BEYROUTH
Le vendredi Soir, 23 janvier, nous arrivions à Beyrouth, où les Pères Jésuites nous accueillaient dans leur splendide établissement,
On se souvient encore des deux religieux, les PP. Monneau et Pailloux, qui vinrent au Canada ily a une quinzaine d'années, pour recueillir des fonds en faveur de l’université de Beyrouth, A cette époque, des protestants américains, richement installés dans cette ville, faisaient une active propagande par leurs écoles, leurs Journaux, leur imprimerie et leurs bibles, au milieu de la catholique population du Liban, et déjà ils pouvaient se vanter d'avoir obtenu, dans leur prosélytisme, un indéniable succès, Mais les jésuites, qui sont toujours à l’avantgarde de la pacifique armée catholique, quand ils n’en sont pas les éclaireurs, ou même les martyrs, décidèrent de s'implanter là, tout à
côté du temple et du collège hérétiques ; et, à force de quêtes et de sacrifices considérables, faits par la province de Lyon qui les envoyait, ils réussirent à créer une université digne de: grands centres européens, et qui renferme un collège florissant, une riche bibliothèque, une imprimerie ayant déjà édité des ouvrages importants, dont plusieurs sont l'œuvre des pères de Beyrouth, et enfin un journal catholique, répandu parmi les familles maronites.
Or, les excellents pères n'ont pas oublié le Canada, qui, aiment-ils à redire, leur a fo.“ni une bonne part, sinon la totalité des sommes qu'ils ont dû consacrer à leur institution, et non seulement, fidèles à leurs promesses, ils font prier pour nous sur le tombeau du. Sau-
veur, mais encore ils se montrent empressés à
accueillir sous leur toit, et entourent de prévenance, les canadiens qui ont la bonne fortune
d° frapper à leur porte ; ils nous dirent même que nous étions chez nous, et pour prouver qu’ils ne prétendaient pas prononcer de vaines paroles, ils nous traitèrent vraiment comme des enfants de la maison, et dans les adresses en
plusie Goesb versité du Ca cet élo naissai mais c canadi.
contrib blissem si gran mais er . Nou:
Pères, a recondi ville, se Beyr.
qui pré qui la gr y fit con dans le.
en deux combatt:
mort du
s ; et, à
érables, ivoyait, gne de:
‘rme un ue, une uvrages re des cathoites. iblié le fo.“ni ommes ion, et ses, ils u - Sauessés à prévefortune même rouver vaines comme sses en
plusieurs langues, présentées à monseigneur de Goesbriand, on proclamait bien haut que l’université de Beyrouth tout entière, est l'œuvre du Canada, Jusqu'à quel point nous méritons cet éloge, qui réspirait la franchise et la reconnaissance la plus cordiales, je ne saurais le dire, mais ce que je puis affirmer, c'est que nous Canadiens, nous devons être fiers d'avoir pu contribuer, ne fût-ce qu'en partie, à un établissement si important, et qui a déjà donné de si grands résultats non seulement à Beyrouth, mais encore dans tout le Liban.
Nous restâmes six jours au milieu des RR.
Pères, afin d'attendre le Vapeur qui devait nous reconduire à Rome, et de visiter en détail la ville, ses monuments et ses alentours.
Beyrouth était assez ignorée dans les siècles qui précédèrent Hérode Agrippa. Ce prince qui la gouvernait comme une colonie romaine, y fit construire, entre autres édifices, un théâtre dans lequel quatorze cents hommes, partagés en deux armées, reçurent l'ordre barbare de combattre les uns contre les autres, jusqu’à la mort du dernier d’entre eux. |
Au commencement du christianisme se passa, à Beyrouth, un fait extraordinaire qui amena la conversion d'un grand nombre de personnes,
À cette époque, les juifs étaient très nombreux à Beyrouth. Un chrétien, qui demeurait près de leur synagogue, avait un crucifix attaché à la muraille, à côté de son lit. Sa maison étant trop petite, il la quitta, et elle fut achetée par unisraélite, Celui-ci peu de temps après, invita quelques-uns de ses amis à un repas. Or, l’un d'eux, ayant remarqué là l'image du Sauveur crucifié, adressa de vifs reproches au nou veau propriétaire, et alla porter plainte aux princes des pires, Un grand attroupement s'étant form, les princes des prêtres et les anciens vinrent à l1 demeure indiquée, se saisirent du crucifix et dirent : “ Nos pères ont couvert le Christ d'insultes : faisons comme eux.” Ils crachèrent donc dessus, et renouvelèrent autant
qu'ils purent, tout. ce que le Sauveur avait souffert à sa passion. Mais, lorsqu'ils percèrent le côté, il en découla de l’eau et du sang. Les ayant recueillis dans un vase, ils se dirent les uns aux autres : “ Les sectateurs du - Christ:
assurent:
Emport répando qu'on di Or le va tenu opé les para, des mala juifs dem convertir.
SYhagogu au Saint { tions, pou miraculeu à Ramileh, qui était ; nuit, et qu avec Josep suCCessiven Jacques, e sang qui à sieurs petite divers ‘lieu
À léclise impé
> SE passa, 1i amena ersonnes, rès nomlemeurait fix attaa maison t achetée ps après, epas. Or, du SausSaunou nte aux upement t les ansaisirent couvert uw” Lis t autant ur avait rcèrent g. Les rent les
Christ:
assurent qu'il a fait
Emportons ce vase dans notre SYnagogue et
répandons ce sang sur les malades, Si tout ce qu'on dit du Christ est vrai, ils seront guéris. ” Or le vase étan: dans la SYnagogue, son contenu opéra un grand nombre de guérisons sur ke Paralytiques, des aveugles, des lépreux et des malades de toute espèce,
A cette vue, les
juifs demandèrent pardon de leur faute, et se
convertirent au Seigneur J synagogue fut changée en cglise et consacrée au Saint Sauveur, On prit e
tions, Pour savoir d’où
5 De plus, la
nsuite des informaétait venu ce Crucifix miraculeux, et on réconnut qu'il avait été :fait à Ramleh, par le séna cur Nicodème, le même qui était allé trouver le Sauveur pendant la nuit, et qui lui avait rendu les derniers devoirs avéc Joseph d'Arimathie. Il avait appartenu successivement à Gamaliel, à saint Paul, à saint Jacques, etc. L'évêque de Beyrouth mit Je ang qui avait coulé de ce crucifix, dans plu sieurs petites fioles en verre, qu'il envoya en
divers lieux, et une d'elles fut placée dans
l'église impériale de Constantinople, C'est celle
toutes sortes de ‘prodiges,
[Ke]