SOUVENIRS. — CHAPITRE VI
vées pour faire un métier qui ne leur procure que l'ignominie, de la misère et des coups, commeil demanderait pourquoi ilestun homme qui, pour un peu d'argent, déchire ses contemporains, réveille les haines, provoque les ressentiments ; pourquoi cet homme ne quitte pas un métier dont il sent si bien l'ignominie, qu'il se cache chez lui, qu'il se cache au spectacle, qu'il nie jusqu'à son nom à ceux qui le rencontrent et le reconnaissent ; pourquoi. . . pourquoi... Mais c'est trop abuser de vos moments précieux, monsieur l'abbé. Le temps que vous passez à me lire eût été bien mieux employé à aiguiser quelques épigrammes bien poignantes qui eussent enchanté vos lecteurs.
Je finis donc en vous suppliant de laisser prospérer ma boutique, de ménager mes auteurs, et d'être persuadé que mon profond respect n'est comparable qu'à la sincère admiration que vos écrits m'ont inspirée.