X... entra
J’eus un des plus vifs étonnements de ma vie-. Tout le monde se précipita. Les mères, les filles, les hommes s’emparaient tour à tour de ses mains, et y déposaient de longs et onctueux baisers.
Il laissait faire et souriait.
Je me tenais debout, isolée du groupe qui se pressait autour de lui. Il s’approcha.
« Ah ! c’est vous. Bonjour. »
Et sa voix avait un ton froid et sec. Ce n’était pas la voix qui m’avait souhaité la bienvenue.
« Il se fâche que je ne lui aie pas baisé la main; eh bien, sa fâcherie durera longtemps, » me disais-je intérieurement. Je pensais encore : « Quel drôle de grand homme ! Et ces Italiens sont-ils vils! Passe encore pour les femmes; mais les hommes! »