SOUVENIRS DE VINCENT VAN GOGH
■' Xature morte " composée d'objets tirés des collections du docteur Cachet. peints, dessinés par Vincent, à Auver>. ou ayant trait à sa vie.
* Affiche du "Tambourin". (Première maison, rue de Richelieu.)
* Tambourin provenant du " Tambourin " du boulevard de Clicliy.
* Crépons japonais de la chambre de Vincent, à Auvers.
* Palette ayant servi pour Mademoiselle Cachet au piano.
'■ Japon artistique " (les trois premiers numéros lui ayant appartenu, maculés d'huile).
* Pot en étain, figure dans un dessin.
* Vase en grès, japonais. Roses et Anémones.
* Verre flamand (?). \'oir dessin.
" La Fille Elisa " de de Concourt, prêté au docteur Cachet.
* Bambous taillés (pour le dessin).
* Jaune de chrome, X° 2 (Tasset et Lhote, Tanguy). (Trois tubes N" 10.)
* Laque géranium (Tasset et Lhote). ( 1 tube n" S.)'
N. B. — Les noms précédés d'un * indiquent les objets donnés au Musée du Louvre (novembre 1951).
A cette liste il convient d'ajouter l'album d'estampes japonaises. Gogh no oino idc et deux grands crépons lui ayant appartenu, puis le piano d'.\uvers que Vincent a peint dans Mademoiselle Cachet au piano et qui n'ont pu trouver place dans la « Nature morte » ci-contre.
1. La casquette de toile blanche qui coifFe le docteur Gacliet dans les deux portraits peints par Vincent, bien que non reproduite dans la photographie ci-contre, fait partie de la donation Paul Cachet (27 novembre 1951).
en
PORTRAIT DE PHILIPPE SOI.ARI PAR Lur-MÊME. Musée du Louvre
LLUSTRÉ surtout par les séjours de Cézarme et de Van Gogh, Auvers fut autïefois un village de campagne pittoresque et charmant. C'est aujourd'hui, une petite ville longue et sale qui manque parfois de cahne où autos, avions, T.S.F. déchirent—- chacun à sa façon — l'air qu'ils empestent.
Auvers cependant est fertile en souvenir d'arts grands et petits, de Daubigny jusqu'à Van Gogh.
C'est en 1860 — trente ans avant la venue de Vincent — que Daubigny écrivait à Henriet :
J'ai acheté à Auvers, un terrain de 30 perches, tout couvert de haricots
et sur lequel je planterai quelques gigots si vous venez m'y voir, sur lequel
on est en train de me bâtir un atelier de 8 mètres sur 6, avec quelques cham-
" bras autour, ce qui me servira, je l'espère, pour le printemps prochain. Le père
" Corot a trouvé Auvers très beau et m'a bien engagé à m'y fixer pour une