CONCLUSION
Avant de terminer ce livre , je veux le redire encore, j’ai entrepris de repousser les calomnies dont la Chouannerie du Maine a été si souvent l’objet, sans avoir recours aux récriminations haineuses de l’esprit de parti. J’ai cherché avec un soin scrupuleux à constater la vérité , et je l’ai dite avec modération et loyauté. Si j’ai raconté des faits long-temps ignorés, ils n’en sont pas moins établis sur des rapports authentiques. Je les ai reproduits après les avoir mis sous les yeux de gens qui , amis ou ennemis , y avaient pris part; pas un d’eux ne m’a reproché d’avoir altéré la vérité , et voilà vingtsept ans écoulés sans que j’aie eu à faire droit à aucune réclamation. Aujourd’hui , tous les contemporains de cette fatale époque ont disparu ; je les dois suivre bientôt , et , à l’approche de ce moment , j’ai cru devoir confirmer , en les répétant, les récits que j’avais recueillis de la bouche des auteurs ou des témoins de l’Insurrection. Puisse ne pas tomber dans l’ou-
hli celle dernière attestation qui , en faisant connaître les vrais motifs de la prise d’armes des paysans de la Mayenne , signale aussi le courage, le dévouement , la persévérance avec lesquels ils combattirent pour défendre leurs croyances religieuses.
Si j’ai pu aider à dissiper les odieuses préventions dont ils ont été victimes , si j’ai contribué à leur faire rendre une tardive justice, j’aurai obtenu le prix de la tâche que je m’étais proposée, et, quoi qu’il en soit, je rends grâce à Dieu qui m’a permis d’amener à sa fin ce dernier travail entrepris malgré les infirmités de la vieillesse et les rudes épreuves que j’ai dû subir.
Notes.
Note de la page 98. Les landes de la Brossinière , bien avant d’être un des champs de bataille de la Chouannerie, avaient été le théâtre d’un combat qui, peu important par lui-même, eut en son temps un grand renom : là , sous le règne de Charles VII, fut remporté le premier avantage obtenu sur les Anglais depuis que la trahison les avait rendus maîtres des trois quarts de la France. Et , comme les gens du Maine eurent grande part à la victoire, je crois que le récit de ce fait peut avoir place dans ce livre. Je laisse parler les chroniques du temps dont la narration naïve nous présente un tableau fidèle des combats de l'époque.
COMMENT AULCUNS ANGLOYS FURENT DESCONFITZ PAR MESSIRE AMBROYS DE LORE ET ÀULTRES CHEVALIERS FRANCOYS.
L’an mil quatre cens vingt-deux un capitaine Angloys nommé le sire de la Poulie (1) vaillant chevalier et de grand lignage, se partit du pays de Normandie et avecque luy deux mille cinq cens combattans Angloys et s’en alla courir les pays du Maine et Anjou faisant de grands ravages et butins , et se logea devant un chasteau d’icelluy pays d'Anjou nommé Segrie (2). Et
(1) Lord Poil, frère du comte de Suffolk (2) Segré.
Notes. S25
incontinent la chose vint à la congnoissance de messire Ambroys , sire de Lore , capitaine de Sainte-Suzanne (1) que icelluy de la Poulie et sa compagnée estaient passez et entrez au dit pays , et aussitost le dit de Lore envoya haslivemenl devers Jehan de Harecourl conte d’Aumalle , lequel se tenoit en la ville de Tours et esloil le dit conte gouverneur pour le Roy au pays d’Anjou ou du Maine. Lequel , silost qu’il eut reçeu les lettres du dit messire Ambroys , se partit haslivement de ladilcle ville de Tours et envoya chevaucheurs et messagiers de toutes parts pour faire tirer ses gens ensemble, et vint haslivement avecqucs eulx en la ville de Laval et le lendemain au matin jour de samedy se partit le dit conte de la dicte ville de Laval pour soy aller mettre entre le pays de Normandie et les Angloys, en ung lieu où il fut dit qu’ils dévoient passer pour eulx en retourner , et se vint loger en ung village nommé le Bourcneuf de la Forest. Et envoya plusieurs gens d’armes bien congnoissans et sufflisanls pour chevaucher au devant et luy faire souvent scavoir toutes nouvelles d’iceulx Angloys , lesquels ils trouvèrent partis de devant le chasleau de Segrie et s’en venaient tout droit par devant un chasleau nommé ta Irravelle , et en amenoient avec eulx les oslaiges de la rançon d’icelluv chasleau et bien dix ou douze mille lestes de bétail. Et lesdits Angloys se venant loger à trois lieues dudit conte d’Aumalle tiroienl tout droit à aller passer par
(•1 ) Ambroise de Loré , né en 1396 au château de Loré en la paroisse du firand-Oisseau eu l'arrondissement de Mayenne.
Notes.
les landes de la Broissinière à une lieue d'iceltuy Bourcncuf où il était logé. Et incontinent il manda à ce qu’ils se rendissent devers lui , gens de toutes parts , les quels le tirent très volontiers. Le seigneur de Fontaine y alla , et là vint aussi un chevalier nommé messire Jehan do la Haye , baron de Coulonces , capitaine de la ville de Mayenne et Ambroys de Lore , et Pierre Le Bastard d’Alençon et messire Louis Tromargon et autres chevaliers et escuyers. Et alors le dit conte d’Âumalle envoya à madame de Laval luy prier qu’elle voulust envoyer messire Guy de Laval l’aisnè de ses fils et les gens de la seigneurie de Laval et autres vassaux qu’elle pourrait recouvrer et avoir promptement. Et par adventure le dit aisnè des fils de Madame de Laval estait allé vers son oncle le duc de Brelaigne et restait seulement le second fils nommé André de Laval lequel estait jeune d’âge de douze ans , et nonobstant sa mère l’envoya très volontiers ; et lors vivoit encore la bonne femme Jehanne de Laval laquelle voulust mettre en main au dit André son petit fils l’épée de Duguesclin lequel avait été son mary devant qu’elle épousât le sire de Laval , et pour accompagner icefluy André la dite dame de Laval luy bailla le sieur de Monlejan qui esloit son gouverneur. Et tous s’estant ainsi rendus devers le dit conte d Àumalle , il leur requit conseil pour ce qu’il vouloit conclure à cette heure ce qu’il esloit de faire pour ce jour ; et , finalement , fut appointé que le lendemain dimenche matin à soleil levant le dit conte et ses gens seroient au dit, lieu de
Notes.
Broissinièrc et que là se metlroient en bataille à pied pour illec attendre iceulx Angloys. Et que ledit sire de Lore et messire Louis Tromargon et le baron de Coulonces seroient à cheval avec sept ou huit vingt lances pour besogner sur iceuls Angloys ainsi qu’ils verroient eslre à faire. El ainsi qu’il fut conclud il fut fait , et le dimenche au plus matin au lieu de la Broissinière fut la bataille des ditz Franco y s à pied et les ditz sires de Lore , Tromargon et Coulonces à cheval et dedans deux heures après on apperçul les coureurs Angloys qui rachassoient aucuns coureurs François. Et tant est les trois chevaliers allèrent à l’encontre des ditz Angloys et leur lindrent grande et dure esearmouche tant qu’ilz les firent descendre à pié environ demy quart de lieue du dit lieu de la Broissinière où arrivoit leur bataille, marchant droit vers le conte d’Aumalle lequel ils ne pouvoient bonnement veoir pour ce que les trois chevaliers et leurs gens estoient entre deux , se retirant tout bellement vers la bataille du dit conte. El quand les batailles furent vis-à-vis l’une de l’aultre environ d’ung trait d’arc près , les Anglois en marchant picquèrent pieulx devant eux en grand nombre, lesquels ils portoient quant et eux. El ce voyant. les dita chevaliers passèrent avec leurs gens par entre les deux batailles et vinrent tout oultre pour férir les Anglois; mais les ditz pieulx de ce faire les einpeschoient fort. Et ainsi voyant qu'ilz ne pouvaient passer parmy les pieulx tournèrent tout à coup sur la coste de la bataille des Angloys où il n’y avoit nulz pieulx, et frappèrent vaillamment de dans
528 Notes.
la bataille des Angloys lesquels se rompirent tellement qu’il n’y avoit plus comme nulle ordonnance. Et adonc vint joindre le dit sire d’AumalIe et ses gens et si vaillamment besongnèrent que linablemenl furent déconfit* iceulx Angloys desquels furent tués environ quatorze cents et à la chasse furent tués de deux à trois conts aullres et n’en échappa d’icelle compagnée pas plus de six vingtz et tous autres furent prins ou morts. Et parmy les prisonniers il y eut le sire de la Poulie, Thomas Abourg et messire Thomas Clisseton. Mais sur le lieu du combat furent faits plusieurs chevaliers , et le premier, messire André de Laval lequel l’avoit grandement mérité nonobstant son âge de douze ans (’). El de là se partit le dit conte d’Aumalleet sa compagnée pour aller à Gravelle du quel lieu print son chemin droit au pays de Normandie.
Sur ce champ de bataille de la Brossinière, un pieux monument, ne fût-ce qu’une simple croix, ne devrait-il pas s’élever en témoignage de ce qu’aux deux époques les plus désastreuses pour la France, nos gens du Maine , animés d’un dévouement généreux ,sont venus là verser leur sang !
Aujourd’hui les combats qui se sont livres sur ce terrain seraient absolument mis en ou-
(*) André de Laval , seigneur de Lobéac , était né au château de Montsûrs dans le Bas-Maine. Il devint maréchal de France cl amiral.
Notes.
bli, si, de temps à autre, la charrue de quelque laboureur ne sortait de terre quelques débris de casques et d’éperons, de lances et de fusils. Lorsque j’allai à la closerie des Poiriers visiter René Chouan, je vis appendu au manteau de sa cheminée , à côté de sa carabine rouillée, une vieille épée de chevalier , à la lourde poignée, à la lame longue et mince. René me dit qu’en traçant un sillon, dans son champ qui touche la Brossinière, le soc avait soulevé cette épée. Il voulut me la donner. C’était, en quelque sorte, un souvenir de victoire : le vieux Chouan n’en avait pas d’autre à offrir.
TABLE DES MATIÈRES
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION
S 1er. — Plan de l’ouvrage. — Son but. — Recherches sur la vérité des faits. — Réponses aux accusations portées contre les Chouans. — Détails sur les faux-saulniers du Maine. — Jean Cottereau dit Chouan condamné comme faux-saulnier. — Louis XVI accorde sa grâce, — Suite des réponses aux accusations. — Citation des rapports, lettres et arrêtés des représentants du peuple et des généraux républicains page 1
§ 2e. — Détails sur le Bas-Maine : sa situation , son aspect . sa culture. — Religion , mœurs et usages des habitans. — Résfanation d’une mère chrétienne. . . . ~ page 25
Chapitre Ier. — Émeute au bourg de Saint-Ouën-des-Toits près de Laval. — Elle a pour cause le renvoi du Curé constitutionnel et l'enrôlement des jeunes gens. — Jean Cotterean piutlame l'insnircntnii lUiiti i lu nuiultlCS mvullllîonnaires. — Détails concernant les premiers Insurgés man-
seaux page 45
IIe. — Jean Cottereau dit Chouan. — Sa famille. — Ses aventures de Contrebandier. — Il devient homme de confiance. — Officier de garde nationale. — Chef du soulèvement des paysans de Saint-Ouën-des-Toits .... page 54 IIIe. — Des pillards saccagent les châteaux de Fresnay et de Launay-Villiers. — Jean Chouan, à la tête des paysans du* canton , les met en fuite. — Deux jours après , des troupes
TAULE DES MATIÈRES
venues de Laval dispersent les Insurgés. — Leur chef est dénoncé et condamné à mort. — Il se rend en Bretagne page 63
IVe. — Coalition de La Rouerie. — Les deux frères Cottereau en sont les agents. — La prise d’armes est différée en Bretagne. — Jean Chouan revient dans son canton. — 11 protège le départ des Prêtres exportés page 69
Ve. — Les Insurgés établissent leur demeuré dans le bois de Misedon. — Description de ce bois. — Peux hameaux voisins fournissent des secours aux Chouans. — Les Républicains ont toujours laissé le bois de Misedon intact, page 77
VIe. — Les forgerons du Port-Brillet viennent saccager la hutte de Jean Chouan. — Il les poursuit. — Les forgerons épouvantés abandonnent leurs armes. — Les gardes nationales , attaquées sur la lande d’Ollivet , sont mises en fuite page 83
VIIe. — Jean Chouan multiplie ses attaques. — Les Patriotes se réfugient b Laval. — Le bois de Misedon devient inhabitable. — Les paysans donnent asile aux Insurgés. — La mfere de Jean Chouan prend soin des malades et des blessés. — Les frères Cottereau retournent en Bretagne. — Mort de La Rouerie. — La coalition royaliste se dissout , page 91
VIIIe. — Les jeunes gens du canton de Saint-Oucn-des-Toits refusent de se laisser enrôler et se réunissent aux Insurgés de Misedon. — Combat de la lande de la Brossiniére. — Attaque d'un convoi de poudre près de la Gravelle , page 98
IXe. — François Cottereau entre à Laval déguisé en charbonnier. — 11 y apprend le soulèvement de la Vendée. — Les Chouans désarment les Patriotes de Bréal. — Défaite d'un détachement républicain sur la lande de Croqualoup. — On coupe les cheveux des prisonniers. — La troupe de Jean Chouan se grossit. — Combats continuels page 107
Xe. — Les Chouans prennent part aux travaux de la moisson. — Malheurs qui en résultent. — Blessure de François Cottercau. — Jean Chouan apprend que les Vendéens ont passé la Loire. — M. de Puisaye lui donne un rendez-vous. — Jean Chouan rassemble tous ses hommes et se réunit h l’armée de la Vendée à Laval. — Réflexions sur la première époque de la Chouannerie page lU
TABLE DES MATIÈRES
I.es Vendéens à Laval. — Entrée triomphante de Jean Chouan. — l.a petite Vendée. — Combats dans les landes de la <' roi. T- Bataille. — Jean Cottereau sarde le commandement des Insurgés de Misedon. — Les Manseaux se font remarquer à Granville , k Dol , h Ponlorson. — Le Prince de Talmont récompense le dévouement de Jean Chouan. — l,ës Vendéens , repoussés d’Angers, s’emparent du Mans. — Ils en sont chassés. — ■ La mère de Jean Chouan y périt. — Les Chouans rentrent dans le bois de Misedon. . . ■ page 125
Chapitre 1er. — Jean Cottereau reprend les armes peu après la dispersion de l'armée de la Vendée. — Détails sur rétablissement des Chouans dans le bois de Misedon, page 1 55
IIe. — Soulèvement des paroisses de la rive droite de la Mayenne annoncé par Treton dit Jumbc-d' Argent. — Jean Chouan relient cachés dans Misedon l’élite de ses gens. — Il voulait délivrer le Prince do Talmont , prisonnier à Rennes. — Son entreprise ne réussit point. — Mort de Talmont page 160
IIIe. — Mort de François Cottereau. — - Les Chouans se retirent vers Saint-M’Hervé et Balazé en Bretagne. — Ils harcellent les garnisons de Vitré , Fougères , etc. — Pierre et ltene Cotterean , échappés des prisons de Land y se réunis-
sent aux Insurgés. — Caractère des det»» frèreai Juan
Chouan désarme Andouillé et la Baconnière. — Rencontre des Forgerons du Port-Brillet. — Jean Chouan sauve la vie à un jeune soldat. — Un des Chouans trouve son frère mort dans les rangs ennemis. — La garnison d'Ernée surprend et met en fuite les Royalistes auprès de Rouge-Feu, page 170
IVe. — Les Insurgés manquent de munitions. — Jean Chouan va en chercher h Laval durant la nuit. — Le général Beaufort vient inopinément fouiller le bois de Misedon. — Les Chouans y demeurent cachés. — Le général Kléber établit
TABLE DES MATIÈRES
des cantonnements dans tous les bourgs. — Jean Chouan disperse sa troupe. — Il se rend dans la forêt de Concise avec quelques hommes seulement page 182
Ve. — Moulins le Gahelcur Il est l’effroi des Patriotes. —
11 procure des vivres et des munitions aux Insurgés dans la forêt de Concise. — Les Chouans reunis mettent en fuite le cantonnement de Saint-Oucn-des-Toits. — Altercation de Morière et de Jambe-d'Argent. ■— Les Chouans n'ont point eu de duels. — Motifs qui engagent les Insurgés a se séparer et à prendre position h la lisière des bois page 1 90
Ve bis. — Jean Chouan entreprend vainement de délivrer ses deux sœurs arrêtées par les Républicains. — Elles sont jugées et conduites h l’échafaud , — L’atnée montre un grand courage. — Pierre Cottereau est fait prisonnier. — - On l’accable d'outrages. — Il est condamné à mort. — Observations sur les deux jugements page 201
VIe. — Découragement de Jean Chouan. — 11 refuse d’attaquer les gardes nationaux de Laval. — Irritation de René Cottereau. — Malheur qui en résulte. — Jean Chouan veut faire fusiller son frère. — Un envoyé de Jainbe-d’ Argent vient réclamer le secours des Insurgés de Miscdon. — Jean Chouan reste dans son canton. — Il met en fuite la garnison de Vitré qui conduisait des paysans en prison. . page 215
VIIe. — Les Chouans sont surpris h la ferme de la Babinière par un détachement de Républicains. — Cottereau est blessé mortellement en venant au secours de sa sœur. — On l’emporte dans le bois de Misedon. — Sa mort page 225
VIIIe. — Derniers détails sur la famille Cottereau. — Explications données par René Cottaraan page 25 1
IXe. — Treton dit Jambe-d’Argent. — Son Enfance. — Sa jeunesse. — 11 suit l’armée de la Vendée. — Il soulève son canton. page 241
X1. — Réunion convoquée par Jambe-d’Argent. — Bczierdit Mouttache. — Le Petit Ça-ira. — Désarmement des Patriotes. — - Agents républicains expulsés par Jambe-d'Argent. — Les Insurgés manquent de munitions. — Ils se retirent dans la forêt de Concise. page 250
XIe. — Rassemblement des jeunes gens du canton de Jambe-
TABLE DES MATIÈRES. 5
U’Apgent. — Combat de la Bodinière. — Cantonnements des Républicains établis dans le pays nouvellement insur£é page 256
~~ Jambe-d’Argent attaque le poste de Nuillé. — Les Républicams s’enfuient. — Les Insurgés se portent sur Montigné et Aliuillé contre l’avis de leur chef. — — L’ennemi f.er.e.^re C11:t' — * Déroute des Insurgés surpris dans
le bourg d’Aliuille. — Jambe-d’Argenl vient à leur secours, bétails page 26A
Xllïe. Jambe-d’Argent donne des secours il la famille d’un paysan tué il Ahuillé. — Les paysans mariés ne prirent pas les armes. — Les Insurgés se réunissent pour nommer ■ arabe-d Argent leur chef. ■ — ■ Il ptiv^ia — <to*T-émissaires pour s’entendre avec les Royalistes des divers cantons de la Mayenne. — Les soldats du bataillon républicain , dit de la Montagne , entretiennent des intelligences avec les
C,l0Uans page 276
— Coquercau se montre dans les environs de CliAlean- Conticr. — Détails il son sujet — Explication des succès quril obtient. — Les frères Logerais ( Pimousse , Chasse bleu, Petit-Chouan ). — Hoisnard ( Branche-d' Or J. — Pierre Joly (Petit-Prince J. — Chances diverses des expéditions de Coquercau. — 11 va se réunir aux Insurgés de l'Anjou page 285
•XV*. — Prise d’armes de La Raîtrie. — 11 s’empare de Saint- Ceorges-le-Fléchard et s’y laisse surprendre. — Sa résistance héroïque. — Il tombe couvert de blessure. — On l'amène à
Laval. — Son jugement et sa mort page 50L
XVIe. — L’Insurrection s’CteriU dans plusieurs cantons du Maine. — Jambe-d’Argent fait-quelquu» dispositions-pour l’organiser — Echec éprouvé par les Chouans. — Jambed’Argentfaitappela tousles Insurgés manseaux, page 510 XVIIe. — Réunion des Insurgés de la Mayenne. — Jambed’Argent en fait la revue. — Il fait ses dispositions pour l’attaque du poste d'Aslillé. — La précipitation de Placenette les rend inutiles. — Cruauté de Mousqueton. — Un jeune Chouan sauve un prisonnier. — Jambe-d’Argent refuse d’incendier l’église d'Aslillé. — Il ordonne aux Chouans d’abandonner l'attaque. — Il se relire sur la
6 TABLE DES MATIÈRES
rive gauche de la Mayenne. — Charité courageuse d’une paysanne page 319
XVIIIe. — Jambe-d' Argent fait ses dispositions pour attaquer le cantonnement de Parné. — Précautions prises par les Chouans du canton. — L’ennemi surpris s’enfuit sans combattre. — Le chef du poste se fait tuer. — Désintéressement de Jambe-d'Argent. — Les Chouans se séparent de nouveau page 335
XIXe. — Détails sur Francœur de Ruillé ( Michel Menant ). — Sa bravoure. — Son faste bizarre. — ■ Ses combats. — Il réclame le secours de Jambe-d’ Argent pour attaquer Froidfonds. — Prise de ce poste. — Jambe-d'Argent se' retire mécontent de ce qu’on n’a pas suivi ses ordres. — Les Chouans de Misedon se mettent sous le commandement de M. de Puisaye page 340
XXe. — Jambe d’Argent va assaillir successivement plusieurs postes républicains. — Son intrépidité à l’attaque du poste de Cosme. — Massacre des Bleus dans le parc de Montigné.
— Dévouement malheureux d’un soldat. — ■ Vif engage-
ment avec les postes réunis de Beaulieu et Montjean. — Combat de Moustache et d’un vieux grenadier. — r Les troupes de quatre cantonnements prennent position derrière l’Oudon. — Leurs canons effraient les Chouans — Audace de Jambe-d’Argent. — Il force le passage de l’Oudon. — Interruption des hostilités pendant le temps de la moisson page 355
XXIe. — Coquereau apprend en Anjou l’emprisonnement de sa famille. — Il entre de vive force dans le bourg de Daon.
— Ses menaces aux habitants. — Il retourne en Anjou et prend part h plusieurs combats. — li revient dans son canton. — Sanglante exécution au bourg de Saint-Laurent. — La famille de Coquereau remise en liberté. — Combat au carrefour des Cinq-Chemins. — Dévouement de Petit-Prince.
— Il est dangereusement blessé. — Coquereau refuse de
l’abandonner. — Petit-Prince se guérit , mais il reste défiguré. — Il redevient batelier h la pacification. — Coquereau , blessé , disperse sa troupe et se cache pendant quelque temps page 368
XXIIe. — Jambe-d’Argent se rend auprès des Insurgés de la forêt de Fougères, et ensuite dans l’Anjou au quartier-géné
TABLE DUS MATIÈRES
ral de M. de Scépeaux. — Accueil qu’il y reçoit. — Il est nommé chef de division. — Son retour au Haut-des-Prés. — Monsieur Jacques lui demande un rendez-vous pour organiser la Chouannerie du Maine page 381
XXIII*. — Monsieur Jacques. — Mystère qui l’enveloppe. — Ce qu’il était. — Ses projets. — Coquereau n’y adhère pas. — Jambe-d’Argent les approuve et y prend part. . page 389
XXIV*. — Réunion des Chouans des deux rives de la Mayenne près de l’étang de la Ramée. — Les Républicains viennent les attaquer et sont repoussés trois fois. — Quatrième attaque par cinq cents Républicains. — Placenette lèche pied. — Jambe-d’Argent est blessé dans la retraite ; il est emporté par Priou. — Un chirurgien du bourg de Soulgé panse sa blessure. — Un prêtre prend soin de lui page 400
XXV*. — Courtillé dit Saint-Paul. — Sa piété exaltée — Sa sévérité excessive. — Sans-Souci et le Crand-Francœur. — Saint-Paul refuse de traiter avec le Gouvernement républicain. — Le comte de Rochecotte , nommé au commandement de l’Insurrection du Maine, se rend au camp de la Vache-Noire. — La guerre se ranime, — Saint-Paul est tué ii l’attaque d’un convoi. — Grand-Francœur le remplace. — Remarque h. son sujet page 108
XXVI®. — Diverses recrues faites par les Chouans. — Inconvénients qui en résultent. — Accroissement de l’Insurrection. — L’arrondissement de Mayenne se soulève. — La compagnie de Fromentières. — Coquereau prend part aux réunions convoquées par Monsieur-Jacques. — Il laisse Jambe-d’Argent dans l’embarras. — Celui-ci , accablé de fatigue , est sauvé par le dévouement de ses soldats . — . - . page 424
XXVIIe. — Nouveaux combats de Coquereau. — Traits d'audace de Francœur. — Affaire de Noirieux. — L'abbé Baudoin page 738
XXVIIIe. — Succès obtenus par Monsieur-Jacques. — Changement continuel des généraux républicains. — Notions sur quelques-uns d’entre eux. — Les Représentants en mission.
— Dénûment des troupes. — Propositions de paix. — Mécontentement des Manscaux. — Ils continuent les hostilités.
— Le jeune Lochin sauve la vie h Moustache. . page 44S
8 TAULE DES MATIÈRES
XXIXe. — Le Gouvernement républicain se décide à traiter avec les Chouans. — Ses motifs. — Correspondance des Chouans à ce sujet. — Cormatin se met h la tête des négociateurs du parti royaliste. — Les Bretons consentent à la trêve. — Opposition des Insurgés manseaux. — Mort de Monsieur-Jacques. — Désunion des Chouans manseaux. — Commissaires envoyés vers Jambe-d’Argent pour obtenir des blés pour Laval. — Sa conduite à leur égard page 456
XXXe. — Jambe-d’Argent arrête le Chouan Dur-au-Feu au milieu d'un détachement de soldats républicains. — 11 le fait juger par son état-major. — On le condamne h être fusillé. — Son exécution page 406
XXXIe. — Jainbe-d'Argeul ne permet plus aux Républicains de parcourir la campagne. — Cormatin convoque une réunion h Bazougers. — Suspension d’armes. — Les Manseaux y consentent les derniers. — Conséquences fâcheuses. — Nouveaux chefs royalistes dans le Maine. — Inconvénients. — Les Manseaux ne prennent pas de part à l'expédition de Quibéron. — La mort de leurs premiers chefs les décourage.
XXXIIe. — Mort de Coquereau. — Gaulier dit Grand-Pierre lui succède. — Le frère aîné de Coquereau se met sous ses ordres page 488
XXXIIIe. — Débarquement du comte d'Artois U l'ile d’Yeu. — Les Chouans du Maine n'en sont point prévenus. — Jambe - d’Argent chevalier de Saint - Louis. — Sa mort page 498
XXXIVe. — Les Faux-Chouans et le Grand-Pierrot. — Monde Lecomte. — Mort de Taillefer. — Mort Je Pclière , page 509
TROISIÈME ÉPOQUE. page 517
CONCLUSION. page 522
Note de la page 98 page 524