POÈME BADIN
Je chante le combat, l'héroïque victoire
Qui de maître Augustin fait le titre de gloire, Muse qui connaît tout, sur mon luth frémissant Viens me peindre l'horreur de ce drame sanglant.
C'était jour de congé : sur la troupe écolière J ;
L'astre du jour versait les flots de sa lumière.
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Les élèves, livrés aux plaisirs de leurs jeux, Faisaient retentir l'air de leurs rires joyeux.
Tel on entend,:parfois, sous le sombre feuillage, De milliers d'oiseaux le bruyant babillage, Telle, mais plus puissante, au milieu de nos rangs S'élève la clameur des rires innocents.
Mais voilà que, soudain, drapée en un nuage, La Discorde montrant son horrible visage, Descendit lentement vers un groupe badin, Taquinant à loisir le timide Augustin.
Le regard du fantôme étincela de haine ;
Un sourire infernal sur sa face inhumaine
Erra quelques instants, et puis tout disparut. Telle, dans les buissons, la vipère à l'affût,
De la tendre brebis épiant le passage,