LE NID D'OISEAU OU LE COLLÈGE BOURGET
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Nous, troupe d’écoliers au cœur rempli d'ivresse, Nous sommes ces petits oiseaux ; Dans ce nid nous coulons une heureuse jeunesse
Dans des plaisirs toujours nouveaux.
Ce père et cette mère au zèle infatigable Qui travaillent pour leurs enfants, Ce sont nos professeurs dont l'âme charitable
Couvre de soins nos premiers ans.
Et comme ces oiseaux donnent la subsistance Aux dignes fruits de leur amour,
Ainsi, nous servent-ils la vertu, la science,
A pleines mains, à chaque jour.
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Donc, nous qui grandissons à l'ombre du collège,
Confrères, regardons toujours
Ce beau temps que jamais l'infortune n’assiège,
Comme une chaîne d’heureux jours.
Et quand nous grandirons loin de ce cher asile, Qu'il ne nous soit pas étranger ; Si, parfois, les ingrats sur lui versent leur bile,
Oh! soyons là, pour le venger!
Collège Bourget, 25 mai 1894.
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llège, èce, LA VOIX DU TABERNACLE asile, {SONNET).
bile,
Si le flnt mugissant au sein de la tempête, Déploie au gré des vents d’inutiles efforts, Si, pleine de fureur, son écumante crête
Va, sans aucun effet, se briser sur les bords,
Si le léger chevreuil dont se dresse la tête,
Lorsqu'il entend vibrer, au loin, le son des cors,
Rs re eo er tt ne
Rencontre dans sa course un ravin qui l’arrête,
Un précipice affreux où va plonger son corps,
Si l'écho des beaux jours qui dans les bois s’éveille, Et par ses doux accents vient frapper notre oreille,
N'est qu'un effet du son puni de son ardeur ;
Enfin si, dans son vol, l'oiseau cède aux obstacles, Oh! dites-moi pourquoi, par quels divins miracles,
La voix du tabernacle arrive droit au cœur ?....
Collège Bourget, 15 octobre 1894.
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