PRÉFACE VII
il fut aimé, aux rencontres de sa belliqueuse randonnée. Et, de nouveau, son cœur tressaille à l'évocation de ces fugaces conquêtes, non moins, peut-être, qu'au rêve de la gloire immortelle
Parquin s'est tenu parole; c'est là le grand charme, l'attrait romanesque de ces Souvenirs. Par V originalité des aventures, V imprévu des galantes confidences, ils n'ont rien perdu de leur fraîcheur juvénile ; et l'ardent amour de la gloire, le fier sentiment de l'honneur, le culte de la Patrie, qui vibrent et retentissent à travers ces pages, leur conserveront toujours un intérêt passionné, inaltérable.
Du reste, Parquin n'a pas écrit à l'aide des livres d' autrui, comme tel mémorialiste autrement fameux; il n'a pas pillé les Victoires et Conquêtes, ou autres Fastes de la Gloire. // ne se dresse pas, non plus, sur ses étriers pour juger le panorama de la bataille et souffler un conseil à Napoléon, comme tel autre, qui chevauche toujours, la Victoire en croupe. Parquin raconte simplement, bravement, ce qu'il a vu de sa place, à son rang, ce qui est arrivé à ses voisins, à lui-même. N'a-t-il pas, pour se souvenir, s'il oubliait, V aide-mémoire le plus beau: la douzaine de blessures qui lui couvrent le corps !