DE LA REINE D'ANGLETERRE, ÉUZÂBETH
Mon frère et cousin le roy de nauarre a deu
vous escrire on parler au regard de la Valette et du sieur de ramefort ; et néanmoins depuis larrivée de ce page , il na rien plus scu de chasteau daulphin que ne sachions vous et moy. Ne croyez point que cette affaire est le cadet de mes soulcys , et laissez moy vous dire en famillier que cest perdre ses paines et pleumes à mon frère de savoye que de mescrire et vouloir abgrir contre cette famme dangleterre , laquelle je hayts desia plus que la mort, la tenant et resputant, comme il se doit, pour* vraye fille d'enfer, crénelle et sanguynaire aultant que les tyrants payons tiberius et nero : ignoble de race^ ineihorrable , impie, folle el superbe hereticque, el dampnée bastarde que dieu veuille tirer de cette terrent ou fait mil maux depuits pluz de trente ans , martyrisant les fidelles chrestiens , et respandant le sang royal , avecque celuy de ses galants et aultres ^ corne a plaisir ; en voullant sembler me faire services, elle ojist en tra«
Sai^ HISTORIQUES oo NOBILIAmESw
hyson dans mon royaulme et sar touts mes sujecto^ *el jusqna mes plus proches et familliers ; tellement que j*en ai le caz de coascieDce, et par fois je nay peu mériter destre absolln et bénit pour mes peschez de cholesre et soif de vendiquation contre cette meschante reyne. Ne manques je vous prie a bien faire oonnaistre a nostre sainct père le pape et a mon frère de savoye en quelle eitresmites et tribuUation je suis contrainct , et vous laissant a délibérer avec mon chancelliep pour le surplnz ^ leprie^ etc.