‹ Souvenirs d'un voyage en Terre-Sainte [microforme]Chapitre 49 sur 89 · EXC · texte numérisé non relu

EXC

murait une l'espace né baie qui 1 natte ou d’ ; Vivant É le plus sau qaemment dans les vi A l'inté aux pêèlerit naturel, qi dià laquel Un lion occupant ; dans son dans le pl formalité, par la me dehors de l'ermite : | ce manèg CR v..

dans cett:

l’autre,”

e sous ur déar, c'était tation cherlitude prière doxie emps se fit ut le M.

lières air, aient Saint mille

murait une partie de manière à ne laisser que

l'espace nécessaire pour entrer et sortir: la baie qui restait se fermait au moyen d’une natte ou d'un faisceau de branches.

Vivant avec la nature, et au milieu du désert le plus sauvage, chez eux se produisaient frégaemment de ces faits, que l'on voit retracés dans les vies des premiers ermites,

A l'intérieur même du monastère, on montre aux pèlerins une grotte, conservée dans son état

naturel, qui fut le lieu de séjour de saint Sabas,

et à, laquelle se rattache une jolie légende : Un lion y avait, paraît-il, le droit de premier

“occupant ; à son retour de la chasse, il -trouva

dans son repaire le saint usurpateur, plongé dans le plus profond sommeil, et sans autre formalité, il le prit.doucement entre ses dents, par la manche de son habit, et le traîna au dehors de la grotte ; deux fois, le lion expulsa l'ermite : à la fin, voulant mettre un terme à ce manège, Sabas lui dit :

« I] y a ce semble place pour nous deux dans cette grotte; prends un coin, j'occuperai

l’autre,”

Homme et bête vécurent depuis dans ‘la même demeure, et en très bonne harmonie.

Mais un ennemi, plus cruel que le roi du désert, était réservé aux disciples de saint Sabas.

Au septième siècle, Chosroëès promenait: sa torche incendiaire à travers la Palestine ; gorgé de sang et de carnage, il s’abattit sur la laure, et fit impitoyablement passer au fil de l'épée tous les moines qui n'avaient pu le prévenir par une prompte fuite. Il y en avait encore cinquante, qui furent tous massacrés.

Une chapelle, à l'intérieur du couvent, . ‘rappelle ces cruautés, par les reliques des martyrs qui y sont pieusement conservées.

Saint Jean Damascène, aussi, vécut à Saint-

Sabas, et même on y vénère son tombeau, C'est dans ce couvent, que l'intrépide docteur composa la majeure partie des écrits, qui le rendirent si redoutable aux hérétiques de son temps.

Comme nous arrivions près de la grande porte du monastère, un moine, en vigie du haut d’une tour; fit descendre jusqu'à nous un panier, dans lequel notre guide plaça la lettre d’intro.

ans la

nie,

du dé-

Sabas.

ait: sa gorgé laure, l'épée

évenir ncore

lapartyrs

aintbeau, cteur jui le > son

ande haut inier, ntro-

tions de l’austérité monastique, est bâti en

duction, qu'il avait obtenue du patriarche grec de Jérusalem ; le panier remonta, et quelques minutes après, les portes massives s'ouvrirent devant nous; nous pénétrâmes d'abord dans

une petite cour intérieure, où se. trouvaient

plusieurs religieux, à la face amaigrie par le jeûne et bronzée par le soleil. I] y a, dans le

Couvent de Saint-Sabas, une vingtaine de

moines, partisans du schisme, et observant dans sa rigueur la règle de saint Basile.

Ils vivent de racines et d'herbages, ne mangeant jamais aucune viande quelconque. Pour se procurer le strict nécessaire, qui leur coûte évidemment bien peu cher, ils font, à l’intérieur même du Couvent, un petit commerce d'objets en bois, qu'ils fabriquent eux-mêmes, et que les

pèlerins aiment à apporter comme souvenirs.

D'une figure douce et bienveillante, ils sont nonchalants par nature, et malpropres par vertu peut-être ; ils portent une longue robe noire, et ont constamment Ja tête couverte du bonnet grec, à haute forme.

Leur couvent, une des plus étonnantes créa-

emma a dnenaen ere se

amphithéâtre, au-dessus du Cédron qu'il de mine et surplombe en plusieurs endroits. LA plateforme supérieure s'élève perpendiculairément au-dessus de l’abime, à la hauteur de six cents pieds, Et cependant, plusieurs de ces ascètes, n'étant pas encore satisfaits de la sévérité pittoresque des cellules de l'intérieur, se sont pratiqué des habitations en nid d'abeille, en dehors du mur, allongeant sur leur fenêtre quelques pièces de bois, sur lesquelles ils vivent, se protégeant, au moyen de nattes ou de vieux morceaux de ‘oi':, contre l'ardeur dur soleil,

À l'intérieur, nous avons visité, outre l'église principale, l'oraioire de saint Nicolas et Ja chapelle des reliques, la grotte de saint Sabas, les chapelles de saint Jean Damascène, de saint Georges, de saint Pierre et de saint Paul, et la bibliothèque, où se trouve une jolie collection de manuscrits. Sur les terrasses, il y a de petits jardins faits au moyen de terre rapportée et dont la culture sert à distraire les religieux.

Nous y remarquâmes un palmier d’une hauteur considérable, qu'on nous dit avoir été planté par saint Sabas, et aussi une source

mira en ce U:

très oisea qui, s les ayons:

nous mona En moine vent, dont L tarder Ap toutes tous | ayant primes gens a Nos gorge, table s

miraculeuse que le même saint aurait fait jaillir en çes endroits,

Un autre passe-temps qui semble leur être très agréable, consiste à appeler à eux les oiseaux qui voltigent au-dessus du couvent, et qui, sur un signe, viennent se poser sur la tête, les épaules, ou les mains des moines ; nous ayons été nous-mêmes témoins de ce fait, qui nous: reportait au berceau même de la vie monastique,

En souvenir du lion de saint Sabas, les moines s'amusent aussi à jeter au pied du couvent, dans le Cédron, des morceaux de pain dont les chacals et autres animaux du désert ne tardent pas à venir se repaître,

Après avoif parcouru le monastère dans toutes ses parties, et nous être rendu compte de tous les principaux souvenirs qu'il rappelle, ayant fait quelques petites emplettes, nous primes congé des religieux, et rejoignimes nos gens au camp,

Nos tentes étaient plantées au fond d'une gorge, à l'abri du vent ; les feux allumés, la table servie, :

Page 1