‹ Souvenirs de la princesse de Tarente 1789-1792Chapitre 16 sur 31 · Marie-Antoinette · texte numérisé non relu

Marie-Antoinette

170 (1798-1798) lettres

que le dtner venait sans nous en douter 1 Vous ne Tavez pas oublié, ma petite, ce temps-là.

Comme je suis touchée du désir que vous avez que je me réunisse à vous ; mais je vous avoue que je ne' Tai pas, ce courage : mon cœur est trop blessé, et ses blessures sont trop profondes. Si vous saviez, mon amie, que le temps ne fait que les irriter, que mes souvenirs sont plus chauds, plus vifs, à mesure que les jours passent; tout' entière à ces idées/ dans le lieu où vous êtes, je ne vivrais pas. Cependant celle qui partage avec vous * la plus grande partie de mes moments, sait bien que sa volonté est et sera la base et la règle de ma conduite. Je n*ai plus d'autre lien qu*elle,.je lui dois tout, je lui donne tout. La famille chérie a aussi tous mes vœux les plus chers ; je jouis de son nouveau bonheur * ; je voudrais en être témoin. Le ciel ne peut en rassembler sur ces excellentes gens autant que je leur en souhaite; non, assurément, il ne le peut pas. Je vais écrire à la mère et à la fille ; elle est aussi la mienne ; nous nous sommes trouvées ensemble à de mauvais moments. Quel courage elle a toujours montré ! Qu'il la rende heureuse ! Dieu, qu'il la rende heureuse !

J'espère que vous êtes contente de la maison où est votre fils».

Je m'intéresse à lui beaucoup. Soignez le bien ; c'est tout ce qui en reste, et c'est un grand dépôt que vous avez là. Tâchez qu'il soit bon, et comme nous le souhaitons tous. L'éducation générale me fait peur, sous certains rapports ; j'espère que vous êtes assurée qu'elle n'aura aucun des inconvénients que je crains.

Une petite fille * que vous verrez bientôt est bien chargée de cent mille amitiés pour vous et surtout pour lui. Je lui ai

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