‹ Souvenirs de la princesse de Tarente 1789-1792Chapitre 23 sur 31 · Brouille avec le ministre de la guerre de Naples · texte numérisé non relu

Brouille avec le ministre de la guerre de Naples

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plus pennis de penser qui les a attirés, il faut y prendre part, et c'est ce que je fais du fond de mon cœur, mais sans qu'il soit en mon pouvoir de le faire autrement qu'en paroles, et c'est peu, je le sens, et souvent je m'afflige qu'il ne reste plus en moi de libre que l'expression du sentiment qu'on m'inspire. ~ Je TOUS avoue que, malgré tout le plaisir que j'aurais k TOUS voir, je ne puis que me réjouir du parti sage que vous prenez de retourner à Naples ; Naples est votre asile, un asile sûr ; vous êtes au service, et je suis persuadée que la bonté du Roi et de la Reine vous y maintiendront, comme vous devez y être ; il faut encore attendre pour notre réunion ; elle est impossible, et, je suis fhmche, je ne la souhaite pas dans ce pays ; j'y ai des amis, et je crois que j'y suis aimée. La société de Pétersbourg est très hospitalière, mais mille choses m'y font souhaiter d'y rester seule sans vous, mille choses que je ne puis vous expliquer dans une lettre et dans si peu de moments. La mère du comte Pouschkine, que je connais beaucoup, qui me traite avec bonté, m'a promis de recommander à son fils d'avoir pour vous tous les égards possibles ; je vous en avertis, afin d'en faire usage, si cela vous convient. Adieu, mon cher ; j'attendrai pour vous récrire la réponse de cette lettre, à moins que je n'aie à vous apprendre (fue le gazetier en a menti.

188 (17Sa-1796) LETTRES

Saini-Péiersbottrg, le 11 mars 1798.

Dans un temps de convulsion comme celui-ci, les calculs, il me parait» et encore plus les démarches, doivent être soumis à la plus petite commotion politique ou populaire, qui peut déjouer le plan le mieux concerté. Or, vous, mon cher, audessus de toutes ces petites considérations puériles, vous avez quitté Naples, ayant connaissance des événements du mois de septembre, et vous vous étonnez d*avoir manqué votre but t Dans cet instant, il était plus que prouvé, il était démontré que, quand même Trépied > eût eu à Paris de Targent à vous, la nouvelle inquisition, ayant toute la ferveur du premier moment, lui ôtait le moyen de vous le faire parvenir, et par la même raison lui interdisait la moindre démarche personnelle. Voilà, mon cher, ce que j*ai toujours pensé, avant, pendant et depuis votre voyage ; et, j*en demande pardon à votre jugement, mais un enfant de dix ans eût fait ce raisonnement ; les deux partis étaient aux mains ; il fallait laisser au temps à donner la victoire. Dans rincertitude, vous faites un plan ; vous y tenez ; vos ennemis obtiennent cette victoire que la précipitation plutôt que la mison leur a donnée ; alors, non seulement vous ne Tabandonnez pas, mais même vous n*en différez pas Texécution au plus court délai, et vous allez, tète baissée, donner dans le poteau noir. Au reste, mon cher, je me tais pour ne plus vous

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