LE ROY DE NAUARRE
M Monaieiir, je mem poor me {daindre k nmiz da rianr « de Roeny vostre lieux tenant^ lequel est nenii troubler « la saincte paix de ma maison de Ghenonceanlx, en se « logeant et malhœavrant sur ma ditte terre avec ses « artillierye, gents d*armes etsondards, et comme aossi i grand nombre de chenaulz et mnlletz, au destrimaiit • des bonnes gents du pays, qae je vouz prie nous soa- « uenir, Monsienr, qn'ilz me sont uassaulx respntei el « tenutz par moi comme enlantz trez affectionnez. Yoas « disant aussy que deburiez bien destre i»toyable pour c eulx en ordonnant au dict S. de Rosny qu'il se de»i parte de céanz où ses gents font mil rauages, et que « ne sopiniastre encore d*offancer la Sérénité royalle en i ma personne en se maintenant sur terres de mon « obéissance, corne il ose de le faire. Si uouz faicts-je fl porter par ce mien gentilhomme un libvret qui vouz « pourroyt, corne je pense et le noudroiz, esclaircir « l'esprit, et vouz puy dire encore une foix, Monsieur, « que je prie continuemant nostre Seigneur et sa be- « nigne Mère pour vostre conuersion.
* « Uostre bonne sœur et cousine,
« LODYSE. »
c A MoDceaaIx ce XYIIl de feburier. «
t» DOGUHEHS