D’UNE
Quel est mon but en écrivant ces mémoires- — Ce qu'ils seront — Je n écris que pour moi. - Qui je suis* — iïa. naissance. — Un ménage de savant. Mon portrait. — Persécutions maternelles. — Les Robes abricot. - Portrait en pied de ma bonne mère. — tin singulier train de maison. r ■ Monsieur Gobert. ■ — Evénement qui a dû arriver à bien des mères. — Utilité des tours de clef donnés à certaines portes-— Découverte extraordinaire* — Une femme qui ne se laisse pas démonter*
^entreprends une tâche sans précédents dans l'histoire des lettres, celle de montrer tout à nu lame d’une K femme, de la faire voir, cette âme»
dans les circonstances les plus graves, les plus
poignantes j tes plus délicates et les plus intimes.
Avec la plus entière indépendance et la plus complète bonne foi, je vais décrire sans lien déguiser ni retrancher, les incidents de toutes sortes par lesquels je me suis vue forcée de passer, depuis l’âge où l’adolescence succède à l’enfance, jusqu’à celui où la nature, par une révolution soudaine, avertit la femme que son rôle actif, ici-bas, est terminé. Pour m’acquitter de cette tâche, la mener à bien jusqu’au bout, pour dire...
tout, je mettrai de côté, je foulerai aux pieds, s’il le faut, les considérations mondaines, les préjugés et les conventions qui, d’ordinaire, sont des choses d’une si grande importance pour mon sexe. Je m’efforcerai de ne rien oublier et d’être
sincère.
Je n’écris pas ces mémoires pour le public; j’ignore et ne me soucie même pas de savoir s’ils seront jamais publiés: je ne les écris que pour moi-même, dans Tunique but de me distraire, de revivre, en quelque façon, en les écrivant.
Quoique mon existence ait été dépourvue d’événements romanesques, et bien qu’elle ressemble, à quelques menus détails près, à celle de beaucoup d’autres femmes, je pense qu’elle pourra les intéresser toutes.
Je m’estimerai trop heureuse si ces pages, dans
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lesquelles j’oserai dire ce que les personnes de mon sexe cachent d’habitude le plus soigneusement à autrui et parfois à elles-mêmes, après avoir été châtiées, un jour, où, tout au moins émondées par une plume plus autorisée que la mienne, ont le pouvoir, la providence aidant, de préserver des fautes où je suis tombée, et des peines que j’ai subies, quelques-unes des femmes qui ne craindront pas de les lire,
je suis née à Paris, le iS mars 1831, d’un père italien d’origine et d’une mère française. J’ai toujours conservé la plus grande vénération pour la mémoire de mon père. C’était un homme spirituel, parfaitement bon, tolérant, serviable savant, plus réellement savant qu’on ne l’est aujourd’hui en Italie et même en France. Les travaux remarquables qu’il publia sur l’Anthropologie et l’Ethnographie, l’avaient placé de bonne heure à la tête de la génération des jeunes écrivains et professeurs qui, cultivant chacun différentes branches de la science, aspiraient à la haute réputation des Cuvier, des Geoffroy Saint- Hilaire et des Brongniart, Mon père faisait partie de toutes les sociétés savantes de l’Europe.
Il était particulièrement très her de son titre de membre correspondant de l’Institut de France.
Variante, ligne 10, au lieu de iS 3 1 ; l’édition de Londres porte : 1821.
Aussi loin que mes souvenirs se reportent, je vois sa fréquentation et son amitié recherchées par les hommes les plus distingués. Notre maison qui était pleine, haut en bas, de bouquins poudreux, de cartes de géographie, de plans en relief, et de pièces anatomiques, ne désemplissait pas d’étrangers qui venaient consulter mon père sur les moindres problèmes concernant l’origine et la filiation des peuples, l’histoire naturelle de l’homme, les mœurs et les coutumes des différentes races humaines, problèmes qui les passionnaient tous à un point que je ne saurais expliquer. Comme j’étais l’aînée de mes frères et soeurs, mon père m’avait prise en affection particulière, se figurant, je ne sais pourquoi, que je pouvais, plus que tout autre, m’intéresser à ses études.
La vérité était que je n’y comprenais pas grand chose et, toute enfant, comme jeune fille, je les admirais de confiance. Mon père représentait à mes yeux ce qu’il y a de plus noble et de plus élevé dans la créature.
Ce que je connaissais de la vie me donnait le droit de le faire. Il avait sacrifié les trois quarts
Variante, ligne 22, au lieu de créature ; lire : création, — ligne 23 , au Heu de la vie me donnait le droit de le faire ; lire : de sa vie m'autorisait à le placer dans mon esprit au-dessus de tous les hommes.
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de sa fortune patrimoniale, qui était considérable, dans l’unique but de contribuer à l’affranchissement de son pays. Exilé pour ses convictions politiques, il était devenu Français par reconnaissance de l’hospitalité qu’il avait reçue à Paris, mais il ne cessa jamais de porter à sa terre natale, et surtout à la ville de Florence, berceau de sa famille, une religieuse affection. Je ne finirais pas si je me laissais aller au plaisir de parler plus longtemps de mon père.
J’abrège donc. Quoique nos revenus ne nous permissent pas de faire grande figure et de recevoir d’autres personnes que quelques intimes, notre maison passait, avec raison, grâce à l’esprit de mon père et à l’amabilité de ma mère, pour l’une des plus agréables de Paris. Toute ma vie, je me rappellerai, avec un indicible plaisir, nos dîners de famille auxquels il était rare que ne fussent pas conviés quelques-uns des étrangers de distinction qui étaient de passage à Paris. La table était la grande dépense de mon père. Il était gourmet, sensuel, et il en convenait avec
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une bonne humeur charmante. C’était toujours à table qu’il savait le mieux faire briller tous ses avantages. Alors, quand nulle contrariété ne le préoccupait, que son esprit méridional et voltairien était légèrement excité par le vin du midi, qu’il voyait alignées autour de lui les têtes joyeuses de sa petite famille, sûr delà bienveillance de son
auditoire, lequel ne demandait qu’à s’amuser et à l’applaudir, il se laissait aller au plaisir de conter, et personne, mieux que lui, ne sut jamais tenir les oreilles sous le charme de sa parole .
Malheureusement, par moments, mon excellent père oubliait qu’il parlait devant ses cinq enfants, deux garçons et trois filles, dont l’une — c’était moi — commençait à grandir et avait l’esprit ouvert à toutes les curiosités. Entraîné malgré lui par l’amusement de conter, cher aux professeurs, le savant laissait échapper des choses que nous ne comprenions guère, et qui nous scandalisaient d’instinct, mes 'soeurs et moi, et qui mettaient notre mère au supplice.
Une des particularités qui contribuaient le plus à me faire chérir mon père, après son excessive bienveillance, c’est qu’il y avait entre lui et moi une foule de points de ressemblance et de contact. J’étais vraiment sa fille au physique et au moral. Cet homme de très grande taille, élégant de manières, aux traits doux, aux cheveux noirs, toujours soigneusement rasé, recherché dans sa mise, avec son air affable et spirituel, m’inspirait un orgueil mêlé de respect. 11 avait voulu diriger lui-même les débuts de mon instruction, mais il s’y] prenait mal, me faisant lire des livres auxquels il m’était impossible de rien comprendre. Il avait une préférence marquée pour moi. Mes deux soeurs en étaient jalouses; et mon institu-
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trice, une respectable dame anglaise, de même que ma mère et mes deux tantes, ne cessaient de me taquiner à ce sujet.
Je voudrais bien parler de mon éducation.
Malheureusement, mes souvenirs sont demeurés un peu confus à cet égard. Tout ce qu’il m’est possible de m’en rappeler aujourd’hui, c’est que le plus grand nombre des personnes qui m’entouraient semblaient s’être donné le mot pour me maintenir dans une ignorance absolue sur la différence des sexes. On aurait dit que le salut de ma vie était dans cette ignorance. Peut-être n’avait-on pas absolument tort.
Je ne serais pas femme si je n’aimais pas à parler de moi-même. Sans me vanter, je puis dire qu’à seize ans, j’effaçais toutes mes compagnes.il y avait surtout en moi une chose qui obligeait 1 es personnes les plus indifférentes à me remarquer : c’était ma taille qui dépassait en hauteur, je pourrais ajouter « en élégance » tout ce qu’on avait vu jusqu’alors. Les plus longues, les plus minces, les plus sveltes, les plus souples Anglaises, résidant à Paris et partout, admirées par leur grâce native, n’existaient pas, pour ainsi dire, auprès de moi. Mon père qui, en sa qualité de membre de l’Institut, se plaisait aux comparaisons classiques, chaque fois qu’il me voyait assise au milieu d’un cercle de jeunes filles, les dominant de toute la tête, disait invariablement que
je lui rappelais « la déesse Calypso parmi ses nymphes ». Le fait est que ma taille me donnait une supériorité d’une nature particulière, mais incontestable, sur toutes les femmes. Ce qu’il y eut toujours de plus remarquable, je n’ose pas dire cc de plus séduisant » en moi, c’est que tout en demeurant très grande, je sus toujours rester très mince, et sans maigreur. Même à trente ans, âge auquel, assure-t-on, les femmes prennent toujours un peu d’embonpoint, on ne m’aurait pas trouvé d’épaisseurs malséantes en aucune place de mon corps. Mes pieds comme mes mains, demeurèrent toujours d’une finesse de forme et d’une délicatesse irréprochables. Mon corsage « correctement modelé, disait mon père, sur celui d’Hébé, » ne s’accentua jamais de manière à me faire élargir mes robes d’un seul point. Il en fut de même de mon cou, de mes épaules, de ma ceinture, de toutes les autres parties de ma personne. J’avais, comme j’ai encore, la peau extrêmement fine et satinée, blanche et rose, d’un grain doux, qui contrastait heureusement avec mes cheveux abondants, soyeux et d’un noir bleuâtre ; mes sourcils et mes yeux également noirs. Les mauvaises langues disaient que j’avais la bouche trop grande ; mais mon père, qui était connaisseur en cette matière, puisqu’il avait pour spécialité detudier les races humaines, assurait que cette bouche, aux lèvres ondulées, épaisses
et rouges comme le sang même, était pétrie de grâce et comme saturée de voluptueuse expression,
11 faut absolument que les femmes qui pourront lire ceci, excusent la trop grande bienveillance de mon père. En sa qualité d 'anthropologiste et, quoique je ne représentasse pas, comme femme, le type qu’il préférait, il fut toujours très préoccupé de ma figure. Plus de cent fois il m’a répété que « la nature semblait avoir pris un certain plaisir à mettre deux âmes différentes sur mes traits; l’une, élevée, entièrement détachée des choses matérielles: celle-là, disait-il, se voyait sur mon front lisse et mollement entouré de mes
bandeaux noirs, dans la ligne droite et fine de mon nez, dans mes yeux à îa fois tendres et fins — c’est toujours mon père qui parle; — ma seconde âme, ajoutait-il, un peu sensuelle, s’accusait sur mes lèvres dont j’ai déjà parlé, et dans la forme de mon menton qui était un peu large et comme partagé en deux, vers le milieu, par une ligne horizontale, »
La vérité, pour laisser de côté les poétiques
Variante, ligne i6, au lieu de fins ; lire .* fiers.
— ligne 18, après sensuelle ; lire : ajoutait- il, c'était bien peu !
Variante, ligne 22, au lieu de horizontale; lire : horizontalement, par une ligne courbe, formant une ombre légère.
j g SOUVENIRS
effusions de mon père, c'est que dès l’âge de seize ans, j’avais le visage plein et d’un bel ovale, sans
bouffissures ni maigreur.
C’est que mon teint avait l’éclat et la fraîcheur que font si bien valoir les yeux et les cheveux noirs, c’est enfin que mes traits les plus accentués étaient le menton et la bouche. Tout cela me composait une physionomie qui, m’a-t-on dit souvent plus tard, iCétait pas sans charme.
Lorsque j’eus atteint seize ans, me sentant déjà femme et toute formée, je montrai quelque velléité d’indépendance. Ma mère qui m’aimait peu, étant jalouse de mes charmes naissants, et elle avait bien tort, car elle était charmante, la pauvre femme! ma mère, donc, commença à montercontre moi une petite persécution des plus déloyales et des plus sournoises. Comme elle avait naturellement la haute main sur les moindres objets qui concernaient la toilette de ses filles, et comme mes sœurs étaient trop jeunes encore pour qu’elle daignât s’occuper d’elles, elle se plaisait à me faire porter les vêtements qu’elle supposait devoir le plus m'enlaidir, tels que des robes couleur abricot, ou des mantelets de soie verte, ou bien encore de tout petits chapeaux qui contrastaient
Variante, ligne 1 , de mon père ; lire : paternelles.
— ligne 2 , après ovale; lire : un peu allonge.
• — ligne 10, après atteint; lire : mes.
— ligne 20, après petits; Ère ; tout petits.
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le plus désagréablement du monde avec ma haute taille. Ces mauvais procédés, dont toutes les jeunes filles placées dans ma position ont dû, comme moi, être victimes, vont m’amener naturellement à dire quelques mots de ma mère.
Elle avait été et était encore, à trente-six ans, l’une des plus belles et des plus séduisantes femmes de .son temps. Impossible de rencontrer plus de distinction servant à faire valoir plus de grâce, une plus exquise amabilité unie aune plus parfaite beauté. Je puis en parler aujourd’hui en toute liberté, puisque ma mère et moi nous ne nous ressemblions pas, qu’elle était de moyenne taille et que je suis grande, qu’elle était blonde et que je suis brune : la main sur la conscience, je ne crois pas que la nature ait jamais créé une femme plus accomplie.
Ses épaules, ses bras, ses mains, ses jambes, ses pieds, se seins étaient autant de merveilles. Elle avait des caresses plein les regards et plein la voix. Mais ce qu’i; y avait de plus attrayant en elle, ce qui faisait d’elle, en réalité, une femme sans pareille, c’était son air angélique et chaste, je ne sais quelle fleur de pureté qui ennoblissait son visage. Elle enchantait, elle fascinait par sa démarche, comme par ses manières et par ses traits* On aurait dit une madone de Raphaël. Comme elle avait l’humeur facile et le caractère enjoué, quelle aimait les hommages et n’en fai-
sait aucun mystère, elle n’avait jamais manqué de soupirants, ni même, à ce que j’appris depuis, de galants.
Quoique je ne lusse, à seize ans, qu’une enfant sans malice et absolument innocente, il m’était facile de voir que la conduite de cette mère, qui avait l’air d’une sainte, n’était pas toujours exemplaire, Néanmoins Jusqu’alors, avec ta meilleure volonté du monde, il m’aürait été impossible d’articuler contre elle, du moins en connaissance de cause, un seul fait.
Mon père l’adorait. Ce n'était même pas de l’adoration qu’il avait pour elle, mais du fétichisme. Cet homme intelligent, ce lettré dont l’esprit cultivé me plongeait dans un perpétuel enchantement, était d’une faiblesse pour sa femme, qui tenait du prodige. Quoiqu’elle fît, c’était bien fait.
La plus légère observation n’était pas permise. Elle avait les cheveux d’un blond cendré , les yeux bleus, les manières d’un ange, elle se balançait avec un certain air pudique en marchant; cela suffisait. Après vingt ans de mariage, mon père était encore à ses pieds. Il lui aurait tout sacrifié : position, avenir, fortune, amis, ses enfants même! et cela pour Tunique satisfaction de la
voir sourire. Si le profond respect que je porte
a la mémoire de mon père ne me retenait, je dirais que je ne crois pas qu’on ait jamais vu sur terre pareille dupe.
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Orgon lui-même n'était rien auprès de mon père. De sa femme, il avalait tout, les yeux fermés. Elle lui aurait mis de l’aloes dans la bouche, qu’il auraitjuré que citait du sucre. Il ne pouvait douter qu’elle eût des amants, c’était par trop visible.il en prenait stoïquement, presque joyeusement son parti, (répétant a satiété, en toute occasion que, pour rien au monde, il ne voudrait jamais causer le plus léger chagrin à sa femme. Étrange philosophie ! Il l'appelait parfois, en pleine table, devant ses domestiques ef
ses enfants, du nom de son amant en exercice.
Mais tout cela, quoique singulier, ne m’aurait rien été, si ma mère qui, naturellement abusait de la passion de mon père, n’avait
fait exactement tout ce qu’il fallait pour le ruiner.
Ce n’est pas qu’elle eût mis la maison sur le pied d un train excessif. Il y avait bien quelques petites choses de plus que le nécessaire, mais cela ne valait pas la peine d’en parler. Ma mère n’avait point à se reprocher les dépenses de table, de beaux ameublements, de voitures et de chevaux qui prenaient les quatre cinquièmes de nos revenus. La dépense folle, permanente, ridicule, le \ ice c en était un! — de cette femme
Variante, ligne 8, au lieu de qui ; lire : que.
incomparable , n'etait autre que la toilette, A une époque où le luxe était bien loin d’avoir atteint les proportions qui font tant crier aujourd’hui, où les gens les plus riches, s inspiiant de l’exemple de la cour du roi Louis-Philippe, se contentaient d’une existence des plus modestes, tout, chez nous, passait en nippes, en chiffons, tout s’en allait en belles lingeries, en satins, velours et dentelles. Les dentelles surtout étaient la passion de ma mère. Elle en mettait partout, à ses corsages, au dos de ses chemises de jour et de nuit, à ses camisoles et ses jupons. Je dois convenir immédiatement qu elle avait un goût délicieux. Jamais aucune femme ne sut s habiller comme elle. Elle employait toute son intelligence et tout son temps à faire la fortune des marchandes de modes et des couturières. Dès le matin, en sortant du lit, elle se trouvait sous les armes. Ses pantoufles, ses bas, ses jarretières, ses jupons, ses rubans de taille et de cou, tout était dans une harmonie parfaite. On pouvait lever tous ses voiles, on était sûr de ne rencontrer que des choses délicieuses, dessus et dessous. Elle ne portait jamais le moindre bijou. C’était son luxe. Je renonce à décrire les diffé-
Vartante, ligne 11, au lieu de dos ; lire : bas.
— ligne 12, après a ses; lire : peignoirs.
— ligue 12, après jupons ; lire : et même à ses
bas.
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