VI
Ayant obtenu la survivance de M. le Duc de Penthièvre en qualité de Grand-Amiral de France, il avait cru pouvoir Ggurer dans ce combat naval. Il y commandait Fescadre bleue ; il y feignit de ne pas voir ou comprendre les signaux, pour ne pas exposer le vaisseau qui portait sa précieuse personne, et M. de Lamothe- Piquet, son capitaine de Pavillon, fut tellement indigné de sa lâcheté qu'il alla déposer deux pistolets chargés sur la table de sa cabrney en lui disant : — Monseigneur, après unepareitte condmte^ il ne vous reste plus qu'à vous brûler la cer^ Ville {\), Le Duc de Chartres avait osé dire qu'il n'avait nuHe envie et nul besoin de prendre fait et cause
(4) « Laf (jTi€rre d« la France et de T Angleterre le montra ( le duc d''Oriéans-Ëga!ité ) pour la première fois mêlé aux événemens de la politique ; mais ce ue fut pas pour lui une occasion de gloire. Au combat d^Ouessant , il ne fut qu^un spectateur inutile : il montait le vaisseau le Saint-EspriL Le péril était extrême; ce fut le Comte de La Touche, commandant, qui vint au secours du vaisseau. Ou raconte que le Duc d^Orléans Butait caché à foud de cale. La conduite du Duc d^Orléans, pendant le combat, fut un objet continuel de railleries. On fit paraître un portrait où ce Prince était représenté en costume de marin , et au bas duquel on lisait ce verset du iisalmiste : Eare vidit etfugitli\ a vu la mer et il s^est sauvé. »
« .... Et cependant il avait la manie du courage ; c^était un indice qull n^en avait poiut la réalité. Il voulut s^éiever dans un des premiers aérostats qui fut hmié k Saint-Oloud'. Tout Paris était accouru. Quand le ballon parut vouloir sVlever aux nues , le Duc de Chartres eut peur; il fallut desrendre , et les Pari« siens, frustrés d'aune fête, se vengèrent par des quolibets. » ( M. Laurentie , Hist. des Ducs d'Orléans , t. 4 , p. 20. )
{Note de l'Éditeur,)
D£ LA MARQUISE DE CREQUY. n
pour l'honneur ou la réputation de la Duchesse 4e, Bourbon, sa sœnr, parce qu'elle n'était ni sa femme! ni sa fille. (Et Thonneur de sa mère, comment en' ii-t-il parlé quelques années après dans la tribune des Jacobins?) Je ne vous en dirai pas davantage à l'occasion de sa turpitude maritime, et le cœur en soulève. J'avais eu l'intention de vous parler de sa conduite à propos du duel entre M. le Comte d'Artois et l'héritier des Gondé, maïs j'ai promis à M'"® la Duchesse de Bourbon de n'en rien écrire, et c'est un service à lui rendre. J'ai pris aussi l'engagement de ne rien laisser dans mes papiers qui puisse être relatif à la naissance de l'Abbé Delille, et j'en suis fâchée pour vous, car il y a dans tout cela quelque chose de si naïvement tendre et de si curieusement nouveau, pour être absolument comme au vieux temps, que cela n'aurait pu manquer de vous intéresser. C'est comme une Sirvente au donjon féodal et comme une Églogue au cimetière. Mais je reviendrai tout-à-l'heure à M. Delille, et j'ai la fantaisie de vous parler un peu marine, en qualité d'intime amie du Grand-Amiral.
Les deux années suivantes furent signalées par deux grandes victoires et par un grand désastre qui ne fut pas moins honorable à la marine française. Le Comte d'Estaing fit la conquête de la Grenade et détruisit l'escadre de l'Amiral Byron. L'intrépide Lamothe-Piquet fit face à toute la flotte anglaise avec trois vaisseaux délabrés, et sauva le riche convoi qui nous arrivait de Saint-Domingue. Mais le 2\ janvier, jour néfaste! le Comte de Grasse fut battu dans un combat naval par l'Amiral anglais
Rodney (4). L'histoire moderne ne nous offre autc» exemple d'un pareil acharnement ; tous les capitaines de vaisseaux français se firent tuer sur le bord de l'amiral; le Comte de Grasse n'amena son pavillon blanc qu'après dix heures et demie de combat, et après avoir inutilement cherché la mort : il n'avait sur son vaisseau que quatre hommes vivans lorsqu'il se rendit. Nos ennemis admirèrent sa valeur, et ses concitoyens ne lui rendirent pas la mênie justice.
Pour réparer cet affreux désastre, ainsi que la perle de six vaisseaux qui furent capturés par les Anglais, Monsieur, Comte de Provence, et M. le Comte d'Artois, offrirent au Roi, leur frère, chacun un vaisseau de cent dix canons ; et M. le Prince de Condé rendit un pareil hommage à la couronna au nom de la province de Bourgogne dont il était gouverneur et dont il fut présider les états. M. de Penthièvre fit construire deux frégates et n'en dit rien à personne.
Sans compter que l'Abbé Delille est le premier poêle, ou plutôt le seul poète de son temps, vous verrez qu'il est un des hommes les plus aimables et les plus solides en amitié que vous puissiez connaître. Son esprit, disais-je autrefois, est comme un feu de sarment, pétillant et chaleureux, vif et pénétrant, salutaire et gai. Sa conversation me rap. pelle toujours celle de Voltaire, mais d'un Voltaire ingénu^ loyal et franc que je n'ai pas connu. La
(1( FraiiçniS'Josepk de Grasse des Princes dUnlibes , Comte du Bar en Provence, etc., ne 4725 , mort eu '788.
sincérité, IVsprit de justice et la bonne foi, faisaient grand' faute a celui dont je me souviens : et je dois remarquer ici qu'en dépit de l'autorité que s'arrogeait M. de Voltaire, ses paroles d'approbation, de louange ou de réprobation ne pouvaient jamais ni persuader, ni toucher sensiblement qui que ce fût, a raison de sa légèreté quinleuse et de son manque de franchise.
La physionomie de M. Delille n'est pas moins originale et moins agréable que son genre d'esprit. M™® Le Couteulx du Moiay disait de lui qu'il avait tant de mouvement dans la figure qu'il ne lui laissait pas le temps de paraître laide ; mais c'est, à mon avis, une de ces phrases où l'on trouve plus de mouvement que de jugement, car le visage de M. Delille a toujours, dans le repos, une expression de bienveillance exquise ou d'intelligence admirable.
Les ouvrages de l'Abbé Delille n'ont aucunement le caractère ou la physionomie de sa personne et de sa conversation ; c'est un côté par lequel il ressemble à M*"^ de Genlis, et c'est le seul rapport qu'il ait avec elle. Il m'avait été recommandé par le Vicomte de Vintimille, au sujet du refus qu'on aurait fait de le laisser parvenir à l'Académie française, et ceci parce qu'il était trop jeune, avait dit le secrétaire perpétuel ; je pris la liberté d'en parler directement au Roi , qui me répondit que c'était une invention très impertinente , et qu'il n'avait jamais rien dit de semblable. — Il a si bien traduit Virgile, me dit S. M. , qu'il me fait l'effet d'être de l'ancienne Rome; il a deux mille ans y à mon avis .
ion SOUVEMUS
je vous serai bien obligé de faire dire aux académî'*
ciens que je le Terrai nommer avec plaisir.
Je ne manquai pas de faire connaître les intentions du Roi, comme vous pouvez croire, et les amis du jeune poète (il avait environ quarante ans) m'en surent tout le gré possible. C'est à cette occa* sion-là que je Tai connu (4).
En attendant la première vacance à T Académie^ qui ne tarda guère, attendu que M. de la Coudamine mourut quinze ou dix-huit mois après, M. le €omte d'Artois voulut bien conférer à M. Delille uo joli bénéGce de son apanage, aa moyen duquel il a subsisté fort aisément jusqu'à la spoliation des biens du clergé. On avait eu delà peine a lui trouver un nid convenable et commode^ c*est-<é-djre un l)éneGce qni n'astreignit pas à résidence et qui pôt être possédé par un laïc. M. le Duc de Penthièvre n'en gardait jamais en réserve et n'en avait j)lu8 un seul à sa disposition ; votre père avait coUoqné tous les siens, Dieu sait comme; et mon prieuré des Gâtines était rempli par un gros joufflu d'Ahbé du Oôron qui promeltait d« vivre autant que Malliusaiem. Quand on nous avait priés de faire demander par M. de Penthièvre un bénéfice à la chancellerie du Palais-Royal, ce Prince avait répondu que M">^sa fille n'avait pas le crédit d'y faire chanter un aveugle, et du reste, on savait que la collation
(I) La lettre de rAbbé Delille qui se trouve citée daus VàvU de l'Éditeur j au commencement du prcniitr volume de cet ouvragée , parait devoir se rapporter à ci'Ue circoustanci* iiidi<|uée par Fauteur. {me de VÉditeur. j
DE LA MABQUISE llE CRÊQUY. 103
des béaéfices de l'apanage d'Orléans, n'était pas toujours un don gratuit. Enfin M. le Comte d'Artois voulut bien nous tirer d'affaire en conférant l'abbaye de St.-Séverinë M. Delille, et ce fut avec une grâce infinie. Monsieur voulut bien aussi in'écrire à cette occasion-là , qu'il regrettait que ila majorité des bénéfices à sa nomination ne fussent que des prieurés ou des abbayes de filles, ce qui se trouvait principalement vrai pour ses domaines de la Provence et de la Normandie.
Je vous dirai de Monsieur, qu'il aurait bien voulu pouvoir échanger sa Duché-Pairie d'Alençon contre celle de €réquy, par la raison que la possession de ce grand domaine était suivie d'un droit de collations admirables , y compris celui de présentation pour l'archevêché de Synopolis , en vertu d'une bulle obtenue du Pape Innocent ill, par l'Hlmpereur Baudoin, votre vingt-et-unième aïeul : privilège agréable et magnifique, en ce qu'il donnait aux Sires de Oréquy le droit de conférer, non pas seulement la crosse et la mitre, prérogative appartenant à tous les patrons et collateurs abbatiaux, mais ie pouvoir de conférer le caractère épiscopal avec ia croix pectorale et le pallium, ainsi que les XIV glands d'or aux cordelières de synople. Je pense bien que l'importance de cette prérogative n'était pas tout-à-fait étrangère au sentiment d'affection particulière et de considération que le clergé français a toujours témoigné pour votre maison ; mais pour en revenir à cette convoitise de Monsieur qui ne s'accordait guère avec les projets de votre père et les intentions de toute ma vie, je vous dirai que si la révolution
n'était pas arrivée , luoii fils n'aurait pu manquer de sebrouiller avec ]\1oNSiEU&pourcetteraibon-là. C'était bien la peine d'avoir économisé trois millions huit cent mille livres en cinquante-huit ans , pour ne pas opérer le reirait de votre premier domaine , et pour acquérir ces belles qualités de Duc d'Alençon, Comte du Perche et de Nogent-le-Rotrou ! c'est-à-dire que j'en pleurais d'y penser, et que votre père en serait mort de rage! Le Roi n'approuvait pas cette imagination de son frère, mais il aurait fallu se fâcher avec MoinsiEUA, quitter la maison de Madame, et je vous assure que ce beau patronage , accordé par Innocent 111 en >I2>I2 , nous a fiiit passer de tristes journées en ^ 777.
L'abbé Delille n'avait jamais été que simple tonsuré; il avait toujours refusé d'entrer dans les ordres ; il a fini par épouser M'® Vaudechamp qui , disait-on, n'était pas facile à vivre; mais je puis attester qu'il ne s'en plaignait jamais. Il avait accompagné le Comte de Choiseul-Gouffier dans son ambassade à Constantinople, et nous en avait rapporté de curieux détails sur le Comte de Bonneval, et la formidable mort de cet apostat (\),
i^) Glaude-Alpxandre , des Gimtes de Bonneval et de Blancbefort , était né vers Tannée 4602, en Limousin , où sa famille a toujours marqué parmi la haute noblesse. Il avait épousé Judith de Gonlaut, iille du Maréchal-Duc de Biron , dont il n^avait pas eu d^enfant ( prâi»^ à Dieu pour elle ). Turbulent , arrogant, indisipliné , brclandier , débauché, duelliste, il avait usé quitter le service de France en temps de guerre , pour aller servir l'Empereur qui le fit général de son artillerie et sou conseiller auHque ^ ce qui n'cm|)écha pas les tribunaux français
Ainsi que Voltaire, il aurait pourtant voulu mourir dans la religion de son père Qt de son pays. Il avait écrit â l'Ambassadeur de France, qu'il n'avait jamais cessé de rester chrétien dans le fond de son cœur, et qu'il le suppliait de lui envoyer un de ses aumôniers pour l'entendre en confession , pour l'absoudre , enfin pour témoigner de son repentir, en réparation du scandale qu'il avait donné a la chrétienté, de la douleur qt^il avait causée dans sa famille, et de l'insulte qu'il avait faite à la noblesse française. M. de Peyssonnel , premier secrétaire de notre ambassade, avait pris sur lui d'aller visiter ce renégat, et l'avait trouvé qui répétait dans Tardeur de la fièvre et sombrement, ces vers de Malherbe :
• NespéroDs plus , mon âme , aux promesses da monde; « Son éclat u^est qu'un verre , et sa faveur une onde
• Que toujours quelque vent empêche de calmer.
• Quittons les vanités , lassons-nous de les suivre ;
« C'est Dieu qui nous fait vivre, « C'est Dieu qu'il faut aimer! »
Ainsi que Voltaire, étendu sur son lit de mort et son litde justice, en présence de Dieu, Achmet Pacha fut circonvenu par des familiers impies. On l'enve-
de le condamner à mort , pour le Fait d*avo!r été servir h l'ennemi. Comme il ne pouvait lenir nulle part, il ne manqua pas de se brouiller avec la cour de Vienne , et fut se réfugier auprès du Grand Turc, qui lui conféra la di{;nité de Combarici-Bachi , ainsi que l'enseigne à trois queues du l'acbalick de Homélie. IL avait renié le clirislianisme en ^38, cl mourut à Conslanlinopleen 47Î7. ( Note de VAuteuf, )
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loppa dans le réseau d'iniquité qu'il avait ourdi. Soliman-Bey, renégat milanais et fils adoptif de M. de Bonneval , eut soin d'empêcher qu'il ne pût communiquer avec aucun de nos compatriotes. Il envoya chercher Tlman de la mosquée voisine, et Dieu sait quelles ont été les dernières pensées de ce malheureux apostat : c'est un secret entre la Providence et le tombeau.
Je vous dirai que l'Abbé Delille avait absolument voulu m'accompagner dans une de mes audiences au comité de l'Assemblée nationale, à l'occasion de notre procès contre Nicolas Bezuchet. — Monsieur l'Abbé, lui dit le citoyen Lamourette avec son air de bénignité mielleuse , encouragez M"*® de Créquy dans la confiance qu'elle doit avoir en notre impartialité, je vous promets de l'interroger avec tous les égards qui sont dus à son âge et à son sexe. — Je le crois bien, lui répliqua l'autre: allez procéder à son interrogatoire et vous verrez qu'il est impossible de lui dire plus haut que son nom.
Malgré son refus de composer une cantate républicaine pour In fête de l'Être- Suprême, ou plutôt malgré ce fameux dithyrambe sur l'immortalité de l'âme, qui lui valut l'animadversion de liobespierre et les dénonciations quotidiennes de VÂmi du peuple et du Père Ducliesne ( journaux terroristes), l'Abbé Delille avait tenu ferme à Paris; mais il a fini par y manquer de patience, et voici pourquoi : il avait rencontré, dans la rue de la Loi, le représentant du peuple Cambon , qui lui déclara qu'il était le plus malheureux citoyen de la république, en ce qu'il ne pouvait seulement pas s'ab-
DE LA MARQUISE DE CRÉQUY. lOT
serrter pour aller se reposer pendant huit jours à la campagne ! — a La convention n^a que trois orateurs et /e» Buis-ê-un. n — Il est impossible de rester dans ce pays-ci, s'écria le ci-devant accadémicien, et il s'enfuit en Angleterre d'où il n'est revenu qu'après la chute du gouvernement directorial.
Par une transition difficile si vous expliquer , si vous avez perdu de vue la troisième croisade et la bulle d'Innocent III , je vous dirai que l'Abbé Delille nous avait rendu le service de nous faire déchiffrer, à Constanlinople , un document illisible, lequel était supposé relatif à ce que nous appelons le reliquaire de Sainte-Hélène. Vous le trouverez , dans mon oratoire, intact et scellé de quatre bulles, avec son auréole et sa couronne de pierreries ; mais, comme la charte en question tombe en poussière, il me paraît urgent d'en conserver la lettre , et c'est pourquoi je vais la reproduire en af/idavU registre.
ce Nos LEGIER de Pretssacq,
« Deens de l'yeclise archiinasjore de
a Saîacte Sopbye et Chancelliers de
« lempyre de Constantînoples, et Es-
c< TIENNE de Couscy, tresaurrîers di
a celle meisme yeclyse , et Gaulcher
« Hurault , Deens de lyeclyse Nostre
ce Dame de Pan ecrantez , foisonz sa-
os SOUVENIRS
c poer a touts ceulx quy lez presantes lectres voyront o oyront que lî tree noble Bers , Messyre Bauldouîn de Crequy, Connestables de lempyre de Constantinoples , nos pryat humblamant et devotemant, que poi Deus et por almosnes a li , donnessionz alcuns sainctuaîres por anvoyer en son payx ; et nos reguardant la dévotion , de son cuer et la bone intention, por ce que nos créons que li sainctuaires esteront honorez souficialeraent la o il les anvoyera, li doname et douons partye du chief de Madame saincte Hellènes , împeratrix , liquel estait de tôt temp en lyeclyse Nostre Dame de Panecrantes avironnez dune bende dor tôt entors , en lacjlielle sez nom estoit escrip de lectres grégeoise, Et por ce que nos créons et debvons a creoyre que ce soyt vraye le tes-
« moignage des Latins quy en lye-
a clyse dicte ont estez et sont, et ossy
« des Grex antiaîns , Nos lî donons
a ces lectres scelléez du scel de lern-
« pyre, et prionts tots cels as quels
« ces devant dictes saînctes relictes
a saront esposeez, que il porDeus et
a por mîserricorde que attande , re-
cc coyve liquelles sainctuaire Madame
Ci saincte Hellènes en toute reverrence
tx et lor orayson. Ces lectres doneez
a fusre a Saincte Sopbye, en lan de
a lincarnacion Ihu xpist mil et CC et
a XLV el mois de Geinvyer. »
Je croirais vous faire injure en recommandant ce reliquaire â votre vénération : c'est un monument de la splendeur de vos ancêtres, et je me borne à vous prier de veiller à sa conservation , comme je l'ai fait jusqu'ici. Vous verrez que la Charte qui l' aullientique est encore scellée de quatre bulles: une d'argent, qui porte les ormes de l'Empire d'Orient, c'est à-dire une croix d'or en chnmp de gueules, cantonnée de quatre /S d'or, iniliales des quatre mois grecs Basiléus Basiléôn, Basiléouôn Basiléousi, (fioj, des Rois réginant sur les Bois)^ et les trois autres bulles en plomb, sont armoiriées des VI. 7
JiO SOUVENIRS DE LA MARQUISE DE CRÉQItY.
mêmes blasons que portent encore aujourd'hui les trois anciennes familles de Preissac, de Coucy et HurauU de Vibraye. Vous direz peut-être, et je n*en disconviendrai pas, que de Fan III« de la République française a Tan du Salut 4245, il a fallu faire un fameux saut d'écreyisse.