INTRODUCTION VII
sur Praxitèle « publié sous les auspices de S. Exe. M. Dw'uy, Ministi^e de ^Instruction publique », et où il est parlé savamment de t objectif et du subjectif. On sait bien que sa voie n'était pas là. Emile Gebhart le savait mieux que personne. Jugez-en plutôt sur les quelques lignes du Praxitèle qui pourraient servir d'épigraphe aux études qui allaient bientôt suivre ces sages débuts. <( Le moraliste^ écrivaitil, écarte Vhomme du plaisir et tempère son orgueil. L'artiste s'intéresse à tous ses instincts; il comprend et accepte tout dans rame, même le mal. Othello étonnant Desdémone, est beau, bien que criminel. Le cœur humain a ses violences funestes comme la nature; mais les orages de l'un et de l autre, quels que soient leurs ravages, excitent toujours la sympathie de l'artiste qui reconnaît, dans les profondeurs les plus agitées, r épanouissement mystérieux de la force vivante » (1).
Les archéologues qui méditèrent ces lignes au lendemain de leur publication, durent concevoir de graves inquiétudes sur la vocation scientifique d'Emile Gebhart. Décidément, l'histoire des Atrides était trop lointaine, les vieux mar-
(1) Le Mémoire est de 1864, le livre de Taine sur la Philosophie de l'Art, de 1865-1869.