P. DE MONSTIER
JULIENNE DE PELAGREY.
Nous soussigné, maire de Versailles, etc., certifions que les
MËCES JUSTIFICATIVES. 159
trois signatures d-dessos sont celles de Madame Thibault de la T^oraye, de Madame de Monslier, et de Madame de Pelagrey, ancieanes religieuses et dignitaires du couvcdI royal de Saiot- Gyr» et que foi doit y être ajoutée. Versailles , le 22 septembre
Lb Mabqois db Làlondb {et scellé).
No ni.
Copie de la dépêche confidentielle qui fut écrite à l'empereur Charles VI en lui envoyant l(f relation de la mort du Comte Antoine de Eorn , par le Baron de Pentenrieder, son Ministre plénipotettiaire à la cour de France {Paris, A7 avril i 7^0). Ces deux pièces sont provenues des archives des princes de Hom au château d'Ovérisque dont elles portent l'estampille et les numéros d'ordre.
Sagbbb Majbstb,
En soite et oomplettemf ut de la depesche que j'ay en l'honneur 4e diriger sur la baute destination de Yostre Majesté Csasarrienne par le dernier ordinaire , je luy Tiens rendre compte de rinicqne supplice et douloureuse fin dn Comte Antoine de £h>m, lequel anmesprisde la plus formelle promesse accordée par le Eegent de France à messieurs le Due de Groy-Havrech, Prince de Ligne , Marquis de Grequi^ et autres fort grands Seigoeors tant de l'Empire que de ce Royaulme, et laditta promesse consistaote à faire commuter la peine du supplice de la roue en celle de la décollation , n'en a pas moins esté soubmis à la torture et pois supplicié sur la roue en place publique en la matinée dn 26 dernier. Ce dont il est résulté comme de juste, un grand soulèvement d'indignation contre les deux personnages en crédit an-
prei da Dnc d'Orléans qui ont retourné l'esprit de ce prinoe en l'espace de iringt-qnatre heures , à ce point de lui avoir fait'tenir comme non advenue sa parole d'honneur qu'il avoist donnée forme'lement auxdicts seigneurs , pour le faict de la commotatioa dudict supplice infammant en ce'le de la dezcapittation qui ne Test point. Pareil mespris de sa parolle de prince et de la foy donnée à gens si hautement nés, si grandement establis et si dignes de toutes sortes d'égards et ménagements « a crueltemeot ulcéré les cœurs et les esprits de la noblesse et principalement do touts les parens et alliez de ce malheureux jeune seigneur, lesquels se demandent avec assez d'apparence de justice et raison» si c'est donc qu'on doit avoir à mespris les engagements qu'ils reçoivent d'un prince , ou si le Duc Régent ne fait aucun estât de sa parolle d'honneur nprcls l'avor donnée. En tout estât de cause, il en subsiste une générale auimadvertion contre les troix antbeors de cette cruauté si blessanle pour tant de grandes familles, et si marquée de villeinie soi'dide , par le motif quy l'a faitte opérer, avec une déloyauté si brusque et si manifeste aux yeux de touta. On peut et doit supposer que c'est en vue de soutenir et pré> server de cbûie un écbaffaudage de tromperie fiscalle qae 'ces deux afOdés voudroient empescher d'écrouller, et qui ne s'en détruict pas moins de partout au grand dommage et préjudioe avec ru\ne complette de ceulx qui sont entrés dans lear système. Je diray latterallement au fonds de mon snbjet présent , que le sieur Law est bien fort embarrassé du dcscredit de ses papiers et que celluy qui gouverne icy en a montré desja de la crainte et comme du regret , ensuite d'une émotiço qui s'en est montrée ces jours derniers dans les rues de la ville: 2. 25. 11. f 8. €3. f 7. 44. 49.6. 25. D. 44.72.86. H. 52. 55. H. 24.50.7.5. 16. 42.94. A. 69. D. 4. H. 9 55. 60. 25. 27. 8. 2. 74. 86. 52. 55. 11.24. 30. 04. 42. 16. 5. 7. O. 25. 2. 88. 45. 24. 49. 54. Ci joincte la reliatien de cette exécation que je n'hésiteray point à qualifier du nom de barbarie et d'ioicquité cryante, en considérant surtout la foiblesse de raison dont le Comte de Horn avoit toujours été frappé et qu'il avoit dans le sang , en hérédité notoirf ment ju&tifiée par tontes les preuTes envoyées des Pays-Bas : preuves de natnre et d'autorités incontestables; preuves judiciaires ressortissantes des tribunaux brabançons: preuves de notoriété publique, provenantes de plus de cent témoignages dignes de tonte esiime et c
flance. Il est bon d'observer coUatérallemeot iinssy que le juif l'avoit provoqué par un outrage iosubissable et que le seul coup qui lay fust porté par le Comte estoit dans nue épauUe et n'afoist pas pu lui causer la mort. 19. 4. 12. 29. 16. 22. Je viens de rece- Toir une dépescbe du Prince de Horn inclusant copie de sa requête à S. M. Cœsarrienne^ ainsy qu'au saint conseil de l'Empire « et je viens de retourner réplique à Son Altesse en lui accusant réception de sa lettre et lui disant que j'attendois réponse à la demande que j'avois soumise à Yostre Sacrée Majesté pour en obtenir les instructions dont j'ai besoin pour me pouvoir diriger suivant son auguste volonté dans la suite et les conséquences d'une catastrophe si douloureuse et si imprévue. Estant pour tonte ma vie , de Vostre Sacrée Majesté »
Le très humble , très fidèle et très soumis serviteur et subjet,
PENTENRIEDER.