SAINTE CATHERINE. I I
Découvre de ses feux Fécueil au sein des flots ; Telle invincible au sein des orages sans nombre, Ta science éclaira les maux cachés dans l'ombre, Des ennemis de Dieu dévoilant les complots.
Mais ton triomphe, un jour, t'inclina vers la tombe ; Avide est le vautour du sang de la colombe Dont la blancheur de neige excite le courroux. De même les païens, autres vautours sans ailes, Te virent expirer dans leurs serres cruelles, Et ta mort mit le comble à leurs désirs jaloux.
Tu tombas, moissonnée au printemps de ton âge ; Calme fut ton martyr sous les coups de l'orage. Et mourant ici-bas, tu vivais dans les cieux.
Îl6 SOUVENIRS DE COLLEGE,
O fleur^ Dieu te trouva sî pure et si modeste, Qu'il te fit transplanter dans les jardins célestes Afin que tu grandis et fleuris sous ses yeux 1
Tu f envolas au ciel sur les ailes des anges
Qui vinrent sur la terre en nombreuses phalanges.
Pour célébrer en chœur ton glorieux trépas.
Et tandis qu'aux enfers on maudit ta conquête,
L'éternelle justice a couronné ta tête
Des lauriers mérités par tes nobles combats.
Ton amour, dans sa soif de la sainte Patrie ;
Désirait s'abreuver à la source de vie
Dont l'onde réfléchit un éternel matin.
Verse, verse en ton cœur la coupe enchanteresse