‹ Souvenirs de collège [microforme]Chapitre 60 sur 69 · LA 22 ST AAA AX TN NE NRA AAA · texte numérisé non relu

LA 22 ST AAA AX TN NE NRA AAA

Le chant sitôt fini, la Pipe est allumée :

En épais tourbillons Ja légère fumée

Parfume l'atmosphère et Satisfait le cœur.

Des écoliers fumer! oh ! quel parfait bonheur ! Bientôt l'A ]ma Mater disparaît à Ja vue, Tandis que le soleil au ciel perce la nue.

Tous admiraient les feux de sa lumière d’or.

Et le cœur de chacun redevenait plus fort, Quand, soudain, 1a Gaîté, sur l'aile d'un nuage, Descend sur les héros et leur tient ce langage : "0 sages qui cherchez la Joie et les plaisirs,

“ Ecoutez-moi, Je viens combler tous vos désirs, “ Reprenez en Commun cette voix argentine

“ Que vous fites entendre au bord de Ja colline,

‘* Jouissez tout le Jour de votre liberté,

SR

“ Chassez l’âpre tristesse et suivez la Gaïîté.

“ Ainsi, je vous promets une heureuse journée,

‘“ L’ennui n'atteint que ceux qui m'ont abandonnée ; ‘“ Reprenez votre route et le cœur plein d’ardeur,

“ Vous atteindrez bientôt le palais du bonheur...” A ces mots, la Gaîté cessant son babillage, Disparaît à leurs yeux dans le fond du nuage.

Les héros rassurés par cet heureux discours,

À leur franche allégresse accordent libre cours.

Sur le mont d’alentour flotte une vapeur moite,

Où du soleil ardent la lumière miroite ;

La neige durcie au souffle des aquilons,

À chaque mouvement craque sous les talons ;

Le givre du matin parsemé sur les branches

Couronnes les buissons de vastes nappes blanches.

III AIINIUS

raîté, journée, bandonnée :

d'ardeur, onheur. .…...”

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LES PHILOMÉLITES. 161

VILLA IAAAAN AA RAR NRA AAAS VIIAALANAANRAA

Nos voyageurs ravis de ce qu'ils ont pu voir, Reprennent leur chemin l'âme pleine d'espoir. Tel, on voit un essaim de légères abeilles,

Après s'être arrêté sur des roses vermeilles, S'envoler à grand bruit, en gros nuages d’or, Emportant dans leur sein leur fertile trésor.

Tel que l'oiseau porté sur l'aile de Ja brise, Aldéric ne sent Pas le poids de sa valise :

Il marche, il Court, il vole, et ses pieds toujours bons Touchent à Peine à terre, il ne va que par bonds. Alphonse Deux, par un raisonnement fort juste, Déclare être rendu Sur les terres d'Auguste,

Oui, voyez le palais d'Auguste Giraldeau

Qui s'élève là-bas sur le flanc d’un Coteau

On croirait que plusieurs ont aux talons des ailes,

en

Ils peignent dans leurs bonds les légères gazelles.

Ceux-là qui, sans fatigue, ainsi font le chemin, Sont ceux qui n'ont jamais de paniers à la main. Et si vous en doutez, interrogez Alphonse,

Il pourra, j'en suis sûr, vous rendre une réponse. Son orgueil a voulu porter deux petits pains,

Et vous ne croyez pas comme il eut mal aux reins! Charles, dans le trajet, plus rusé, plus habile, Résolut de marcher le premier de la file.

Ceux d'en avant, lassés de porter les paniers,

Les laissaient sur la route attendre les derniers. Mais oublions un peu cette habile tactique,

Pour entendre Thomas qui fredonne un cantique. Tels les chantres des bois, cachés dans les buissons,

Se taisent pour goûter les joyeuses chansons

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es gazelles, chemin,

À la main.

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l'aux reins!

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LES PHILOMÉLITES, 163

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Que le gai rossignol, de sa voix argentine,

Fait retentir, au loin, l'écho de la colline,

Tels les quinze héros ont arrêté leurs pas, Enchaînés, Suspendus aux lèvres de Thomas !

La fatigue pourtant éteignait le Courage,

Et Louis demandait si bientôt le voyage

Allait se terminer, quand, soudain, une VOIX

Qui tira du Sommeil tous les échos des bois, Cria : “ Nous arrivons !” D'un geste de sa canne, Auguste, à deux arPents, nous montre la cabane. Le poids de Ja fatigue est devenu léger :

Le bonheur nous SOurit sous un ciel étranger | De gros nuages gris que forme la fumée

S'élèvent dans les airs, et la brise embaumée

Nous donne un avant-ooût des suaves douceurs

Que l’érable, en ces jours, nous offre par ses pleurs. La troupe de héros, l'âme pleine d'ivresse, Entonnant en commun un long chant d’allégresse, Chante le gai refrain : “ Amis, nous y voilà !”

À quoi l'écho répond : “ Halte là, halte là!”

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