A RENÉ
Baron de Preuilly, son ambassadeur a la gddr
DE Bourgogne.
i A nostre amé et féal conseillier, le sire de Preuilly, « premier baron de Tourrayne.
« Preuilly, je resceu rostre lettre et me semble que « debveriez pluz diligenter pour les chaases que sont à « bon terme. Uous dires ou ferës dire a qui sapués byco, « corne quoy j'ay prists pour pansionesres touts les • grants d'un aultre pays, a cette fin de fayre seruice au « dict personnaije, et que il y aye esgard, car il ne peut « cuyder me fayre porter si grante charge en pure perte « pour moy. Uous ne me dicte rien de ce cardinal quy « se donne du bon temps et qui Inect si peu de soiogs « pour nostre grante besoigne, qu'ont diroist qu'il ne « s'agist que de fayre de Teau benicte. Touchant Tantre € que YOus dictes qui me veult fayre bons offices, il sei raist temps de le moustrer , car il peut bien cognoistra « maintenant si je suy capable pour luy faire un granb « service par deçà? Uous ne m'avés rien escritpt tou-^ « chant ce petit home que j'avoys prins la picque pour « luy, pour quoy dicte-luy doncqoes qu'il face pour « moy tout ainsy qu'il youldroit que je face pour luy- « mesme. Au regart que tous me dictes les maistres
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« sont variables, je tous diroy que je ne voiu vite ja- « mes faire de la beste et qae je ne yoas hensse pas « baillié lez charges qu'ayez, si je ne me fyasse en tous « tout à plein. Soyés seur que je vous donneray à coi gnoistre qae ne mets pas en oubly les seruices que me • faictes. Diligentes, Diligentes. Âdvertîssés moy sou- « yant et bien au long. Ne yous soulciez de rien, sy non « de mes afayres, et a Dieu séyés.
« Escript an Plesseix du Parc les tours , ce XXX « jour de juUiet.