: ou Vingt ans aprèsChapitre 5 sur 17 · TIRÉES DE LA CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

TIRÉES DE LA CORRESPONDANCE

DE M. L*ABB£ BAINVEL.

a Monsieur le Curé,

» Au retour d'un voyage dans le Morbihan , entrepris pour visiter cette partie de la firetag^ne que je connaissais beaucoup moins que mon Finistère et les Côtes-du-Nord,j'ai lu par hasard, dans quelques vieux numéros sans suite d'un journal de province , des frag[ments de vos charmants Souvenirs ctun Ecolier, En même temps, l'ouvrag;e si intéressant de M. Rio me tombait entre les mains, et je ne saurais vous exprimer avec quelle émotion j^ai fait cette double lecture, dont l'une, malheureusement, ne m'ofi&ait que quelques lambeaux détachés. Comme Breton, comme écrivain catholique, quoique bien obscur, j'ai pensé que je pouvais m'adresser directement à vous pour savoir s'il y aurait quelque moyen de se procurer en entier un récit dont les courts extraits que j'en . ai lus m'ont donné de si douces jouissances. Mes libraires, MM. Sagnier et Bray, de Paris, sont chargées de vous faire parvenir quelques-uns de mes ouvrages. Veuillez en agréer l'hommage respectueux , et j'oserais dire affec-

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Iiieux en même temps, car il est impossible de ne pas aimer de tout son cœur l'homme qui a été pour quelque chose dans une aclion dool le souvenir glorieux est bien ceitainemenl une des pages les plus noMes et les plus pures de noire chère Bretagne.

Ji Veuillez agréer, Monsieur le Curé, etc.

11 Signé : Hippolyle Violeak. n

Morlaix, 1"

<i MoNsiEvn LE Curé,

1' Je ne devrais pas accepter le sacrifice que vous voulez bien me faire dn dernier exemplaire des Souvenirs d'un Ecolier. Mais nu tel présent venant do vous est si précieux pour moi , que je u'ai pas te courage de refuser ce qui uie donne tant de bonheur. Je reçois donc avec une reconnaissance profonde ce pelil livre que mes libraires trouveront moyen de me feire passer à Morlaix. Recommandez-le-leur, je vous prie, comme un livre auquel j'allache une Irès-grande valeur et qu'il serait impossible de remplacer aujourd'hui. Quant à la pensée de le ri^imprimer, je n'ii pas besoin de l'avoir lu tout entier pour être persutdï qu'un récit aussi glorieux et aussi touchant ne sauraîl avoir trop de publicité... Si vous vous décidez, veuillez vous rappeler que ma plume eât à votre disposition

Al

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pour annoncer voire ouvrage en Bretagne, soit dans le Journal de Rennes^ soit dans V Océan de Brest , soit dans la Foi bretonne de Saint-Brieuc. Quoi qu'il en soit, je ne puis m'empêcher d'envier au capitaine Sainvel , qui depuis a choisi , comme Marie , la meilleure part, des souvenirs de première jeunesse, et je lui répète que je regarde comme une faveur toute particulière de la Providence d'en tenir le récit de sa main.

» Veuillez donc agréer, etc.

. » Signe : Hippolyte Violeau. »

Morlaix, 12 août 1853.

.\° 3 LETTRE DE M. BJLLÂLLT,

ANCIEN MINISTRE DETAT.

« Monsieur,

» Je vous remercie de votre aimable lettre et du petit livre qui l'accompagnait : je l'ai lu avec un double intérêt, d'abord parce qu'il vient de vous, puis parce qu'il me parle de notre bonne ville de Vannes et du collège où se sont faites les premières études de ma jeunesse. J'étais encore bien enÊint lors de ces scènes de 1815, mais j'en ai gardé le souvenir, et l'épisode que vous en retracez m'a vivement touché. Je vous

BM

60 CORHESPONDANCE

suis bien reconnaissant d'avoir pensé à m'en envoyer un exemplaire, et je vous prie de vouloir bien, de nouveau, agréer l'assurance de tous mes sentiments de haute et profonde estime.

" Signé : BiLi.AULT. 11

'I MONSIEtJR I

CnHË,

n Je vous dois de vik remcrclments pour le charmant récit que vous avez bien voulu m'envoyer

H Vous ne devriez pas laisser sommeiilerune plume qui sait répandi-e un intérêt si vrai sur ce qu'elle

11 Vous avez réveillé en moi des souvenirs qui remontent bien loin; nos idées d'alors ont subi l'épreuve du temps, mais elles sont restées belles comme la jeunesse, qui n'en plaît pas moins pour avoir ses illusions, et qui n'en plaît peut-être que davantage '. .

t Cette lettre émane d'ur religieuse : je ne puis pas ei

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