T • QUELQUES MOTS
avait occupé le poste important de bourgmestre de Copenhague, était fils d'un prêtre suédois de Malmü, il en résulte que Christophe Hansleen appartient par ses ascendants aux trois royaumes du Nord. La mort de son père; arrivée lorsque Hansteen entrait à peine dans sa septième année, l’empêcha de suivre la cariâèrc navale, à laquelle il avait d'abord été destiné; carrière alors fort coûteuse. 11 entra à l'école cathédrale de Christiania, et montra dès l'âge de seize ans de grandes dispositions pour les sciences mathématiques, l'astronomie et la physique. Au mois d’octobre 1802, il passa à ruiiiver.sité de Copenhague pour y terminer ses éludes, et il s’y occupa aussi avec intérêt de la science des lois. 11 n’avait pas encore accompli sa vingtième année qu’il accompagna à Sorô, en qualité de gouverneur (/forjncslerl, un jeune gentilhomme presque a\issi âgé que lui, avec lequel il resta un an et demi. Après l’avoir quitté, il retourna à Copenhague et fut ensuite attaché en 180G à l’école latine dè Frederiksborg comme professeur de mathématiques. Ce fut pendant son séjour à cette école, où il s’appliqua à l’élude de la médecine, qu’un de ses collègues lui donna l’idée de construire des globes, qu’on ne pouvait se procurer à cette époque en Danemark. Pour les faire suivant toutes tes règles de l’art, il se mit à en apprendre la théorie dans les ouvrages spéciaux, sans toutefois négliger la pratique. A la môme époque, la vue de deux globes rcinarquahles, provenant delà Société cosmographique d'üpsal, légués à l’école par un de ses anciens élèves, et les recherches qu’IIansteen lit plus tard, et dont il parle avec quelques détails dans le premier chapitre des Souvenirs, lui prouvèrent que l’intensité magnétique était plus considérable dans les hautes latitudes septentrionales et méridionales que sous la ligne équinoxiale, etc. Au commencement de 1 81 1 , la Société royale
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(les sciences de Dtanemark ayant proposé la cpiestion suivante : « Pour explifiuer les pliénoniènes'inagru’diques de la terre, (îst-on forci! de supposer plusieurs axes magnétiques, ou bien un seul serait-il sul'lisant? » Hansleen envoya l’année suivante à cette Société un atlas accompagné d'une dissertation développée sur la ({uestion. Il obtint le prix, et une médaille d'or lui fut décernée à celle occasion; mais la situation financière du Hanemark ne permit pas alors la [lublicaliou de son travail . Ce ne fut qu’après runion de la Norvège avec la Suède que le roi Charles Jean, auquel llanstecn avait expliqué les points les plus importants do son Mémoire, patronna cet (‘crit, qui parut à Christiania, en 181',), en langue allemande sous ce litre ; Uiitersuchnmien liber den Ma'jnetismus der En/c (Uecherches sur le magnétisme terrestre ’). Antérieurement, il avait été nommé ledvr ou professeur en second de mathéinaliipies à la nouvelle Université qui venait d’être créée à Christiania ; deux ans après il devint professeur en titre et fut chargé d’y enseigner les mathématiques ap|diqiiées. Ilanstcen, qui depuis 18‘S7 n’avait cessé de prendre le plus vif intérêt à toutes les questions relatives au magnétisme terrestre, et de réunir tous les travaux et les observations publiés par les voyageurs et les navigateurs étrangers, fonda on 18i2, avec d’autres savants norvi-giens, un journal qui parut sous le litre de ; Magasin des sciences naturelles *. 11 y inséra plusieurs articles non-seulement sur le sujet de scs jnédileclions, mais aussi sur le système des poids et mesures de Norvège, sur r astronomie et sur la géographie et la météorologie de sa patrie, etc., et, en particulier, en IbS.'», un mémoire
' Le imnnnire qu'il avait arlr(!S«(! à la Socirté royale des sciences de Cü|)enliaïiie. écrit en danois, portait le titre de, • Om Mnijnelhmcu i Almindeligkct og i Sœrdcleshcd oui Jordens Nagnclisme, c’est-à-dire Du magnétisme en général, et, en particnlier, du magnétisme teneslre.
- Magauii jor Naliir Vidcnsl.-nberne.
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