Fille du maréchal de Fitz-James
Le 6 octobre, en arrivant de l'Hôtel de Ville de Paris, le Maire fit une harangae au Roi à laquelle Sa Majesté répondit à peu près ces mots^ qu'il se rendait avec plaisir et confiance dans sa ville de Paris. Le Maire les répéta au peuple^ en omettant confiance. La Reine, Tinterrompant avec grâce et vivacité : « Dites donc avec confiance, Monsieur. »
Peu après le K octobre, on parlait à la Reine des dangers qu'elle avait courus et de Thorrible trahison dont elle avait été Tobjet. Sa Majesté répondit : M J'ai tout vu, j'ai tout su, j'ai tout oubliée »
Peu après que les États généraux furent assemblés, dans le moment que les ennemis du Roi, et de la Reine surtout, employaient tous les moyens de séduction pour détacher le peuple de l'obéissance, de nouveaux projets de vengeance paraissaient être la seule occupation de ceux qui se disaient les sauveurs de leur pays ; ils laissaient avec une feinte indifférence circuler dans le public, chaque jour, une autre nouvelle, tant sur le Roi que sur la Reine. Un jour qu'elle était dans sa chambre à coucher avec une personne qui parlait et s'affligeait avec elle de tout ce qui se disait sur le Roi et évitait soigneusement de lui parler d'elle : « Vous ne dites rien de