FIN
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Mon vénéré père avait déjà écrit les Mémoires publiés ci-dessus, lorsque le 26 février 1861, par décret royal, il fut nommé Sénateur. Demeurant à Céphalonie, il ne voulait pas accepter cette place, à laquelle il fut nommé à son insu; et c'était avec raison, car ce ne fut qu'après un long laps de temps, et un trop long oubli de ses droits, qu'on se rappela enfin à Athènes Hu'il vivait encore, et qu'on voulut l'indemniser en lui donnant une cbarge alors que accablé de vieillesse et d'infirmités, il ne pouvait guère être utile. Il persista dans son refus. Mais les prières de ses enfants, et surtout les miennes, finirent par le persuader. Il partit donc pour Athènes, et prêta serment le 20 mars 1861. D'après ce qu'il me dit lui même, ayant été présenté
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au Roi pour le remercier de sa nomioatioa, il lui fit en même temps d'à m ers reproches pour avoir si longtemps et si înjusteoi'jat oublie ses services et ses sacrifices, l'assurant qu'il n'avait jamais été ennemi de la royauté. Othon lui répondit qu'il reconnaissait ses droits, et ses grands services, qu'il était étranger à ce qui avait pu être fait contre lui, que les intrigues dirigées contre lui venaient de ses adversaires polit iques, et que son éloignement de la Grèce avait beaucoup contribué à ce que ses ennemis l'empêchassent, à différentes époques, de recevoir satisfaction et d'avoir une situation en rapport avec son passé. Dans cette conversation, le Roi et mon père parlèrent de bien d'autres choses, queje crois bon de taire, car elles sont inutiles aujourd'hui, et peuvent donner lieu à de fausses interprétations.
J'ai jugé opportun de publier ces Mémoires, qui font connaître la biographie de mon vénéré père, dont la place de Sénateur fut la fin de sa carrière politique.
Après la Révolution politique du lo octobre i86a, il vécut en simple particuliei jusqu'en 1870.
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Atteint dans sa vieillesse d'une terrible maladie chronique, il passa dans l'éternité en octobre 1870; il eut aussi avant sa mort, le bonheur de voir la réunion des Sept-Iles au royaume de Grèce. N'ayant pas voulu se mêler personnellement aux élections des représentants, qui eurent lieu pour l'Assemblée Nationale, et m'ayant proposé comme candidat, il eut l'extrême satisfaction de me voir élu par les Céphallènes à une très forte majorité.
Il se trouva ainsir récopipensé de tout ce qu'il avait si généreusement fait et soufiFer pour la grandeur de sa patrie.
A Céphalonie, le 2 juin 1878.
E. C. METAXAS.
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