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et vous n’y pourrez pénétrer qu'après avoir déposé à la porte, les souliers avec lesquels vous aurez marché dans la rue, ”
C'est en effet pour la mosquée d'Omar que nous partions, cette fois, de Casa Nova. Frère Liévin avait obtenu l'autorisation nécessaire du Pacha, par l'entremise du consul français, qui poussa même l’obligeance jusqu’à envoyer un de ses khavas, ou gardes, pour nous accompagner. Par cette mesure de bienveillance, M. Patrimonio faisait plus qu’un acte de courtoisie, il nous couvrait réellement de son officielle protection.
Le calvaire avec sa basilique, et le mont Moriah couronné de sa roche sacrée, résumant toute l’histoire de Jérusalem, sont certainement, de toute manière, ce qu’il y a de plus important comme de plus intéressant à visiter dans la Ville Sainte, Aussi, après avoir satisfait aux :xigences de la piété, et célébré les saints mystères aux deux endroits, du crucifiement et de la sépulture de Jésus, nous dirigeâmes nos pas vers la mosquée qui porte le nom de son premier fondateur, Omar, et s'élève sur l'emplacement de l’ancien temple de Salomon.
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Dmar que va. Frère essaire du nçais, qui oyer un de ompagner.
[, Patrimosie, il nous protection.
t le mont résumant tainement, plus imà visiter voir satiscélébré les lu crucifienous dirii porte le r, et s'élève le de Salo-
. La montagne dont le plateau sert d’assise au
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fameux temple musulman, est située au sud-est de la ville, et son histoire est aussi ancienne que touchante,
C'est elle que gravit Abraham, accompagné de son Isaac, portant le bois du sacrifice ; au sommet, le vieillard leva le glaive sur ce fils qu’il immolait par obéissance, et que l'autorité divine, satisfaite, conserva à l'amour paternel. Ceci s. passait vers l'an 1880 avant Jésus- Christ.
Plus tard, l'ange exterminateur frappait le peuple d'Israël en punition de l’orgueil de son roi; David, par ses prières apaisa Jéhovah, et le prophète Gad ordonna au coupable de dresser un autel dans une aire, qui se trouvait sur le mont Moriah et appartenait au jébuséiste Ornan. Des hosties expiatoires furent offertes, agréées et consumées par le feu du ciel ; et l'ange remit son épée dans le fourreau.
David reconnaissant, voulut élever un temple à la majesté de son Dieu, et rassembla des matériaux pour sa construction, Mais, à Salo-
mon, était réservée l'exécution de ce dessein, «
Le temple s'éleva en effet par les soins du-
successeur de David ; et l’Ecriture-Sainte fournit, sur les travar:x immenses qui furent accomplis, les détails les plus minutieux. Les pins et les cèdres du Liban, transportés par l’ordre de Hiram, roi de Tyr, vinrent s'ajouter aux pierres énormes, d’un grand prix, qui devaient former les fondements du temp'e. Les matériaux de toutes sortes arrivaient tout préparés, sur l'emplacement de l'édifice, ou l’on r’entendait ni le marteau, ni la scie, ni la lache, ni aucun outil de fer ; outre les dix mille ouvriers qui coupaient les bois du Liban, les soixantedix mille qui portaient des fardeaux, et ceux qui taillaient la pierre, au nombre de quatrevingt mille; il y avait trois mille trois cents hommes pour présider aux travaux.
Le temple de Salomon fut achevé en sept ans, l'an 1001 avant Jésus-Christ, Nabuchodonosor le réduisit en cendres, 420 après. Cyrus rendit un décret pour en permettre la reconstruction. Sous la conduite de Zorobabel, les Juifs édifièrent un monument qui était très
beau, très riche, mais dont la vue cependant, : |
s soins du” ainte fourent accom-
Les pins par l’ordre jouter aux ui devaient Les matét préparés, >n r’enten- lache, ni Ile-ouvriers soixantex, et ceux de quatretrois cents
yé en sept abuchodorès, Cyrus la reconsobabel, les était très cependant,
faisait couler les larmes à ceux qui avaient connu la gloire de l'ancien, La dédicace du nouveau temple eut lieu en 516 avant Jésus- Christ, C'est ce monument qu'Alexandre-le- Grand visita, et dans lequel il off:it des sacrifices au vrai Dieu.
Bien souvent profané par les Juifs euxmêmes, et particulièrement per Jonathan, le grand-prêtre, qui y tua son propre frère, le temple de Zorobabel fut souillé par Antiochus Epiphané, qui, après le niassacre et le pillage, y installa la statue de Jupiter à laquelle il offrit des hosties immondes. Judas Machabée fit disparaître l’idole, et rétablit le culte de Dieu,
Pompée entra dans le temple et pénétra jusque dans le saint des saints, mais laïssa tout intact et ordonna même, après sa sortie, de purifier le sanctuaire et d'offrir des sacrifices. Le temple fut pillé par Crassus, qui énleva pour cinquante millions de richesses,
L'édifice élevé par Zorobabel fut agrandi et embelli, l'an 17 avant Jésus-Christ par Hérode, qui employa dix mille ouvriers, dont mille prêtres, à ces travaux.
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C'est dans le temple de Zorobabel, tel qu'enrichi par Hérode, que s'accomplirent les événe ments évangéliques rappelés plus loin. 77 ans après sa reconstruction, 37 nns après que le Christ l'eût prédit, l'an 70 de notre ère, les Romains ayant pris : Jérusalem, le temple ne put être soustrait à l'immense incendie qui détruisit la ville, C'était l'effroyable accomplissement de la malédiction divine, attirée par les prévarications que, depuis des siècles, le peuple juif amassait devant Dieu.
Les ruines faites par le siège de Titus couvraient encore le Moriah quand Adrien, non moins ennemi des juifs que des chrétiens, vint y élever un temple dans lequel il plaça sa propre statue, à côté de celle de Jupiter.
Tout fut renversé par sainte Hélène en 327.
Quelques années après, ce philosophe empereur que l'histoire a stigmatisé et nomme Julien l'Apostat, essaya, en rebâtissant le temple de Jérusalem, de faire mentir la prédiction de Jésus. Tous les moyens humains furent employés, mais en pure perte, et malgré les sommes fabuleuses, les devis savants, les appareils mé-
TE
2], tel qu’'ent les événe Din, 77 ans près que le tre ère, les temple ne icendie qui ble accom- , attirée par siècles, le
Titus coudrien, non étiens, vint il plaça sa piter.
ène en 327.
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LA VILLE SAINTE : tal
caniques les plus puissants, en dépit du concours d’un nombre incalculable de juifs, appelés par le fanatisme impie, la prophétie divine continua et continue encore à s'accomplir,
À peine eut-on achevé de creuser les fondations et commencé à bâtir, qu’il sortit de terre de terribles tourbillons de flammes qui, paraissant intelligentes, poursuivirent et dévorèrent les ouvriers, rendirent ce lieu inaccessible, et apprirent à Julien qu'on ne se moque pas impunément de la parole d’un Dieu.
L’infâme abandonna son projet, et le lieu du temple devint, pendant les siècles suivants, le receptacle des immondices de la ville.
Vers l'an 636, Omar, parent et rival de Mahomet, part de Médine, monté sur un chameau chargé d’eau et de provisions, arrive à Jérusalem, et donne les conditions de la reddition de la Ville Sainte, Il demande ensuite où se trouve la pierre sur laquelle Jacob avait posé sa tête, la nuit de sa vision miraculeuse de l'échelle et des anges ; on lui désigne l’emplacement du temple; il y court, se prosterne, fait sa prière, et, indigné de voir ce lieu couvert de
honteux décombres, il ordonne qu'on enlève tout, et qu'une fois le terrain purifié, on y érige une mosquée qui soit la plus belle de l’islatnisme, Et le premier, pour donner l'exemple, il emporte des immondices dans le pan de sa robe et les jette au loin.
La mosquée qui s'éleva bientôt, à l'emplacement du saint des saints de l’ancien temple, ne dura qu'un demi siècle ; démolie par Ibn Mérouan, elle fut rebâtie, au même endroit, mais avec une magnificence plus grande, et qui ne fit que s'accroître par les ornements de toutes sortes qu'ajoutèrent les kalifes suivants,
Au commencement du 11me siècle, un tremblement de terre détruisit en partie la mosquée, qui ne fut plus rebâtie avec autant de richesse,
Les croisés, en 1099, tuent 1000 musulmans réfugiés dans la mosquée d'Omar; ils y trouvent de grands trésors en vases, en lampes, en. candélabres, en ornements de toutes sortes, et la convertissent en église chrétienne, qui
ptit le nom de temple du Seigneur, et dont.
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le service religieux fut confié à des chanoines réguliers de saint Augustin, ayant les privilèges des chapitres de cathédrale,
La Ville Sainte étant retombée sous la domination des infidèles, en 1187, le temn': du Seigneur redevint une mosquée, que Saladin répara en 1189, et Mohamed en 1318.
Le mont Moriah, qui s'élève au bord de la vallée de Josaphat, éiait une petite montagne de forme pyramidale, Pour asseoir à son sommet le temple de Salomon, on avait aplani les terrasses dont chacune eut sa destination
spéciale, La première et la plus spacieuse, au bas, porta le nom de parvis des gentils, parce que l'entrée en était permise aux étrangers aussi bien qu'aux Juifs entachés de quelque souillure légale, Elle était à ciel ouvert, et garnie de galeries, et, pour soutenir les voûtes, il y avait cent soixante colonnes d'un diamètre, tel qu'il fallait trois. hommes pour pouvoir les embrasser.
De cette plateforme inférieure, on arrivait par plusieurs portes en forme de tours, au parvis des juifs, plus élevé de sept coudées, et dans
lequel, seuls les juifs purifiés pouvaient avoir accès,
Cette deuxième terrasse, en grande partie découverte, présentait plusieurs galeries et des salles spacieuses, dont les parois extérieures étaient couvertes de dorures.
C'est sur cette esplanade seulement que Jésus, le grand-prêtre selon l'ordre de Melchisédech, put être admis durant sa vie mortelle, Il y fut présenté par sa mère au jour de la Purification, et c'est dans cette circonstance que le saint vieillard Siméon, prenant dans ses bras le divin Enfant, bénit Dieu de lui avoir montré le Sauveur du monde, annonça les immenses douleurs de Marie, et chanta le Vunc dimittis ; c'est dans ce parvis que Jésus vint célébrer la Pâque avec ses parents, qui l'y retrouvèrent après trois jours de recherches.
Pendant sa vie publique, le Sauveur entra souvent dans le parvis des juifs, accompagné de ses apôtres et de nombreux disciples ; il en chassa un jour les marchands et les changeurs, qui n'avaient droit qu’au parvis des gentils, pour vendre les victimes. Une autre fois, vou-
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lant confondre les Pharisiens de tous grades et de toutes nuances, Jésus prononça cette parole à l'adresse des accusateurs d’une pauvre pécheresse : “ Que celui de vous qui est sans péché, lui jette la première pierre.” Là «core il ordonna de rendre à César ce qui apoartient à César, et à Dieu ce qui est à Dieu silexalta !e denier de la veuve, qui avait fourni ue son indigence, tandis que d’autres ne donnent que de leur superflu ; il enseigna plusieurs paraboles, s'échappa des mains des Juifs qui voulaient le lapider parce qu'il s'était dit Dieu; il prédit la destruction du temple, disant qu'il n’y demeurerait pas pierre sur pierre; enfin il y entra triomphant, quelques jours avant sa mort, au milieu des acclamations du peuple,
La troisième terrasse, appelée parvis des prêtres, était plus élevée encore de trois coudées, et surpassait de beaucoup les autres en richesse et en beauté, Seuls, les prêtres et les lévites y pouvaient pénétrer, et l'entrée en était, à tous les autres, sévèrement interdite, Deux fois par jour, on y offrait l’encens au Seigneur.
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Enfin, sur le plateau supérieur, se dressait le temple proprement dit, divisé lui-même en trois parties, appelées le vestibule, le saint, et le saint des saints. Le vestibule précédait .et entourait le saint, dans lequel se trouvaient le chandelier à sept branches, la table des pains de proposition, et l'autel des parfums. Un voile d’un tissu précieux, et richement orné, cachait la vue du saint des saints, qui était un lieu tout à fait redoutable, où le grand-
. prêtre seul pouvait entrer, une fois l'an, pour
offrir à Dieu le sang des victimes. Primitivement, le saint des saints renfermait, outre la ROCHE SACRÉE que l’on y voit encore, l’arche d’alliance contenant les tables de la loi, la manne du désert et la verge fleurie d’Aaron.
Autour du saint et du saint des saints, étaient des constructions servant à abriter les prêtres et les lévites, et dont une aile était réservée pour loger les jeunes vierges consacrées qui y recevaient leur éducation. La sainte Vierge Marie y fut admise à l’âge de trois ans, et demeura à l’ombre du temple jusqu'à l'époque de son mariage avec Joseph.
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Aujourd'hui, un mur entoure l'ancien parvis
des gentils, lequel forme un espace nu et découvert: dont la surface, nivelée, est formée par le roc qui fut taillé à Coups de ciseau.
Dans le parvis des Juifs, presqu'aussi désert, et auquel on arrive par des escalie
rS surmontés d'arcades, nous
aperçûümes çà et JA quelques lieux de prière pour les’ musulmans.
Une petite Construction, sorte de coupole portée par dix-sept colonnes, placée à l'endroit où se tro holocaustes,
et que l’on croit uvait l'autel des se voit dans le parvis des prêtres, Les musulmans l'appellent “tribunal de David” et y ont attaché Ja fiction Suivante: pour faciliter au roi David la tâche de rendre la parmi son. peuple,
ciel jusqu’à terre ju devaient tenir en
justice Dieu avait fait descendre du ne chaîne, que les témoins.
main quand ils prêtaient serment; or, s’il arrivait que quelqu'un rendit un faux témoignage, un anneau se détachait, et le parjure était par là découvert,
Les trois terrasses qui portaie Parvis des gentils, des Juifs, Sont donc maintenant désert
nt autrefois les et des prêtres, es, solitaires, et
rien, sice n'est peut-être le nivellement du rocher, ne laisse soupçonner qu’il y eut autrefois un monument, le plus riche et le pius splendide que la terre ait porté.
Ces esplanades dénudées et découvertes sont cependant gardées, avec un soin jaloux, par les mahométans qui en défendent à tous l'entrée sous les peines les plus sévères, peines qu'ils ont plus d'une fois appliquées.
Le monument connu sous le nom de:mosquée d'Omar s'élève sur le lieu précis du temple proprement dit, et le centre même, le principal sanctuaire qu'il renferme, est le rocher qui porta jadis l'arche d'alliance,
La mosquée d'Omar est un édifice octogone régulier, dont les côtés ont soixante pieds de long ; la hauteur est de quatre-vingt-dix pieds ; la coupole mesure quarante pieds de diamètre, et le croissant surmonte le tout.
Aux quatre points cardinaux sont les portes, ornées Le pus colonnäges,
+ vs
vitraux peints, dont les couleurs variées, har-
monieuses, aux tons admirablement distribués,
lement du eut autreet le pius
vertes sont >ux, par les us l'entrée ines qu'ils
de'mosquée du temple le principal er qui porta
ce octogone te pieds de -dix pieds ; le diamètre,
it les portes, surtout les
variées, harat distribués,
jettent dans toute la mosquée une lumière douce et impressionnante. Sur les murs, au milieu d’arabèsques, nous vîmes gravés en lettres d'or, dés versets du coran.
Le rocher, objet d'une grande vénération parmi lés disciples du Prophète, est entouré d'une riche clôture, et couvert d’un immense voilé d’un tissu précieux. Sur cette pierre était placée l'arche d'alliance, dans le temple de Salomon ; la tenture qui la cache est destinée, selon les musulmans, à perpétuer le souvenir de la tente qui fut donnée par Dieu à Adam, lorsque, après avoir cherché Eve, sa femme, pendant cent ans, il l'eût retrouvée sur une montagne, près de la Mecque,
À cette mosquée sont attachées plusieurs autres inventions non moins ridicules ; c’est ainsi, par exemple, qu'on nous montra, très sérieusement, l’eipreinte laissée dans la pierre, par la main de l'archange Gabriel: un jour que le rocher voulait suivre le Prophète, que Dieu appelait pour une conférence importanite, l'archange, d’une main puissante, arrêta le rocher et le rendit immobile au milieu des
tn
ns parait mien rames
airs, et aujourd’hui encore, ce rocher demeure suspendu. Il est bien vrai qu’il semble reposer lourdement sur des piles qu’on y a placées dans ce but, mais, nous disent les musulmans, les chrétiens qui venaient et apercevaient la roche au-dessus d'eux, étaient parfois tellement effrayés, que par condescendance, nous avons mis une colonne qui paraît la souienir, et sur laquelle, cependant, elle ne s'appuie pas du tout.
Nous vimes encore la marque d’un des pieds de Mahomet, et de son turban ; deux poils de sa barbe, religieusement conservés dans une urné d'argent ; son étendard, les selles, (ex marbre), de son El-borak ; le bouclier de son oncle Hamzeh, et le drapeau d'Omar,
Dans le crypte qui s'étend sous le rocher sacré, nous furent montrés des endroits marqués par le passage d'Abraham, de David, de Salomon, d’Elie et autres personnages, qui y sont venus faire leur prière. Une cavité recouverte nous fut aussi indiquée comme étant le puits des âmes où, chaque semaine, à des jours déterminés, les musulmans défunts se réunissent pour adorer Dieu, +
r demeure ble reposer lacées dans ulmans, les nt la roche lement efnous avons enir, et sur pas du tout.
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Dans l'espèce de nef qui entoure le saint des saints, on nous fit remarquer une plaque de jaspe, dans laquelle dix-neuf clous d'or, enfoncés par Mahomet, devaient servir à marquer la durée du monde, Afin Ge chaque siècle, un clou disparaissait pour aller consolider le trône de Dieu. Mais le malin esprit, pour faire venir plus vite la fin du monde, voulut un jour enlever ces clous ; il fut surpris dans cette opération malfaisante par Gabriel, qui, l'ayant battu, le chassa pour toujours de ce. sanctuaire. Aujourd’hui, trois clous et la moitié d’un se voient encore dans la plaque de jaspe.
Mais la fiction la plus ridicule qui se rattache à la mosquée d'Omar, a trait à une pierre qui se trouve dans le mur extérieur, et dont les veines représentent tant bien que mal, la figure de deux oiseaux : voici le conte r
que le donne le frère Liévin :
Salomon ayant achevé son temple, ordonna que tous les êtres animés vinssent lui apporter un tribut, en signe de leur dépendance,
Âdmis en sa présence, le lion lui fit le sacri-
“isulman tel
fice de sa crinière, l'éléphant celui de ses dents précieuses, la licorne, de son arme unique ; le: abeilles, d’un rayon de miel exquis. Quant à la république des fourmis, elle envoya au grand roi une députation nombreuse, chargée d’ure cuisse de *auterelle, présent considérable dont le transport coût: bien des sueurs, à la noire et active caravaie, L'espèce voiatile seule, à l’instigation de la pie malicieuse et jalouse, refusa d’obéir, “Pourquoi,” disait la mauvaise conseillère, “pourquoi abdiquer notre dignité, en obéissant à l'ordre tyrannique de cet homme ? Sa sagesse d’ailleurs lui permettrait-elle de nous poursuivre et de punir notre légitime amour de liberté? Restons où nous sommes, faisons-lui voir que fà nature entière n’est pas son esclave, et qu’il y a encore des êtres sur lesquels ne s'étend pas son empire. ” Cette proposition audacieuse fut adoptée, Comme on le suit, le grand roi parlait toutes les langues, même celle des oiseaux.
Ce fait lui ayant été rapporté, il convoqua aussitôt une secon:::: assemblée de toute la | :n!
ment par di part, « vons librem
et cela Aloi sentim
e ses dents nique ; les
Quant à à au grand rée d’urce able dont la noire et
ion de la sir,
onseilière, obéissant Sa sagesse Jus pouramour de aisons-lui n esclave, quels ne
loptée.
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à bec, et se tint caché dans un endroit voisin, afin de juger par lui-même de la perversité de la pie.
Quelques jours plus tard, les délégués de toute la race volatile se réunirent autour du rocher, pour aviser aux moyens de rendre Hommage à Dieu, et d'obéir ainsi à Salomon, sans cependant s’avilir en abdiquant leur indépendance, Cette fois deux pies, au lieu d’uné seule, se présentèrent pour assister à l'assemblée, ayant toutes deux, le bec et la langue parfaitement aiguisés, Or le roi était à son poste d'observation, d'où il pouvait tout entendte sans être vu. | |
La première pie obtint la parolé, et dit :
“— À quoi bon se donner tant de mouvement pour venir saluer des pierres amoncelées par des hommes ? Nous sommes, pour la plupart, de meilleurs architectes qu'eux, nous pouvons rendre hommage à Dieu, et l'adorer librement dans nos forêts, dans nos campagnes, et cela sans nous déranger...”
Alors la seconde pie ouvrit le bec, et avec un sentiment d'opposition démocratique, ajouta :
“ Rien, non rien ne pourra nous contraindre à une telle humiliation, Ce temple, qu'est-il donc à nos yeux, et qui peut nous empêcher de le souiller, si nous le voulons ? Raca sur lui et sur celui qui l'a bâti! Salomon peut commander sur la terre, mais nous sommes libres dans les airs; là, sa puissance ne saurait nous atteindre.”
. Tout à coup, Salomon, indigné d’un langage si insolent, se montre et s'écrie d’une voix terrible : .
“ La main que Dieu assiste peut emprisonner
l'air lui-même. Pour vous le prouver, volatiles
insensées, et afin de châtier votre insolence, je veux que vous restiez jusqu'au dernier jour, esclaves de ce monument que vous avez l'au- dace de mépriser. ”
Aussitôt les deux pies, frappées d'immobilité, s'incrustèrent dans le marbre... Et on les y voit encore aujourd'hui. Pour ôter désormais aux oiseaux, la possibilité de renouveler ces insultes, Salomon ordonna que l’on surmontât
le toit du temple, d’aiguilles d'or, afin que nul
ne put venir le souiller, ni s’y poser nulle part. JR
qui la va admi déta; hérer ® laque L le pc sur le vallé.
contraindre le, qu'est-il s empêcher Raca sur lui peut comnmes libres aurait nous
d’un langage d’une voix
emprisonner er, volatiles insolence, je dernier jour, s avez l'au-
d'immobilité, Et on les y ter désormais nouveler ces n surmontât afin que nul
er nulle part. |
hérentes,
Peut-on résister au sentiment d'une pitié profonde en voyant la manière étrange dont on abuse de l'ignorance et de la crédulité de ces Pauvres musulmans ? ils sont tellement abrutis par le fanatisme dans lequel ils croupissent, que ne pouvant Concevoir, en quelque sorte, rien de spirituel, tout est matérialisé par
CuX, au point qu'ils affirment que le Sakhra est une des roches du paradis,
et que reposant sur un palmier invisible,
elle cache la source des quatre fleuves qui coulent dans le ciel, et qu'au jour du jugement, tous ceux qui pourront s'attacher à cette roche, changée alors en un corail éclatant, seront infailliblement sauvés. . Ayant conservé, en substance, la tradition qui veut que le jugement dernier ait lieu dans la vallée de Josaphat, ils noient cette croyance, admissible en elle-même, dans une foule de détails et de circonstances absurdes et incomontrant la balance ivvisibée dans laquelle les âmes et leurs mérites seront pesés : le pont, aussi étroit qu'une lame de rasoir, Sur lequel tous devront Passer pour traverser la
vallée et arriver fau mont des Oliviers; les
r56 VOYAGE EN TERRE-SAINTE
vrais croyants, qui seuls peuvent voir le pont Jus de l'épreuve, passeront sans craînte. soutenus | terr par leurs anges ; lés autres, abandonnés à eux- Les mêmes ét perdant l'équilibre, tombéeront dans et} le torrent du Cédron, ét séront engloutis en Sal. enfer pour l'éternité, No Mêmié en cette vie, les musulmans ont un mag moyen certain de corinaître ceux qui doivent lont Habiter le ciel après la mort ; dans une mosquée la s: voisine dé celle d'Omar, sur la riême montagne tée * du Moriah, on nous montra deux colonnes si | tom rapprochéés l’une de l'autre qu’il est difficile dur de se frayer passage entre elles; or ceux-là sout seulement seront sauvés, qui y réussissent, en : Heureusement, que, par suite de l'élargissement aur: produit éntre lé: colonnes par ‘les expériences Mar multipliées, il est maintenant possible à tous A de passer. tem, La mosquée El-Aksa, dans laquelle se trou- port vent cés deux colonnes, s'élève, croit-on, sur DR qui. l'emplacement de la partie ter ple, qui était Æ futb destinée à l'habitation des unc vierges. Il y soil avait autrefois une église, érigée en l'honneur tère
de la Présentation de Marie, par l'empereur
ir le pont s. soutenus inés à eux-
éront dans igloutis en
ins ont un qui doivent né mosquée e montagne colonnes si est difficile or ceux-là réussissent, argissement expériences sible à tous
elle se trouroit-on, sur le, qui était ierges. Il y 1 l'honneur
l'empereur
Justinien. À la suite du passage. d'Omar, Je temple catholique fut dédié au dieu de l'Islam, Les croisés, en 1090, en firent le palais royal, ét Beaudoin rer y établit les templiers en 1 118. Saladin le convertit de nouveau en mosquée, Nous visitâmes, à l'intérieur, à part les 1ept magnifiques nefs, séparées par de grosses colonnes dont la peinture imite le marbre blanc, la salle d'armes destempliers, une chaire apportée d'Alep, délicatement sculptée, le prétendu tombeau des fils d'Aaron, l'empreinte supposée d’un des pieds de Jésus-Christ, et une chambre souterraine appciée berceau de Jésus-Christ, en souvenir du séjour que la sainte famille y aurait fait, à l'époque Je la Purification de Marie, dans la demeure de Siméon.
Au nord-ouest de la grande esplanade du temple, était la célèbre tour Antonia qu'un portique jaignait au prétoire, Cette citadelle, qui joua un. grand rôle pendant le siège de Titus, fut bâtie par Hircan Maccabée, sur un rocheritrès escarpé et très élevé, et les gfands-prêtres l’habitèrent jusqu'à Hérode. Celui-ci la fit fortifier, y installa une garnison et lui donna le nom de
Marc-Antoine. Du haut des tours de la forteresse, le soldat romain pouvait surveiller les Juifs jusquedans les parvis du temple, Dans cette tour saint Paul fut enfermé par Claude Lysias, et c'est de là que l’apôtre partit, la nuit, pour se rendre à Césarée,
Le prétoire et la forteresse sont aujourd’hui remplacés par des casernes, J'en reparlerai en
décrivant l'arc de l'Ecce Homo, sur la Voie douloureuse.