‹ Souvenirs de collègeChapitre 14 sur 34 · LA VOIX DU TABERNACLE · texte numérisé non relu

LA VOIX DU TABERNACLE

(sonnet).

Si le flot mugissant au sein de la tempête, Déploie au gré des vents d'inutiles efforts, Si, pleine de fureur, son écumante crête Va, sans aucun effet, se briser sur les bords.

Si le léger chevreuil dont se dresse la tête,

Lorsqu'il entend vibrer, au loin, le son des cors,

Rencontre dans sa course un ravin qui l'arrête, Un précipice affreux où va plonger son corps,

Si l'écho des beaux jours qui dans les bois s'éveille. Et par ses doux accents vient frapper notre oreille, N'est qu'un effet du son puni de son ardeur ;

Enfin si, dans son vol, l'oiseau cède aux obstacles, Oh ! dites-moi pourquoi, par quels divins miracles, La voix du tabernacle arrive droit au cœur?....

Collège Bourget, 15 octobre 1894.

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