‹ Souvenirs de la marquise de Créquy, de 1710 à 1803 (volume 2)Chapitre 25 sur 42 · MM · texte numérisé non relu

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eux comme étant la conséquence el la suite hiéTitablc de ces contractions pour abréviation, qoi arrivent toujours progressivement dans là marche des siècles et celle des langues, où les mots de racine barbare tendent continuellement à s'adorucir en simplifiant leur orthographe et se débarrassant des lettres superflues (c'est principalement dea consonnes). Tout ceci n^avait pas duré plus de quarante-deux ans. On les avait laissés faire, attendu que c'était bien égal à tout le monde, et quand ik en sont arrivés à ce nom de Faaitqubtot, ils s'en sont tenus là.

On avait dû croire et l'on avait toujours cm que le Chevalier de Pougens était fils naturel du Prince de Conly, Louis-François P', mais ensuite on aurait voulu se persuader et nous faire croire qu'il était fils de la Duchesse d'Orléans, sœur de ce prince, et c'était dans un intérêt pécuniaire et par un esprit de calcul intolérable, à mon avis. Toujours cst-il que c'était M. le Prince de Conty et M"*^ de Guimont qui se croyaient son père et sa mère. Le nom qu'il porte est celui d'un fief mouvant de la Duché de Mercœur en Auvergne ; c'était la maison de Bourbon-Conty qui le pensionnait, qui l'avait fait élever et qui l'avait pourvu d'un bénéfice ecclésiastique à la nomination de ses princes; enfin je puis affirmer que M. le Prince de Conty, Duc de Mercœur, avait fait signifier judiciairement au Bailly de Froulay qneMarie-Charles-Joseph, Sieur de Pougens, était son fils naturel, et qu'il demandait pour lui le titre et la croix de Chevalier de Malte, en vertu de ses droit et privilège de naissance. Le

Cosm^Kalm ni manqua jia» d imvAW là ti\Àx éa «m urân ou jfîune Ponpan*. mr li» riip|wm «l« sonj oijcit. aHeiido qne l<¥ iwfigAÙù'^n* J^nii |HiH«># At' maiscrc «DUTcnàne éqnit jilont ioiijoiii> A «Im «iiicw

•& nicj^ fiDcien drait coutumi^r, AW Ait/fifi/ hk «hm rut fi^^Y éèMi^ i( fuMfsse, s il #4 rft^HHH ft^ur UêU iwk jrisiti. c I.c$ RoiA» tlit un uulrii iiJ(i|f«i, mu <r «kiariient faire on bdtrïrdiiid ijuii àm tiuif^^imty§ (c es nobles Dames ; Iom VniU't^M du rêiit itmiàië^uléèM c ne font que des GeniiWUomuiAtu i*i ëim^4i^ th « nloisellcs; mais les bdluMj» di; O/w^ Ut^ ^t^Utit. « nobles ne sauraient étri; ^|«m; d^?* f*Mf'^4^ hH 4^. M bourgeoises, à nioinv 4|<i^ k*in i^pé^m f/^AÀii^t ce nent pour eux <!«;» |4;Ufi» 4^^ Uy^iUfhHUou 4^ #« c< noblissenient ^> (<;«; qiM; l^f^ ttéfUiff'fHitui hit fé-hi saient (juëre nux (;r/in<U t^^ty/tHun) (a unfit^fff9 royal et principal » appliciibl^'/ mux bAtH^/liKAM, é*nf un bénéRcc d'exception <|ui ne inUt inumn / iio'|iiM ni surprise; et connue ce sont le» lloi» i|Mi fi/iii Ipa lois civiles^ je trouve assez naturel que b^n mmiv>' rains législateurs ne fussent pus den b/iu ii^plih tiyes au détriment de leur postérité, je n'ui n«'n su de M*"'^ de Guimont, si ce nW iprelle ne nor tait jamais du château de risle-Aduni, et qne la douairière de Conty l'avait en exécration. On disait que c'était la veuve d^un Écuyer de celte Princesse.

On ne me reprochera pas d'avoir profilé de ce qu'il est convenu d'appeler lei obus de l'ancien régime. Je n'ai jamais eu ni pensions ni faveurs de la cour j je n'ai jamais sollicité les bienfaits du lloi ni

les secours de l'Ktat pour aucun individu que j'aie |Ki soiihyer par moi-uiôme , et vous pourrez vérifier (|iie le cin(|niêine de mon revenu se trouvait employé de celle manière-là ; cnGn je n^ai jamais ni poursuivi ni fait poursuivre aucune personne en jublice, à moins que ce ne fût sur mes terres, en ayant la précaution de me Aiirc tenir au courant des procédures, afin de les arrêter lorsque la charité i'oxijernil. (Vêtait là ma règle générale, et avant nos |)rocès contre les Lejcune qui voulaient s'emp&rerde votre nom , et contre Nicolas Uezuchet qui voulait me faire traîner à réchafaud, ce qui était certainement le cas de se regimber, je n'ai jamais sollicité la punition de personne, excepté du Vicomte de Choiseul , et voici comnicnt.

Ce Vicomte était un petit diffamé trèi; malveillant et maldisant, ce qui n'est jamais difficile; mais il élait malfaisant quand il pouvait l'être (^). Apparemment (pi'il m'en voulait parce(|u\)n ne le laissait jamais entrer chez moi ; et toujours est-il qu'il alla se vanter d'a>r)ir contrefait mon écriture et ma signature en écrivant le billet suivant à M. Turgot.

« Aussitôt la présente reçue, ne manquez pas, (( mon cher mouhieur, de donner une place de « finances, et c'est une bonne place, entendez-vous « bien , à ce brave garçon dont le nom se trouve (( effacé , mais c'est égal. Je ne l'ai jamais ni vu ni

(1 ( Ariioiil(l-!,ouis-C''Rnr ae(i1ii)isoiiI, Vicomte dv la nniiline , anciru Coloii'l <lii iv;fiiiKM)t do Toilou, nô à Vcrsainrson 4735 , in..rl à l*arisni |S2S. (Xotc de V Éditeur.)

DI-: LA MAKyll>K Di. l.l'.! «.»'. 'i ■, ,

« connu, mais je sais (|iril vsï jnli i;imi((i H i.i

« très bien recomnianilê de l.i piut ilum {,i|.•lH^•

« que je n'ai jamais ni \ue, ni ««fHiMi' tn-n • H.

tt en répond, et du resli- , r'^^i m-t «im '<•• ii.

« Breteuil qui m'a en\(i\<'! rf-ii'' ii<]iiH« j . •.» . ,.

<c la faire tenir. A raison du ",i..ji,. . .,

u l'obligeance de m'érriiiî iju* s m. i ■ I. j

« pas , afin que je |)itir.<: iii'wjii' I i'Jm i*iit. .. !..

« Baronne. »

< 1 <>. » Il

M. Turgot me répou'l ;]''■• ".m|.j Lauzun s'en mêle, \o!j(- pu* :i l.<ij. ,i ,), Richelieu (do\ en de .Nom-'" I'. M.k . l...u.. /,. ,i.. rend le service de i'^iiie iwWif inMi d'. • !.. j • i.il. et le Duc de Choiseul a l'oMi;;! lOn «I i n,i.\i i Aj k Vicomte, nvrr son ré{;imrnt , dm. I». AmuIIi;. OÙ il esl rrF-lr dn (-in(| à six ans. i,i ï l-i .liih- l.j.i de ma vin qur jo hni.i inlerviMiuc iI.mi-- uni |,i>u). mh de leltrcM de nirlMl pour exiVulion d • m|iii<<iUi<: ment ou d'exil.

Si le billel eu (|ueh(ion n*él;iil |Mi.< di: wln; grand'mère de (Irt^uyJI él.iil <](« \niM. ||i.mi>1 uit.i.. deSiminne, el ce [iclitde rilioisenl, i|ii) it'<n>tn nu cune sorte (resprit, n'avait l'ait aulm i lin.^i' ipn. di< le copier.

Je m'aperçois que je ne vouM m rinnii' iii-u du sur les économistes qu*il nu rnul \vit» inidiiiidni iiuiles encyclopédistes, «l'ai toujoum i-u rhiii'uliuii iln TOUS parler de M. Turgot, lequel rlml mm vèiilalilo ami p(uu* votre père et pour moi. IMmIu |n n'ai pu retrouver les notes que j'avaiv (^critOM i\ uni\ NUjel ,

souvEwns

et bkn mVn fAclie (1) j il fuit mon pureni ^liiign^ pur liuid'EM:lok>(cu qui n'est pas, comaïc vûub pntivjcz bien lu pcnsur, mon quartier de pr^dilwlKiii))^ iQuisil Dt s'en prévalaîl jamais. Je Uù (atuif toajotirH adresser iii«s bilk'l» île part & la main , je |: iiiiîs SCS iluuilâ du famille et ju ma rappello liîabiel niie je lui écrivit) a rnccnsinn du uinringL' de m» uls yioar \ui demaader ton catmnteineiU.. Il arrivnjll tout nuGsitùt chez nous pour y Tuire vîtiiu, ou anvod il lïtait dans son inliuidaiicc du Limnf<Qs, if nous répondait courrier par courrier ; mais m» forunitoi étaient purement et sluiplemcnl cclii» d'uno «dvtioti respectueuse : il a luujourti eu l'air il'j^norec (jue nous fussions pnrtins, et qiiitnd voire père lui disait quelques paroles sur l'air du cousinage, U iildinait m lélu, en i-t^pcinijaiit avei^ un me' et l'rpid que ce serait bien rfc i'hmneur pour /m' / Su Taniille est très noble et Iras ancienne «a • llagsc'Normundie : on aurait pu supposer ({u'ïl aei»' suit de la sorte , avec nous, par simplicité [iiu(IflBl& J mais j'tii toujours pensé que cV^lait par «xci» T ' fierié.

Se vous ai d^jà dit que M. de Maurepas fui l'ai

(<) Annc-ltob^rl Turffol , Marquis ilo E il'H»lrifiJ»|jiiy, Sfiijui'ur Jo Cii:in[jj', CourMi!lp(, An(rj',:Ç tiuiay, tu CoinLo ot aalrct liirui ; Comniandotir in l\inln> il Kt.-Êsj>rit, Cauiiûllcr du noico taus bob cnnieilii , aniiiraC trAUur-G^uAnl dn ûninuj vt iiiiniilre it'étot do S. H. ^né ITil.marlvnnSJ.

■ Parmi loua Ui ffiat qui 8'ii%up«al if nos afbbn ,

• lu Hoi Louii XVI , j(i no eouiuis qua M- ISifsct ^ mû H

• «iuloat vJrlIaliIcnieiil le yeniAa fNUsais, (No\e At t'& "' "

leur de sa disgrâce, et suivant la coutume de Verr sailles, il écrivit à M. Turgot un billet de condoléance au moment de son départ du ministère, celui-ci répliqua brusquement au premier Ministre; il en fui blâmé, il en eut beaucoup de regret^ ce me semble, et quoi qu'il en fût, voici les deux billets en question.

Lettre de J/. de Maurepas à M. Turgot,

« Je m'empresse, Monsieur, de vous témoigner ft toute la part que madame de Maurepas et moi « prenons à l'événement qui vous concerne, et « nous vous prions d'agréer l'assurance et l'expres- « sion de nos senlimens les plus particulièrement « dévoués.

J'ai l'honneur d'être, etc.

LE Comte de Maurepas.

Versailles, ce 12 mai.

Réponse de M. Turgot.

a Je ne saurais douter. Monsieur, de toute la « part que vous avez prise à l'événement qui me con- « cerne, mais je vous dirai que, lorsqu'on a servi son (( maître avec fidélité, sans lui dissimuler aucune « vérité utile, sans avoir à se reprocher ni faiblesse, u ni fausseté, ni légèreté, ni dissimulation, ni fri-' « volité volontaire, on peut se trouver éloigné de

110 S()U\'EN1US DE LiV MARQUISE DE CftÉQUY.

« la direction d'un grand ministère, sans honte et « sans crainte, je dirai presque, sans reyrels.

« Il nie semble qu'il ne saurait être question de « madame de Maurepas dans tout ceci.

« .l'ai riionneur d'éirc avec les sentimens que je (( vous dois et que je vous porte depuis longtemps, (( Monsieur, etc.

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