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LE NID DOISEAU OU LE COLLÈGE BOURSET

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Bientôt le père vint avec la nourriture Qu'il avait prise dans les champs ; Mais, comme de son aile il a fait un murmure,

Son vol éveille les enfants.

Aussitôt mille cris sortent du niu : mousse, Les petits en sortent à moitié ;

Oh !'prenez et mangez, la nourriture est douce :

Elle est unie à l'amitié !

Et la mère, à son tour, vole vers la campagne, Puis dans les champs glane les blés,

Et, plus prompte qu'un trait, revient à la montagne

Où ses petits sont rassemblés.

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Ainsi, ces deux oiseaux, du lever de l'aurore Jusques à l'heure de la nuit, Voyagent sans cesser, volent, volent encore,

Et la gaîté toujours les suit

Confrères, ce beau nid que la brise balance

De son souffle pur, embaumé,

Ah! vous l'avez nommé, votre esprit me devance,

C’est notre Bourget bien-aimé.

Sous son dôme noyé dans des flots de lumière, Le vrai bonheur aime à siéger ; Et si l'ennui lui prête un aspect solitaire,

Il n’est jamais que passager.

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