‹ Souvenirs de la princesse de Tarente 1789-1792Chapitre 21 sur 31 · CIrcello · texte numérisé non relu

CIrcello

.S. Lettre de la Reine de Naples, r^rodulle ei-dessus, p. 173.

DE LA PRINGBSSB DB TARENTB 185

Nous gommas parfaitement, Louis • et moi. Cétait une petite pique bien béte, je lui en demande pardon, qui m*avait privée de sa présence ; mais moi, comme une 6o/i/ie béte^ j*ai été recourir après lui, et j*ai découvert ce que c'était ; nous nous sommes embrassés comme de bons frère et sœur, et tout a été fini.

Cette opération sur vos biens, qui vous séduit tant, est une cbose qu'on ne peut entreprendre qu^m>rès y avoir bien réflécbi, et vraiment je serais bien embarrassée de donner un conseil sur une telle affaire. La perte est immense ; vous savez que votre neveu * est en France et rentré dans une petite portion de la terre d*Attichy, où madame de Taimond a été passer quelques mois, je crois, cet été.

En attendant votre réponse, j'ai disposé de la somme que vous m'avez envoyée, mais pour un temps seulement ; ainsi, je me charge avec plaisir dans quelques mois d'acquitter votre dette et de donner le reste à votre frère ; je suis dans ce moment un peu à court d'argent, ayant rendu quelques petits services; mais tout rentrera dans peu, et peut-être même est-ce un terme trop long que je nomme ; mais j'aime mieux pouvoir avancer que d'être obligée de reculer. Adieu, je jouis qu'enfin vous m'ayez rendu justice, et je vous remercie encore de votre bon procédé pour moi, qui m'a touchée encore plus, je vous jure, que vous l'avez été de la manière dont j'y ai répondu. Il part aujourd'hui un courrier pour Naples; je le charge de cette lettre et d'une de votre frère, que j'attends et qui ne vient point.

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