Marie-Charlotte-Pauline-Jogéphine Bouchet de Sourches
malheureux Parisiens dans Fidée que le Roi, leur bon Roi, empêchait le blé de venir à Paris. Il est mené à THôtel-de-Ville et» à dix heures et demie du soir, il entre dans son château des Tuileries, il entend sonner la première heure de sa longue captivité. Le 7 octobre, le Roi et la Reine reçoivent du monde au château. La cour et toutes les personnes qui s'y trouvent doivent être couvertes des couleurs qui venaient de triompher du panache d'Henri IV. Le 8 octobre, une espèce d'insurrection eut lieu au château ; la Reine, guidée par un trop sensible cœur, s'était engagée sans assez de réflexion à retirer les effets du Monfrde-Piété montant jusqu'à un louis* ; la somme était si forte qu'il lui fut impossible de réaliser ce plan de bienfaisance ; le peuple murmure, se plaint d'être trompé, crie violemment dans la rue. Le Roi et la Reine reçoivent du monde comme la veille ; ensuite. Leurs Majestés se retirent. M. de La Fayette, M* Bailly et des aides de camp arrivent, menant chacun une dame de la Halle, et M. de La Fayette oblige ou plutôt ordonne à madame la princesse de Chimay*, dame d'honneur de la Reine, de faire ressortir Leurs Majestés, qui furent obligées de recevoir ces femmes. Elles firent des plaintes violentes. Le Roi et, ensuite, la Reine daignèrent leur parler, la Reine surtout, avec cette manière et ce ton si séduisants. Elle fut interrompue brusquement par un des messieurs de M. de La Fayette,
1. Voir les Mémoires de madame de Toarzely publiés par M. le duc des Cars, 1. 1, p. 26.