CHAPITRE X
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CÉSARÉE, GASA,
Le temps s'écouiait bien vite à Beyrouth,
partagé qu’il était par toutes ces excursions, et lès visites que nous fimes au délégué apostolique, au consul français et à plusieurs autres personnages.
Francis avait, sur ces entrefaites, reçu de lé lé A Jérusalem une dépêche, le mandant en toute hâte à la maison paternelle, et le pauvre
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aussi soudain, Nous apprîmes quelques jours après, à Jaffa, que son père, qu’il avait laissé en parfaite santé, venait d'être frappé de mort subite,
Liévin nous avait, lui aussi, dit adieu, pour
prendre le chemin du Thabor, où il devait Continuer ses recherches infatigables, Cet excellent religieux ne nous avait pas jusqu'alors quittés un seul instant, depuis notre entrée en
Terre-Sainte, et il s'était appliqué constamment
à ne nous priver d'aucun avantage qui puisse
être offert aux pêlerins. Ne comptant pour
rien ses fatigues et : le temps qu'il nous consacrait, il semblait heureux de notre bonheur, chaque fois qu'il était témoin de nos émotions dans quelque SasCtuaire, ou aux endroits qui nous rappelaient le passage du Sauveur.
Si ces lignes ont la bonne fortune de tomber sous ses yeux, que Liévin, qui y reconnaîtra plus d'une fois son récit et ses descriptions, veuille bien y voir encore l'expression la plus sincère de ‘notre vive reconnaissance, et du
souvenir inaltérable que nous garderons de $a personne, de son dévouement, de ses constantes et si délicates attentions.
Le 29 janvier, c'est-à-dire le.jeudi qui suivit notre arrivée à Beyrouth, un vaisseau jetait l'ancre à l'entrée de la baie, attendant l'heure de partir pour Alexandrie ; c'était encore le Tage, avec ses mêmes officiers que nous allions retrouver'aussi polis, aussi prévenants que nous les avions connus dans une première traversée,
Plusieur; pères jésuites nous accompagnèrent jusqu'au rivage, d'où une barque, poussée par de vigoureux rameurs, nous conduisit à bord du vapeur,
Le lendemain matin, nous arrêtions devant Jaffa. Dans la nuit nous avions passé devant Césarée de Palestine, située au sud du Carmel, et qui fut la patrie du centurion Corneille.
Saint Pierre, saint Paul, saint Philippe vinrent à Césarée, et y prêchèrent la foi chré.
tienne. Cette ville eut un évêque dès les premiers temps; le siège de Césarée fut même métropolitain, Origène fut ordonné prêtre à Césarée, L'espace occupé autrefois par cette
ville que :
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ville est aujourd’hui désert et couvert de ruines,
La mer était si Calme, le tem que nous ne pûmes résister faire conduire au riv
Ps si radieux, au désir de nous age, pour fouler encore quelques instants, un coin de la Terre-Sainte, et même y célébre mystères, . Au sud de Jaffa, vis-à-vis Hébron, était autrefois Gaza, ville rendu sieurs exploits de Samson, Portes et renversa le temp écrasèrent trois mille Philistins.
Cette ville n'est plus représentée que par trois petits villages,
C'est dans la contrée Gaza que,
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qui sépare Hébron de suivant une tradition généralement la sainte Famille, fuyant en Egypte, tomba entre les mains d’une bande de brigands qui infestait le pays: mais grâce à tion d'un jeune homme, raconte saint +. .selme, la petite caravane fut remise en liberté Ce jeune homme était Je fils du chef, et s'appelait Dimas, Ayant regardé Je divin Enfant reposant dans les bras de Marie, {1 fut frappé de sa .
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beauté et s’écria : “ O le plus aimable des en-
fants ; si votre protection m'est un jour néces-
saire, daignez alors songer à moi, et vous rappeler cette rencontre.”
Or, toujours d'après la tradition, ce jeune homme ayant remplacé plus tard son père a la tête des voleurs, fut pris, condamné au supplice, et crucifié à la droite de Jésus.
On montre encore à Gaza, la place ou se reposa la Sainte Famille,
A ‘Port-Saïd, le lendemain, nous allâmes chez les franciscains pour dire la messe, et enfin le troisième. jour nous étions au couvent de sainte Catherine, à Alexandrie, Dans l’aprèsmidi, nous prenions le chemin de fer qui nous conduisait au Caire, où les pères jésuites, prévenus de notre arrivée, étaient accourus nous rencontrer au débarcadère.
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