G. MANCEL
tL^ftirrinr 1858.
Lorsque nous avons entrépris la publication des Souvenirs du Fédéralisme de M. F. Vaultier, ce travail ne nous semblait être aulre chose qu'un mémoire de plus à joindre aux nombreuses publications pour servir à Vhistoire de la Révolution Française^ dans lesquelles tout homme sage doit puiser avec réserve, en faisant la part, d'abord des passions, ensuite du rôle que l'écrivain a joué dans les événements qu'il raconte. Dans cette persuasion, nous nous étions imposé pour toute tâche de joindre à notre texte quelques notes sur les hommes qui s'y trouvent mentionnés.
Nous fîmes, à cet effet, des recherches dans les archives départementales et municipales du Calvados ainsi que dans plusieurs collections particulières, et nous acquîmes bientôt la conviction que M. Vaullier, en consignant ses souvenirs personnels plus de trente ans après Tinsurreclion normande, avait suivi pas k
pas les événements et ne s'était pas un instant éloigné de leur marche, comme si tous les documents que nous avions sous les yeux eussent été h sa disposition. Sauf d'insignifiantes erreurs de détail que nous avons relevées, il s'est montré partout narrateui" scrupuleusement exact, critique consciencieux, juge impartial.
Cette sorte d'examen analytique que nous faisions subir au travail de notre auteur, nous ayant vivement intéressé, nous avons pensé que le lecteur pourrait y trouver le même plaisir, et nous nous sommes décidé à publier la longue série de pièces justificatives dont nous faisons suivre l'oeuvre principale, en nous contentant de les lier entre elles par de courtes phrases d'explication.
Quel que soit, toutefois, le succès de ce livre, nous devons remercier MM. Chatel et Boisguillot, archivistes, le premier des archives du déparlement du Calvados, le second des archives municipales de la
ville de Caen, de la complaisance qu'ils ont mise à nous faciliter les recherches que nous avons eu à faire dans les dépôts qui leur sont confiés; nous devons remercier surtout M. Abel Vautier qui a mis à notre disposition sa belle bibliothèque normande, et M. Charles Renard qui nous a laissé puiser dans sa curieuse collection^ une des plus riches en litiges