VIII INTRODUCTION
hres trop froids, le corpus inscriptionum trop impassible pour assouvir r ardente curiosité de ce jeune docteur, qui ne craignait pas d'évoquer le Moi^e de Venise dans un mémoire sur Praxitèle. IJ émotion causée par le scandale d'Edmond About n allait-elle pas renaître, t Académie des inscriptions et belles-lettres n'aurait-elle pas bientôt à déplorer un nottveav renégat dttns l'élite des « Athéniens »? Non^ rassurez-vous^ Emile Gebhart ne trahira pas la Grèce. S'il na pas moins d'esprit que l'auteur du Roi des Montagnes^ son imagination est plus généreuse, son intelligence plus large, son cmie plus haute. N'oubliez donc pas que Voltaire nest pas Rabelais. En voulant (( tout comprendre » de ce monde moderne qui déjà T attire si fort, Emile Gebhart reste fidèle à l' inspiration des Athéniens d autrefois. Est-on romantique pour trouver Desdétnone aussi intéressante que Cassandre, pour aller respirer sur les rives du Bosphore ou dans la maremme le trouble parfum de <( sang, de volupté et de mort » ciui flottait jadis autour du palais d Agamejnnon ? A sa manière, plus Jnimble sans doute que celle de Sophocle, mais pleinement humaine et sereine.^ Emile Gebhart purifiera, lui aussi, selon la formule d'Aristote, les scènes d'horreur qu'il traitera bientôt dans .^es brillantes chroniques. D'ailleurs trop eu-