CONCLUSION
Oh ! non , mademoiselle Le Normand n'est pas coupable ! non , , encore une fois non ! Et pourtant elle gémit ! daignez la rendre à ■. sa patrie qui la réclame ; à ses amis qui la chérissent ! ! ! Tel doit être l'arrêt de l'équité. La sagesse , Messieurs , est sur le trône , elle y a placé la bienfaisance ; à ces côtés sont les fils .de la gloire ! ' Cette déesse doit être impassible y être sévère comme* la loi ; elle vous contemple en silence ; elle préside à vos délibérations ; elle compte , elle pèse vos suffrages y et les dépose aussitôt dans l'urne de Thémis ; alors elle vous dit : « Dignes magistrats , rappelez-vou» que la préifentionjait trouver des coupables .'//** distinguez» distin-
* Tout juge corrompu connait mal la vérité.
**I1 faut avouer que dieu donne aux juges des lumières qu'il n'accorde pas aux autres hommes, puisque vous avez condamné le maréchal de Marillac à la W>rt. ( Paroles adressées aux juges parle cardinal de Richelieu. )
guez l'être pervers de celui qui n'est que malheureux ! Texemple est nécessaire , Messieurs , c'est la tranquillité des états , c^est la boussole et la sécurité des peuples ! ! ! Mais occupez -vous de. répandre ce baume consolateur sur Tàme de llnnocent , sur celui qu'une longue et injuste détention aurait nécessairement aigri : rendez-lui l'honneur ! l'honneur avant tout [ un écrou défavorable aurait pn le lui ravir ; qu'il disparaisse y en prodamaat hi^ute* ment , solennellement , que les Êiits qui lui étaient inipiités sont /aux et controuvés ! vous brisez 9es fers > ils tombent à l'instant ; il vous bénit, les gens de bien vous applaudissent! moi-même, je vous approuverais et sanctionneriûs vos décrets / » Ainsi parle Minerve ! ! !
Lb NoaXAim.
De la maison d^arrét de Bruxelles S i8 mai i8aa.
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