‹ Souvenirs de guerre du général baron PougetChapitre 49 sur 53 · FILLE DU GÉN ÉRAL · texte numérisé non relu

FILLE DU GÉN ÉRAL

k Mon père n'ayant pas daté cette dernière paye de ses souvenirs de guerre, on ne peut savoir quand il déposa la plume après l'avoir écrite, et combien de temps s'écoula depuis jusqu'à sa mort. Ce fut le 17 septembre 1851 qu'elle arriva. Il y donna un dernier et grand exemple de fermeté et de la foi la plus vive. Pendant sa maladie, qui dura neuf jours et qui était une paralysie de la vessie, il reçut les sacrements de l'Eglise en nous rappelant à tous, avec une émotion infinie, par quels miracles la Providence l'avait assisté dans les périls de sa vie. Jamais il ne fut si aimable et si souriant que son dernier jour; il fit à chacun un accueil des plus tendres. Il reçut son petit-fils avec des paroles de gaieté, et il éclata en attendrissement quand parut ma mère aux derniers adieux...

« Lorsque enfin sa dernière heure sonna, les amis qui l'environnaient lui dirent, avec le clergé, les prières du départ, auxquelles il s'associa lui-même; puis il expira doucement, sans agonie, un crucifix entre les bras...

a Mon père avait le physique le plus avantageux; il portait toutes les marques des fines races. Ses manières d'une rare élégance et d'une politesse exquise étaient citées, et elles étaient particulièrement sensibles aux personnes des classes peu élevées, touchées de sa bonne grâce et de son accueil bienveillant quand on avait atfaire à lui. »

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