PRIME DONNE
jeune femme avait un défaut très difficile à corriger : elle chantait trop haut, indication que l'oreille est défectueuse ; Strakosch imposa une année de travail à M'^' de Sessi avant de lui permettre de monter sur les planches.
La première fois que l'imprésario vit M'"" Sessi, il lui fît observer qu'elle avait tort de porter un chignon volumineux qui écrasait une tète charmante: a Mais, dit alors M"'' Sessi, comment pourrais-je faire autrement? Ce sont mes cheveux. » Et enlevant une épingle, elle laissa tomber une chevelure d'un blond doré, qui traînait jusqu'à terre.
Le baron Erlanger voulant épouser sa protégée, elle dut quitter le théâtre, et pour la rupture du traité qui la liait à Strakosch, elle paya son dédit.
La baronne Erlanger est maintenant une des plus grandes dames de Francfort ; elle y donne le ton de la mode.
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Très courte l'nl la carrière de la Piccoloinini, nièce d'un cardinal, et qui était une beaulé idéale. Lorsque Jenny Lind l'eut abandonné, Luniley fut lienicux de rencontrer la Piccolomini, qui pendanl deux saisons soutint le répertoire de lier Majesty's. La Piccolomini avait un talent charmant et une beauté incomparable; elle eut à Londres, aussi bien qu'en Amérique, un succès entliousiaste. Sans andjition, elle avait toujours annoncé qu'elle se retirerail de la scène lorsqu'elle aurait amasse 250000 francs, et elle quitta le théâtre dès qu'elle eut cette somme en sa possession.
M""^ Trebelli, l'admirable contralto, n'a pas suivi, heureusement, l'exemple de la Piccolomini. Le nom de M'"' Trebelli sur une affiche suffit pour faire monter la recelte. Elle a épousé le ténor Ikttini et son mariage rentrerait dans la classe des unions malheureuses, si de cette union n'était née une fille, M"^ Antoinette Trebelli, qui pro-