‹ Souvenirs d'un vieux libraireChapitre 39 sur 39 · L'ECHO DE PARIS · texte numérisé non relu

L'ECHO DE PARIS

Il o.onl 1885

Très aimable série d'études, parmi lesquels Monc^^ nouvelle divisée en deux parties, d'un ton gai, amusant.

Des illustrations de Besnier et de Kauflfmann aident ce vieux Libraire, que je soupçonne d'être encore jeune, car il est gai, à donner du montant à ces historiettes cueillies entre les piles de bouquins, dans l'odeur vireuse des manuscrits, sur le bord d'un pupitre taché d'encre bleue, constellé de pains à cacheter, et nébuleuse de poudre à sécher.

En première page, on aperçoit, de dos, le vieux Libraire : il porte un bértt (ô Gautier, ô Balzac !)^ il tient une plume d'oie, et son fauteuil énorme, au premier plan, embarrasse la scène, tandis que deux auteurs, devenus lilliputiens à force de se courber, présentent des poèmes.

Eh bien ! Libraire, mon vieux Libraire, tu me présentes ton œuvre, à moi auteur, et je ne te force pas à me cirer les bottes, qu'en dis-tu? Suis-je assez bon garçon!

Emile Goudeau.

Tout finit par le rire; c'est pourquoi je termine par la grave et doctorale Revue politique el littéraire, dont je ne cesserai de longtemps de

savourer le reproche, heureusement mérité, que voici :

Les Souvenirs d'un vieux Libraire, par Louis Leriche, ne tiennent nullement ce qu'ils semblent promettre : il n'y est point question d'œuvres célèbres ou d'auteurs connus; on y trouve seulement des historiettes que se racontaient en 1849, pour tromper les ennuis de leur captivité, plusieurs éditeurs enfermés au légendaire Hôtel des Haricots (Dentu).

N'avoir pas commis un volume contenant la nomenclature d'œicvres célèbres et d'auteurs connus n'est peut-être pas étranger au succès de mon œuvrai

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