RUE BONAPARTE
Par pur philheiienisme, j'ai commencé il y a quelques années à composer et à traduire les biographies de quelques-uns des hommes illustres de la Grèce moderne. La sympathie qui a été accordée à mes précédents travaux de ce genre :
Mavrocordato, Tricoupi, Delyani, Canaris, Valaoritis, etc., m'a engagé à traduire aujourd'hui les Souvenirs de Constantin Métaxas, un des magnanitnes champions de la guerre de l'indépendance hellénique, qui, dans leur superbe abnégation, accourant des premiers sur la brèche, firent à leur patrie le sacrifice de leur fortune et de leur vie. C'est à de tels hommes que la Grèce doit d'avoir pu briser les chaînes qui la tenaient captive et d'être ce qu'elle est actuellement : une nation qui marche au pas de charge vers le Progrès, le regard constamment fixé sur l'horizon de l'avenir dont les brumes ne sont point assez intenses pour l'empêcher de distinguer les brillantes destinées qui l'y attendent.
Je souhaite que ces Souvenirs de Constantin Métaxas, déjà traduits en italien,
reçoivent du public français le même accueil bienveillant qui a salué leur apparition de l'autre côté des Alpes.
Je sais qu'il n'est nullement besoin de stimuler le patriotisme en France, mais il est bon néanmoins d'avoir sous les yeux ces grands exemples de vertus privées, d'abnégation et de probité politique qui font un pays puissant et respecté.
Jules BLANCARD.