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sur les l•ecllercllcs laites par le.s capitaines anglais Ro.ss et Parry, (|u’il accompagna d’une carie .sur les lignes d'intensité.
Il ne SC borna pas à mettre à prolit les savantes rcclierclies • ' desSabine, des Uossell, des King, des Kcilbau, des bülke, des Kruscnstern, des llumboldt, etc.; il entreprit encore à cet elTel ' plusieurs voyages en France et en Angleterre; Jobn Barrow lui l'oui nit, dans ce dernier pays, les moyens de prendre connaissance de tous les journau.'i de mer que possédait l’Amirauté. Il visita aussi r.Vlleniagne, la Norvège seplenli ionale, la Suède, la Finlande, et revint à Cbrisliania, riche d’informations, qui lui rendirent plus regrettable la lacune cpii existait, relativement aux observations magnétiques, entre Saint-Pétersbourg et le Kamtchatka. Il voulut la combler, et en conséquence exposa, en 1824, au roi Charles Jean, dont il avait eu lieu d’être si satisfait en 1818, combien il était dans l’intérêt de la science d’établir une théorie complète du magnétisme terrestre, en faisant spécialement connaître le système magnétique de la Sibérie. Sa proposition fut accueillie favorablement par ce souverain cl par le slortii'nuj qui accorda en 1827 les Ibnds nécessaires; certain d’ailleurs de la protection de l’empereur de Russie, Ilansleen accomplit de 1827 à 1850 le voyage dont nous publions aiijonrd’lmi les souvenirs*. Avant son départ, Ilansleen avait été nommé chevalier de l’Êloile polaire; à son retour, il fut accueilli avec la plus grande distinction par ses compatriotes et par le roi Charles Jean. Directeur de l’Observatoire de Cbrisliania, à la construction duquel il avait présidé, et (jui était, grâce à la générosité du slorlhing, pourvu de très-bons instruments,
Hansteen ne se bornait pas à remplir consciencieusement les
’ Assemblée des États de, Norvège, sans l’a iilorisa tien de la(nictlc ae,eiine dépense ne peut être laite.
- La partie piirenicnt seientilique a été ex(H)sée .lilleurs.
Slll M LE l'IlOF ESSEUli IIA.\STEE.\.
l'üiiclions tle ifon principal emploi. Tool en cunlimiant scs cours d’astronomie, uux(jucls nous avons eu plusieurs l'ois l’avantage d’assister et (Jik! de nombreux élèves suivaient avec assiduité, il enrichissait de notices pleines d’intérêt ce Maçiasiti des sciences nuhirelles dont il avait été l'iin des fondateurs, et leiVoui'eo» (pii en était devenu le coniplém(>nt. l^’es-
time et la conliance du roi et de ses concitoyens lui avaient fait donner la su|)rémc direction de tous les travaux topographiques et hydrographiques (pii , depuis quelques années, s’exécutaient avec persévérance en Norvège; rien de ce qui touchait de prés on de loin à la science ne se faisait sans qu’on le consult:\t; Hansteen était enlin considéré dans son pays, et l'est encore comme l'homme universel. Il n’existait point d'almanach en Norvège à l’époque de l’union de ce royaume avec la Suède; pour remplir cett'' lacune, Hansteen en publia un en dSlo à Christiania pour l’année suivante, et il continua cette publication d’année en année. IMns tard le désir de répandre parmi les Norv('gicns, des campagnes surtout, des connaissances utiles (pli partout devraient être (lopnlaires et sont cependant la idnpart du temps ignorées du plus grand nombre, lui lit ('■tendre les limites de .son .Mmanacli, (pii parut sous le titre de : iSorsk Fnike-Calendev, ou Ciiloidrier du peuple norvégien, et contient non-seulement les notions élémentaires (pie donnait l'ancien Almanach, mais de plus de courtes notices sur les phénomènes du ciel, sur la statistique, les tinances, le commerce, la navigation, la inytliologie Scandinave, de |)ctites historiettes instructives, etc. C’est dans ce calendrier, où Hansteen a admis en outre dos biographies suc cincles sur les hommes reniarquahles nés en Norvège, et des articles que lui fournissent de temps à autre quelques-uns de ses concitoyens, (pi’il a inséré les principaux chapitres de ses Souceuii's sur la Sibérie. Cet opuscule, qui a rendu le nom
(.lUELOrKS MOTS
(lu savant astronome populairo dans sa patrie, a ubl(‘nu im succès prodigieux. On le trouve dans les channiièros des plus pauvres paysans, qui le lisent et adressent souvent à son auteur, connu généralement parmi eux sous le nom lamilier du faiseur d’almanach (Aimanacli iiuniereu^, des queslions aux- (pielles llansteen, dans son iid'aligaldc bienveillance, s’empresse toujours de répondre de la manière la plus claire.
Sous le titre allemand do : licscliveibuiuj uml Laye (1er Universitüts stennvarle, .M. llansteen a donné en iS4l), en un volume in-quarto, une description complète, accompagnée de planches, de l’Observatoire de Christiania, et fait connaitre les travaux dont cet établissement est en quehiue sorte le centre.
D’après ce (pie nous venons de dire du jirofesseur llansteen, on comprendra aisément que la phijiart des sociétés savantes Tiicnt tenu à bonneur de le compter au nombre de leurs membres. Sans énumérer ici tous ses titres honorili- (pics, nous nous contenlcroiis de rappeler que notre académie des sciences le nomma, en 181”), son correspondant, section de physique générale, et que plusieurs souverains lui ont accordé des décorations. Mais un fait que nous ne pouvons passer sous silence cl qui iirouvc l’eslimc cl la considération dont ce .savant jouit parmi ses concitoyens, c’est ipi'au mois d’octobre 18r>0 l’imiversilé de Christiania a célébré son jubilé, c'est-àdire la cinquantième année de son entrée au service de l’Klat. A celle occasion, tous les professeurs se sont rendus à l’Obsarvatoire pour lui oITrir une médaille d’or, dont un des côtés offrait l'image du vénérable astronome, et le revers, l’inscription suivante : Splendel in orbe ilecm; de plus, le inuveau roi de .''uède et de Norvège lui a envoyé une médaille d’or; il l’avait décoré ranncc précédente de la grande croix de Sainl-Ülaf.
SUR M. Llî professeur UAN'STEEiV xv
Nous dirons, pour lcrminer cette notice fort incoinjilètc, <|ue non-seulement M. Hansteen est un savant distingué, mais en même tem|)s un homme gai et très-spirituel. Nous rap[tcllerons aussi qu'il l'ait les honneurs de son Observatoire avec une extrême bienveillance, et qu’il le met pour ainsi dire à la disjwsition des étrangers qui viennent le visiter. Plusieurs fois nous avons été témoin personnellement de ses pi’évenances, et 51. île la Roche Poncié, ingénieur hydrographe de notre marine, un des membres de l’expédition de la frégate la Reine Hoiiense, nous disait, il y a peu de jours, combien il avait eu lieu d’être satisfait de l'amabilité du savant norvégien, qui non-seulement lui avait permis de faire dans l’Observatoire de Christiania dilTérentes observations qui doivent figurer dans la relation du voyage du prince Napoléon Bonaparte, mais lui avait prêté son concours le plus empressé. Marié en 1814 à une Danoise qu’il a eu le malheur de perdre il y a quelques années, M. Hansteen a eu sept enfants de son mariage; une de scs filles s’est distinguée dans l’art (le la peinture; parmi scs œuvres nous citerons le portrait de son père, qui se fait remarquer surtout par une extrême ressemblance et a figuré à la dernière exposition universelle de Paris.
De l.\ lîomETTE.
SOUVENIUS
CHiPITRE PREMIER