‹ Souvenirs d'une cosaqueChapitre 8 sur 27 · X... entra · texte numérisé non relu

X... entra

J’eus un des plus vifs étonnements de ma vie-. Tout le monde se précipita. Les mères, les filles, les hommes s’emparaient tour à tour de ses mains, et y déposaient de longs et onctueux baisers.

Il laissait faire et souriait.

Je me tenais debout, isolée du groupe qui se pressait autour de lui. Il s’approcha.

« Ah ! c’est vous. Bonjour. »

Et sa voix avait un ton froid et sec. Ce n’était pas la voix qui m’avait souhaité la bienvenue.

« Il se fâche que je ne lui aie pas baisé la main; eh bien, sa fâcherie durera longtemps, » me disais-je intérieurement. Je pensais encore : « Quel drôle de grand homme ! Et ces Italiens sont-ils vils! Passe encore pour les femmes; mais les hommes! »

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