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BÉTHEL, JIFNA. des
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Tout près de Béroth est Béthel, une des plus fat $ anciennes villes de la Palestine, Abraham ve- D nant de Sychem, s’y arrêta, et fit plus tard une ne nouvelle halte en ce pays, alors qu’il revenait pat de l'Egypte. Son descendant Jacob y passa la L. nuit, probablement à l'endroit même, qui avait MX
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prit une pierre, sur laquelle il posa sa tête, et pendant son sommeil il eut la vision de cette échelle mystérieuse, d’un bout tenant à la terre, et de l’autre atteignant le ciel. A son réveil, il s’écria: “ Vraiment Dieu habite cet endroit, et je l'ignorais.” Et dans son effroi, il dit: “Que ce lieu est terrible! c’est ici la maison de Dieu, c'est ici la porte des cieux.” Et, prenant la pierre sur laquelle il avait reposé, il l'érigea en monument, et répandit de l’huile dessus,
Samuel se rendait à Béthel pour juger Israël,
À Béthel, Jéroboam plaça un veau d'or, pour détourner ses sujets de se rendre à Jérusalem,
Un prophète étant venu lui reprocher sa conduite abominable, l'impie leva contre l'homme de Dieu, sa main, qui se dessécha aussitôt, et l'autel idolatrique se fendit en deux,
Abia, roi de Juda, s'empara de Béthel, qui fut reconquise par Baasa, roi d'Israël, |
Des enfants de Béthel, se moquant d’Elisée, couraient après lui, en criant : “ Monte chauve, monte chauve. ”
Le prophète les maudit de la part du Seigneur, et deux ours sortis des bois, dévorèrent quarante-‘':ux de ces enfants.
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Amos prophétisa la ruine de Béthel et de tout Israël,
Enfin, ceile vale, repeuplée par des juifs revenus de Babylone, fortifiée par les Machabées, prise d'assaut par Vespasien, n'existe, depuis les premiers siècles de notre ère, qu’à l'état de petit village de quatre cents habitants. Il est situé à un peu plus de douze milles, au nord dé Jérusalem.
Il y existe des ruines considérables d'une église, dont parle saint Jérôme comine s'élevant sur le lieu où Jacob eut la vision de l'échelle mystérieuse.
Quatre heures d'une marche désagréable, à cause du mauvais temps et des chemins raboteux, nous firent arriver à Jifna, au mo-
ent où la cloche de l'église catholique sonnait l'Angelus.. Nous n'avions pas apporté de tentes avec nous, parc: que le froid et la pluie presque constante, dont nous étions menacés, rendaient ce mode de voyage très peu praticable, et que d’ailleursp: : c' que soir, excepté le troisième, nous étions certains de recevoir l'hospitalité d'un missionnaire catholique,
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Le gardien de la maison de Jifna se montra cependant quelque peu récalcitrant ; heureusement que le curé, qui avait été appelé auprès d'un malade, ne tarda pas à rentrer, et son empressement nous fit oublier les obstacles opposés par son serviteur revêche, A dire vrai, il était temps pour nous de trouver un bon gite; nous étions trempés et grelottants,
Ces courageux missionnaires, disséminés dans la Palestine, ont la vie dure et méritoire, Ayant à peine le strict nécessaire, dirigeant des paroisses très étendues, dans lesquelles sont dispersés un fort petit nombre de cathoques; n'ayant souvent pour toute rémunération, q indifférence, le mépris et quelquefois même les persécutions ; réduits à l'isolement le plus complet, ils doivent, après avoir fait le sacrifice de leur patrie et de leur famille, re. noncer encore à toute consolation humaine, et, exerçant un ministère des plus ingrats, léguer à d'autres le bonheur de jouir du résultat futur de leurs travaux actuels.
Jifna, petite bourgade de trois à quatre cents
âmes, moitié catholiques, moit'é schismatiques,
fut autrefois une place assez importante sous le nom de Gofna; elle fut prise par Vespasien ; Titus s’y arrêta une nuit, et y envoya les prisonniers qu’il avait pris à Jérusalem,
On voit dans le village, les débr:s d'une ancienne église, consistant en quelques restes d'une abside, et deux colonnes encore debout.
Mgr. Valerga a fondé l'établissement catholique dè Jifna ; et ce petit village possède maintenant un curé, une église et une école parois-
siales.