‹ Souvenirs de François de CézacChapitre 3 sur 38 · INTRODUCTION VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION VII

pensions excessives, toujours sur la brèche, jamais à la curée, d'une de ces races aux rejetons innombrables (il y fallait des hommes pour perpétuer le nom ou mourir au service), à la sève aussi généreuse que colle des rouvres vigoureux et louiïusde leurs campagnes; dune de ces races de « forts » en un mot et d'hommes d'action qui, s'exerçant rarement à l'excès sur le terrain des spéculations parfois desséchantes de l'esprit et ne s'étiolant jamais comme leurs sœurs plus fortunées de la noblesse de cours — sauvageons devenus plantes deserre dans l'atmosphère lourde de Versailles — feront dire un jour à la duchesse de Berry : « C'étaient les forces de la France ».

La vieille àme provinciale de ces familles attachées au sol, que la Fiévolution meurtrit avec un acharnement injuste et spécial, François de Gézac l'hérita dans toute sa plénitude. Il la tenait du chef de son père et aussi de celui de ses aïeux maternels, car si loin qu'on puisse faire remonter son arbre généalogique — ce passé qui prépare l'avenir — on ne rencontre, qu'ils se nomment Gézac> Bouchet, Reilhac, Calvimont, Buade, Augeard, Péchalves, Beyrard, Vayres ou Gontaut, que gentilshommes et soldats périgourdins ou gascons.

Dte cette âme il eut la beauté, le sentiment du devoir et de l'honneur. Il en eut le loyalisme in-

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